Archives par mot-clé : Jérôme Boissonade

Ouvrages et numéros de revues liés au réseau ACDD

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Habitat durable : approches critiques

Article de présentation du numéro (lien)

Site de l’éditeur (avec achat en ligne)

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Deux numéros de la revue Vertigo liés à l’atelier « Développement durable et acceptabilité sociale »

Article de présentation du dossier (lien)

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 L’ouvrage du réseau ACDD

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La ville durable controversée. Les dynamiques urbaines dans le mouvement critique

Sous la direction de Jérôme Boissonade

Editions Petra (collection Pragmatismes) 2015

Les auteurs : Jérôme Boissonade (dir.), Pierre-Arnaud Barthel, Caroline Barthelemy, Christophe Beaurain, Christophe Beslay,  Valérie Clerc, Ludivine Damay, Miguel Donate Sastre, Rémi Eliçabe, Guillaume Faburel, Philippe Genestier, Romain Gournet, Amandine Guilbert, Anne-Sophie Haeringer, Caroline Lejeune, Marie-Hélène Lizée, Raul Marquez Porras, Laetitia Overney, Eric Pautard, Pascal Philifert, Hélène Reigner, Camille Roche, Pablo Romero Naguera, Delphine Varlet, Bruno Villalba, Marie-Christine Zelem.

Les projets urbains qui invoquent la « ville durable » sont-ils à la hauteur des enjeux contemporains? La promesse d’éco-quartiers montrant la voie d’une « transition écologique » répond-elle aux préoccupations économiques, sociales et environnementales portées notamment par de multiples acteurs de la société civile? Les « éco-techniques », proposées pour donner un vernis écologique aux bâtiments, peuvent-elles inverser les conséquences négatives du régime de développement dominant? Le greenwashing des projets urbains est-il une dérive de la « ville durable » ou une conséquence logique? Dans les discours, il s’agit encore et toujours de changer les comportements par une pédagogie des « petits gestes » auxquels chacun doit prêter attention, jusque dans sa salle de bains. Un tel gouvernement des conduites peut-il susciter l’adhésion des « simples citoyens »? Les dispositifs de débat public qui accompagnent les projets d’aménagement sont-ils à la mesure des enjeux démocratiques posés par ces projets?

Cet ouvrage collectif interroge les usages de la matrice du développement durable dans les espaces urbains. Il rassemble les travaux de recherches qui, dans leur diversité, ont en commun de prendre au sérieux les critiques formulées par les acteurs eux-mêmes, saisis dans ce qui les lie à leurs milieux et leurs formes de vie. Ces critiques de la « ville durable », énoncée publiquement comme un « bien en soi », sont soumises à de multiples épreuves. Quelles prises faut-il construire pour donner une portée à ces mouvements critiques qui naissent au cœur des expériences et des pratiques urbaines les plus ordinaires?

Le livre ouvre une discussion théorique et pragmatique sur la place de la critique dans le développement durable. Il explore la fabrique des prises de la critique, en s’appuyant sur des enquêtes dont les terrains sont français et internationaux, tendus entre géo-politiques urbaines et politiques locales. Inspiré par l’anthropologie et la sociologie de la perception, l’ouvrage réinsère la question politique dans les agencements pratiques que vivent les personnes et les groupes, traçant les contours de résistances ordinaires, ou parfois très singulières, qui échappent aux instruments d’une gouvernementalité verticale par la ville durable.

Sommaire

Introduction (téléchargeable en PDF)
Jérôme Boissonade

 Première partie
Les figures critiques du développement durable

Chapitre 1
Une approche pragmatiste dans la critique du développement durable
Jérôme Boissonade

Chapitre 2
L’habiter écologique : retour réflexif sur les éco-quartiers et les valeurs portées pour l’action
Guillaume Faburel et Camille Roché

Chapitre 3
La rhétorique pédagogique au service de l’acceptabilité sociale
Éric Pautard

Chapitre 4
Durabilisme et allergie à la critique
Philippe Genestier

Chapitre 5
Une gouvernementalisation néohygiéniste et néolibérale des conduites
Hélène Reigner

 Deuxième partie
Mondes urbains entre géopolitiques et politiques locales

Chapitre 6
La « ville durable » dans le monde arabe : quelle appropriation?
Pierre-Arnaud Barthel,Valérie Clerc et Pascale Philifert

Chapitre 7
Le cas du RER à Bruxelles : une grandeur verte furtive au sein des arènes publiques
Ludivine Damay

Chapitre 8
La justification durable comme extension du productivisme
Caroline Lejeune et Bruno Villalba

Chapitre 9
L’éco-centrisme systémique de l’écologie industrielle, instrument de mise à distance du social : plaidoyer pour une lecture pragmatiste de l’écologie industrielle
Christophe Beaurain et Delphine Varlet

Troisième partie
Vers une écologie des pratiques

Chapitre 10
Le « bâtiment économe » : utopie technicienne et « résistance » des usages
Christophe Beslay, Romain Gournet et Marie-Christine Zelem

Chapitre 11
Résonances critiques dans les jardins des quartiers Nord de Marseille
Carole Barthélémy et Marie-Hélène Lizée

Chapitre 12
Des milieux en résistance à la gouvernementalité écologique
Miguel Doñate Sastre, Rémi Eliçabe, Amandine Guilbert, Anne-Sophie Haeringer, Raúl Márquez Porras, Laetitia Overney et Pablo Romero Noguera (grac et copsat)

Bibliographie

Présentation des auteurs

Index des noms d’auteurs

Index des notions

Liste des figures

Prix éditeur : 32,00 €

Collection : Pragmatismes ; Éditeur : Petra ; EAN : 9782847430974 ; ISBN : 9782847430974 ; Parution : 19 mars 2015 ; Façonnage : broché ; Poids : 540g ; Pagination : 486 pages

Commande en librairie (France)

Pratiques de transition énergétique : entre cultures transitionnelles et êtres techniques

Cycle « Pratiques sociales et politiques de transition »

Septième journée de l’atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes
aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »

Lundi 4 juin 2018
(10h -16h)

Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)
20 rue Berbier-du-Mets 75013 Paris

Entrée libre (sans inscription)

Programme

Coordinatrice et coordinateur de la séance : Laure Dobigny[1] et Jérôme Boissonade[2]

Une “culture technique” qui serait propre à la transition existe-t-elle ? Quels “êtres techniques” la transition a-t-elle engendrée ? Quels sont les points communs entre les énergies renouvelables, la permaculture, le zéro déchets, les objets connectés ou l’économie circulaire ? Low tech, smart grids, serres verticales, agriculture urbaine. Pourquoi certains “êtres techniques” dits de transition ont-ils plus de succès que d’autres ? Quelles influences leur adoption a-t-elle sur nos pratiques quotidiennes, nos représentations et, in fine nos rapports au monde naturel et social ? Les systèmes techniques et les politiques énergétiques à grande échelle ont-ils un effet sur nos pratiques quotidiennes ? Inversement, dans quelle mesure les pratiques ordinaires et les normes sociales qui les accompagnent (consommation, travail, déplacement, etc.) interrogent-elles ou détournent-elles ces dispositifs transitionnels ?
Guidée par ces questionnements, cette journée de l’atelier Habiter la transition du réseau ACDD sur les “pratiques de transition énergétique” souhaite plus particulièrement articuler deux relations :
– Comment caractériser les relations entre une “culture” qui serait caractéristique ou transversale aux démarches de “transition” (ex : sobriété, efficacité, substitution) et les “êtres techniques” qui sont mis en œuvre dans l’habiter dans ses situations quotidiennes ?
– Comment articuler ces relations entre “culture transitionnelle” et “êtres techniques” propres aux expériences de transition énergétique dans l’habiter avec les enjeux plus macros, notamment ceux liés aux politiques énergétiques ou à la place des acteurs qui les mettent en œuvre ?
Les interventions interrogeront des objets aussi divers que l’électricité et les macro-systèmes techniques, les objets connectés, les énergies renouvelables, les bâtiments à haute efficacité énergétique (BBC, Minergie), la mobilité, l’auto-construction, les mouvements maker et DIY, les pratiques domestiques et l’auto-consommation, la participation habitante ou encore les dispositifs d’engagement.

Les enregistrements audios de la séance sont directement accessibles depuis le programme ci-dessous :
Cliquez sur le passage du programme concerné, puis sur « Télécharger » : le fichier peut alors être écouté ou téléchargé (clic droit sur la barre de progression audio et choisir « Enregistrer le fichier sous… »)

Matinée (10h – 12h30) :

Demandes de précisions de la salle et réponses d’Alain Gras

Questions de la salle et réponses d’Alain Gras et Laurence Allard

Après-midi (14h – 16h) :

Demandes de précisions de la salle et réponses de Laure Dobigny

Débat avec la salle

 

[1] Docteure en sociologie, Chercheuse post-doctorale à l’Institut de Recherches Sociologiques (IRS) de l’Université de Genève (UNIGE).
[2] Maître de conférences en sociologie à l’Université du Littoral (ULCO), chercheur à l’UMR LAVUE, architecte.
[3] Sociologue, Professeur des universités émérite.
[4] Maître de conférences, sciences de la communication, IRAV-Paris 3/Lille 3, co-fondatrice de l’association Labo Citoyen, en résidence au Carrefour Numérique, Cité des Sciences et au FablabSU, UPMC.
[5] Docteur en sociologie de l’environnement et chercheur postdoctoral au Laboratoire Sociétés, Acteurs et Gouvernement en Europe (UMR SAGE 7363). Chargé d’enseignement à Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional (IUAR) de la Faculté des sciences sociales de l’Université de Strasbourg.

 

Fabriques d’alternatives urbaines (2)

Conférence organisée par la Majeure Développement soutenable de Sciences Po. Lille, en partenariat avec le réseau Approches Critiques du Développement Durable (ACDD) et la MRES

Maison régionale de l’environnement et des solidarités

23 rue Gosselet
Lille

Jeudi 7 décembre 2017
1
8h
avec

Julien Choppin[1] (Encore Heureux)

Présentation PDF

&
Damien Grava (Les Saprophytes)

Présentation PDF

Prenant la suite de la conférence précédente, celle-ci clôture un atelier mené par la Majeure Développement soutenable de Sciences Po. Lille., en partenariat avec une agence d’architecture : Encore Heureux (Paris) et un collectif Les Saprophytes (Lille). Comme l’atelier, elle aura pour but d’interroger les dimensions politiques, techniques, sociales et économiques des projets urbains dits “durables”. Leur mise en œuvre concrète pose, en effet, un certain nombre de questions sur la production de l’urbain et de l’architecture, mais aussi plus largement sur les contradictions qui traversent les enjeux liés à la soutenabilité, la transition ou la résilience.
Faisant feu de tout bois et s’appuyant sur toutes les ressources, qu’elles soient matérielles ou humaines, l’agence Encore Heureux interroge le matériau comme une stratégie dans laquelle la matière ne se présente plus comme un déchet à évacuer le plus loin possible, mais comme un capital à valoriser et à préserver. Toute une chaîne de production et de savoir-faire doit donc être réinventée ou adaptée. Leur travail repose sur l’hypothèse que ce nouveau regard porté avec d’autres sur la matière génère et générera une nouvelle approche de l’architecture et de la construction. L’ingéniosité ne sera plus uniquement celle du dessin sur la page blanche mais la capacité et l’opportunité de faire avec les hommes et les matériaux qui sont là.
Puisant dans les déchetteries parisiennes des fragments de meubles qui sont ensuite réparés et assemblés dans les ateliers techniques des sous-sols de l’hôtel de Ville, il montent le “Pavillon circulaire” pour mettre en scène l’économie du même nom. Avec “P.P.P.”, ils dénoncent les Partenariats Publics Privés à travers l’histoire d’une victime de la financiarisation grandissante du monde du bâtiment. Afin d’alerter sur la disparition massive des espèces animales et végétales, ils proposent avec “Extinction”, un message éclairant pour que la prise de conscience ne s’éteigne pas.
“Les Saprophytes” développent quant-à-eux, des projets artistiques et politiques autour de préoccupations sociales, économiques et écologiques. Ils revendiquent une esthétique relationnelle qui met l’accent sur l’expérience sociale comme acte artistique et constructif fondateur.
Pour ce collectif, le processus de fabrication collective du projet est aussi important que sa forme finie. Cherchant les spécificités et les potentiels de chaque lieu, leurs projets de micro-urbanisme et d’urbanisme concret se faufilent entre les échelles de territoire et s’expriment à travers différents types d’actions.
Avec des installations éphémères comme “l’Unité mobile de loisirs urbains” ou “La Brigade de réanimation de l’espace public”, ils vont à la rencontre des habitants des villes pour interroger les usages et le sens des espaces publics.
Avec des actions sur le long terme sur des territoires spécifiques – “La Fabrique d’architecture(s) Bricolée” ou  “Les Unités de Production Fivoises” –  il visent à constituer des groupes d’habitants-constructeurs de projets collectifs pour leur quartier.
Qu’il s’agisse de construction ou d’aide à l’auto-construction de mobilier, de petites architectures, d’espace public, de scénographies, de recherche active sur l’agriculture urbaine et la diversification des usages dans la ville ou d’urbanisme à base de champignons, la méthodologie découle de différents principes d’intervention, comme un processus de création, un processus itératif réécrit et réadapté à chaque projet. Une telle approche ne peut qu’interroger les pratiques mainstream de la ville durable.

[1] Pour des raisons de santé, c’est Sarah Bastide qui a fait la présentation lors de la conférence

Séance Fabriques d’alternatives urbaines (1)

Possibles sociotechniques, construction des futurs et sens de la transition

Cycle « Pratiques sociales et politiques de transition »

Quatrième journée de l’atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes
aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »

Mercredi 13 septembre 2017
9h30-16h30

Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)
20 rue Berbier-du-Mets 75013 Paris
Métro Les gobelins (ligne 7)
Entrée libre (sans inscription)

Programme et plan d’accès

Coordonnateurs de la séance : Yannick Rumpala[1] et Jérôme Boissonade[2]

Les souhaits et efforts en faveur d’une transition (écologique) ont aussi dans leur noyau structurant une dimension temporelle qui est celle du futur. C’est, pour une part importante, cette dimension qui leur donne sens, puisque l’horizon proposé ne peut être que celui d’une amélioration à venir. Le chemin esquissé est celui d’un apprentissage collectif qui doit trouver ses conditions de facilitation. Plus ou moins explicitement, les interventions envisagées et mises en œuvre visent conjointement à transformer des configurations sociotechniques pour en éliminer les effets problématiques et essayer d’assurer des effets bénéfiques.

Cette séance vise à démêler l’intrication de ces différentes dimensions. Certaines initiatives dans la période récente sont emblématiques de cette intrication, comme celles dérivant de l’esprit des fab labs, tiers-lieux, etc., presque constitué en modèle alternatif. A l’échelle de la ville, des projets sur ce modèle offrent la promesse de pouvoir assurer certains besoins basiques grâce à de petites unités de fabrication, sous forme d’ateliers implantés dans les quartiers et mettant des machines relativement avancées à disposition des communautés. La « fab city » serait une ville où les citoyens pourraient aussi devenir fabricants et ressaisir leurs propres besoins, en se réappropriant des technologies de manière collaborative et en contribuant à une maîtrise des flux physiques et énergétiques qui conditionnent les situations écologiques.

Ce qui apparaît intéressant dans ces projets et dans d’autres, c’est la manière dont ils inscrivent leur action et leurs « aspirations transformatrices » dans des perspectives et des futurs qui leur donnent sens. La transition écologique semble intégrée comme un référent majeur de ces initiatives. Mais les démarches prospectives mises en jeu semblent relever d’une quête extensive de prises pour rendre les futurs discutables. Ces initiatives s’organisent en effet, comme s’il s’agissait de trouver à travers la complexité des ensembles socio-techniques, des prises permettant d’avancer vers un futur marqué par l’incertitude. L’enjeu pour les acteurs paraît être alors d’ouvrir une pluralité d’échelles d’action et de futurs possibles, ne se résumant pas à l’entrée dans un temps nouveau qualifié maintenant couramment d’« anthropocène » ou à celui d’un effondrement généralisé. Nous souhaitons donc dans cette séance discuter la dimension transitionnelle de ces arrangements sociotechniques, en interrogeant les manières dont est construite leur « habitabilité » à travers les images du futur, les dynamiques intellectuelles, les pratiques associées, etc.

Les enregistrements audios de la séance sont directement accessibles depuis le programme ci-dessous :
Cliquez sur le passage du programme concerné, puis Télécharger (le fichier peut alors être écouté ou téléchargé : clic droit sur la barre de progression audio et choisir « Enregistrer le fichier sous… »)

Introduction de Jérôme Boissonade

Matinée (9h30 – 12h30) :

Débat avec la salle 1ère partie  2ème partie

Débat avec la salle 1ère partie  2ème partie

Après-midi (14h – 17h) :

Débat avec la salle

Débat avec la salle

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[1] Maître de conférences (HDR) en science politique à l’Université de Nice, membre de l’Equipe de Recherche sur les Mutations de l’Europe et de ses Sociétés (ERMES).
[2] Architecte, Maitre de Conférences en sociologie à l’Université du Littoral (ULCO), membre de l’équipe de recherche Architecture Urbanisme Sociétés (AUS – UMR LAVUE).
[3] Directeur des programmes de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), Président du comité scientifique et technique du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).
[4] Directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Directeur de recherche émérite à l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA), membre du Centre Norbert Elias (UMR 8562)
[5] Directeur d’études en sociologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Directeur du Groupe de Sociologie Pragmatique et Réflexive (GSPR)

Mener l’enquête de l’habitabilité

Cycle « Écologie pratique et place des collectifs »

Troisième journée de l’atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes
aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »

Jeudi 18 mai 2017 (9h30-16h30)

Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)
20 rue Berbier-du-Mets 75013 Paris
Métro Les gobelins (ligne 7)
Entrée libre (sans inscription)
Programme et plan d’accès PDF

Coordonnateurs de la séance : Rémi Eliçabe[1] et Jérôme Boissonade[2]

Depuis la mise en œuvre des premiers quartiers durables en Europe, la problématique de l’habiter est au centre de l’attention des aménageurs et des décideurs. La question qui se pose à eux est celle de savoir comment accompagner les habitants à la transition écologique et énergétique et, par-là, comment assurer l’appropriation par ces habitants de nouveaux modes de vie durables ? La recherche en sciences sociales est donc sollicitée pour suivre les transformations sur l’habiter qu’entraîne l’expérimentation de nouvelles techniques de construction et comprendre les éventuels problèmes qui se posent au fil de leur implantation. Mais une demande sociale importante lui est aussi adressée à l’échelle plus large de la mutation de l’urbanité et de la ville dans son ensemble, une demande que l’on pourrait formuler de la manière suivante : comment habiter la ville durable ?

La thématique de l’habiter est donc arrivée en force dans la littérature avec les premiers états des lieux qui prennent en compte les usagers et les habitants des écoquartiers français. Cette thématique est véritablement prise en charge par une génération de jeunes chercheurs (par exemple S. Nemoz, V. Renauld, F. Valegeas, Z. Hagel, H. Subrémon) qui est la première à poser la question de l’habiter dans la ville durable à l’épreuve de ses réalisations concrètes, sans discréditer par avance le discours des habitants et en prenant au sérieux leurs pratiques. Des parties entières de ces thèses sont consacrées à l’appréhension réflexive des habitants quant aux nouveaux dispositifs et aménagements durables, ou à leurs consommations énergétiques. Inspirées par les travaux de M. De Certeau sur les ruses de la vie quotidienne et les arts de faire des usages (arts des faibles, art du braconnage) et la sociologie pragmatique, ces recherches donnent à voir des habitants inventifs, bricoleurs, débrouillards, compétents pour résoudre toutes sortes de problèmes, agissant à des échelles multiples et de manière coordonnée.

On ne peut que se réjouir de la publication de ces travaux, qui permettent de commencer à re-symétriser une recherche qui avait tendance à n’éclairer le phénomène du développement urbain durable que depuis l’angle de sa gouvernance et de son déploiement technique et à ne considérer les habitants que comme des freins à ce développement. Mais si l’ensemble de ces travaux mettent en valeur ceux qui sont au centre de ces transformations de la ville, les habitants des écoquartiers et autres quartiers durables, avec toutes les compétences dont ils sont dotés, de nombreuses questions restent ouvertes : quel sens les habitants donnent-ils aux nombreux dysfonctionnements techniques rencontrés dans ces nouveaux écoquartiers ? Et de là, quelles continuités ou discontinuités peut-on repérer entre aménageurs et techniciens d’un côté et habitants de l’autre ? Quelles échelles de l’habiter sont prises en compte dans ces enquêtes ? Quelles pratiques de la ville, autres que purement domestiques d’une part ou adaptatives d’autre part, sont mises en valeur ? Quelle place est donnée non plus seulement à l’inventivité des habitants mais à leur capacité analytique, à leur capacité à problématiser la ville durable ?

Cette séance aura pour objectif de faire le point sur les méthodes autant que sur les résultats de ces enquêtes récentes sur l’habiter durable. Nous nous demanderons donc autant comment mener l’enquête sur l’habitabilité que ce que ces enquêtes nous apprennent de neuf sur les capacités des habitants à problématiser et agir dans ce contexte de transition écologique des villes. Deux des exposés auront directement à charge de présenter des enquêtes menées auprès d’habitants de grands écoquartiers fraîchement livrés, notamment Lyon Confluence : Ludovic Morand (suivi d’une intervention de Sophie Nemoz) et le GRAC (suivi d’une intervention de Martin Denoun). Un dernier exposé, en début d’après-midi, ouvrira le champ de questionnement au moyen d’une enquête collective et multisituée sur des pratiques d’agriculture urbaines initiées par des habitants (Bénédikte Zitouni, Alexis Zimmer et Chloé Deligne). Sophie Nemoz et Martin Denoun mettront en perspective les trois présentations et animeront la discussion.

Les enregistrements audios de la séance sont directement accessibles depuis le programme ci-dessous :
C
liquez sur le passage du programme concerné, puis Télécharger (le fichier peut alors être écouté ou téléchargé : clic droit sur la barre de progression audio et choisir « Enregistrer le fichier sous… »)

 

Introduction de Jérôme Boissonade

Matinée (9h30 – 12h30) :

Ludovic Morand[3] : « Un habiter durable ? Apports et limites d’une approche non-évaluative de l’habiter »[4]

Questions de Sophie Nemoz[5] ; Questions de la salle ; Réponses[4] de Ludovic Morand

Rémi Eliçabe, Amandine Guilbert[6] et Yannis Lemery[7] du GRAC (Lyon) : « Suivre la logique vivante de l’habiter. Une enquête aux côtés des habitants de Lyon Confluence » : Première partie ; Deuxième partie

Questions de Martin Denoun[8] ; Réponses du GRAC

Après-midi (14h – 16h30) :

Introduction de Rémi Eliçabe

Bénédikte Zitouni[9], Chloé Deligne[10] et Alexis Zimmer[11] du collectif « Ecologies de Bruxelles »[12] : « Terrains et intrigues. Passés, présents et futurs des jardiniers en ville » : Première partie ; Deuxième partie

Débat avec la salle : Première partie ; Deuxième partie

Discutants : Sophie Nemoz et Martin Denoun[13]

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[1] Sociologue, chargé de recherche au Groupe Recherche Action (GRAC)
[2] Architecte, Maitre de Conférences en sociologie (ULCO – UMR LAVUE)
[3] Sociologue, Centre Norbert Elias, EHESS Marseille.
[4] Ludovic Morand n’a pas souhaité rendre l’enregistrement de sa communication et de ses réponses aux questions disponible en ligne.
[5] Maître de Conférences à l’Université de Bourgogne/Franche-Comté Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie (LaSA).
[6] Chargée de recherche au Groupe Recherche Action (GRAC)
[7] Chargé de recherche au Groupe Recherche Action (GRAC)
[8] Sociologue, professeur à l’Université Saint-Louis Bruxelles
[9] Historienne, chercheur qualifiée au FNRS, Université Libre de Bruxelles
[10] Historien, post-doctorant, à l’Institut des Humanités de Paris, Université Paris-Diderot)
[11] Collectif aussi composé de Livia Cahn (USLB CES), Noémie Pons-Rotbardt (ULB LIEU) et de Nicolas Prignot (ULB, LIEU)
[12] Doctorant au Groupe de Sociologie Pragmatique et Réflexive (GSPR) EHESS

 

 

Mettre à l’épreuve l’acceptabilité sociale

12ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”
Séance spéciale à l’occasion du Forum des 25 ans du réseau Recherche Habitat Logement (ReHaL)

Mercredi 8 juin 2016
10h-17h30

Antenne de l’Université de Cergy(Genevilliers)
ZAC des Barbanniers, Avenue Marcel-Paul 92230 Gennevilliers
RER C (arrêt Gennevilliers)
Programme PDF (avec plan d’accès transports en commun)

Coordinateur de la séance : Jérôme Boissonade [1]

La notion d’acceptabilité sociale a émergé au début des années 2000, soit moins d’une décennie après celle de développement durable. Elles ont connu un succès similaire, une genèse assez proche, une fragilité de leurs fondements théoriques analogue et sont la plupart du temps portées par les mêmes acteurs.
Cette journée souhaite interroger les relations croisées entre ces deux histoires et les évolutions récentes de ces deux catégories de la pratique pour comprendre comment nous sommes passés d’une durabilité consacrée aux besoins essentiels des populations, auxquels les nations unies s’étaient engagées à répondre en 1992, à la volonté actuelle des mêmes acteurs d’aller jusqu’aux limites de ce que les consommateurs, les habitants ou les citoyens, peuvent accepter.
Cette appréhension de l’inacceptable, prise en charge initialement par la psychologie sociale afin de prédire et de changer le comportement des utilisateurs face aux systèmes technologiques[2], a aujourd’hui clairement changé d’échelle. Qu’il s’agisse des conséquences du traitement des informations collectées par la géolocalisation, au rôle éventuel du principe d’équité sur le traitement de la question des effets de serre, en passant par les questions d’accompagnement des publics et de reconnaissance des méthodes de conduite des projet urbains, « l’inacceptabilité » représente une menace qui hante l’action publique, notamment lorsqu’elle s’aventure sur des terrains environnementaux, ou plus largement, quand elle traite de questions susceptibles de relever du développement durable.
Quel rôle a joué la notion de développement durable dans la diffusion de « l’acceptabilité sociale » ? Lors de ces traductions croisées, comment se sont-ils transformés pour irriguer les débats contemporains ?
Si l’on reprend une des définitions récentes de l’acceptabilité sociale, celle-ci est comprise comme « un processus d’évaluation politique d’un projet sociotechnique mettant en interaction une pluralité d’acteurs impliqués à diverses échelles et à partir duquel se construisent progressivement des arrangements et des règles institutionnels reconnus légitimes car cohérents avec la vision du territoire et le modèle de développement privilégiés par les acteurs concernés »[3].
Limitée à la médiation et la résolution de conflits, cette notion relative et floue présuppose pourtant que ce sur quoi elle s’applique est nécessaire, légitime, et est ou sera réalisé[4]. Face aux « verrous comportementaux », la psychologie sociale, l’économie comportementale, les sciences de la communication, les neurosciences ou la science politique sont sollicités pour répondre à « l’impératif écologique » qui nécessite de prendre des décisions publiques dans des « univers controversés »[5]. Cette injonction à la durabilité qui laisse peu de place aux alternatives, légitime les entreprises d’acceptabilité sociale. Pourtant, la « coercition mutuelle »[6] peine à produire une « participation raisonnable »[7]. On assiste aujourd’hui à un retour du réel qui réinterroge le couplage de ces deux notions, qu’il s’agisse de l’effet rebond, des accusations de greenwashing ou des « effets pervers » de solutions « acceptées » par les consommateurs / usagers / habitants / citoyens et se révélant pourtant d’une durabilité bien restreinte.
Les recherches sur la durabilité peuvent-elles travailler la question de “l’acceptabilité sociale” sans pour autant se traduire par une injonction qui gouvernementalise les conduites ? Comment la recherche urbaine peut-elle s’extraire d’une approche normative de l’acceptabilité en termes de standards et de bonnes pratiques, alors même que les formes concrètes du développement durable sont constamment co-construites avec des acteurs publics et privés en demande de modèles transférables ? Dans quelle mesure la question l’instrumentation de ces recherches ne se pose-t-elle pas plus fortement que dans d’autres domaines ? S’agit-il d’investir de manière critique la notion d’acceptabilité et/ou élaborer des notions alternatives ?
L’objectif de cette séance, qui intervient à la suite du dossier éponyme de la revue [VertigO] est de faire le point sur les interactions entre développement durable et acceptabilité sociale et leurs effets sur les acteurs et les situations, avant la séance qui clôturera définitivement l’atelier « Développement durable et acceptabilité sociale », prévue le mercredi 22 juin (séance coordonnée par Jacques Lolive : « Le développement durable à l’épreuve de la société du risque. Stratégies d’acceptation par la durabilité pour métropoles insoutenables ? »).

Les documents et les enregistrements audios de la séance sont directement accessibles depuis le programme ci-dessous
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Matinée (10h – 13h) (dans le cadre du Forum des 25 ans du ReHaL)
Réflexion générale sur les résultats de l’atelier et ses perspectives (présentation en session plénière du forum ReHaL, par leurs animateurs (trices) des travaux menés dans le cadre des différents ateliers).

Après-midi (15h – 17h) (en partenariat avec la revue Vertigo)
Acceptabilité environnementale et acceptabilité urbaine : approches croisées

Discutant : Jérôme Boissonade

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[1] Architecte, Maître de conférences en sociologie à l’Université du Littoral (ULCO) et chercheur de l’UMR LAVUE (équipe AUS).
[2] Jones, R., J. Pykett et M. Whitehead, 2013, Changing Behaviours. On the Rise of the Psychological State, Edward Elgar. Whitehead M. J., 2014, “The experimental citizen. The Psychological State and the Experimental Subject”, Changing Behaviours, 12/06/2014, http://changingbehaviours.wordpress.com/2014/06/12/the-experimental-citizen/
[3] Fortin Marie-José et Fournis Yann, « Vers une définition ascendante de l’acceptabilité sociale : les dynamiques territoriales face aux projets énergétiques au Québec », Natures Sciences Sociétés, 2014/3 Vol. 22, p.234, p. 231-239.
[4] Raufflet, E. 2014, « De l’acceptabilité sociale au développement local résilient », VertigO – la revue électronique en sciences de l’environnement [En ligne], Volume 14 Numéro 2 | septembre 2014, mis en ligne le 12 septembre 2014, consulté le 02 décembre 2014. URL : http://vertigo.revues.org/15139 ; DOI : 10.4000/vertigo.15139
[5] Un primat de la construction scientifique et sociale des problèmes sur leur perception directe par les individus ; le poids des incertitudes et des controverses scientifiques et sociales sur des aspects du réel qui sont pourtant essentiels pour nous permettre d’agir ; l’importance prise par la question de la représentation distincte des intérêts de tiers qui sont absents de la scène décisionnelle « ici et maintenant » (générations futures, faune, flore,…) ; une présomption d’irréversibilité qui concerne des phénomènes jugés majeurs, ce qui nous empêche d’attendre une stabilisation des savoirs pour agir.
[6] Douglas Mary (1992), De la souillure. Études sur la notion de pollution et de tabou, Paris, La Découverte
7 Barbier Rémi (2002), « La fabrique de l’usager. Le cas de la collecte sélective des déchets », Flux, 2002, n°48-49, p.35-46, p. 37.
[8] Professeur des Universités à l’Institut Français d’Urbanisme, Université de Paris Est Marne La Vallée, Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS), Champs-sur-Marne
[9] Maître de Conférences en Sociologie, Laboratoire Population Environnement Développement, LPED – Aix-Marseille Université – UMR 151, Centre Saint-Charles – CASE 10
[10] Doctorant en Sciences politiques, Université Lumière Lyon 2

affiche REHAL

 

Recherche et acceptabilité sociale de la durabilité

Atelier thématique commun au GIS ReHaL et au réseau AC/DD

Vendredi 12 avril 2013

Responsables de la séance : Jérôme Boissonade, Anne-Sarah Socié

Les enregistrements audios sont directement en ligne à partir du programme ci-dessous

Matinée : 10h30 – 13h

Introduction (J. Boissonade)

Commentaires de François MénardQuestions et réflexions de la salleRéponse de Gérard DubeyRéponses de Régis Lefeuvre et Andreea Ernst-Vintila

Après-midi : 14h – 16h30

Commentaires de François MénardQuestions et réflexions de la salleRéponse de Guillaume Faburel – Réponse de Bernard Perret

Discutant

  • François Ménard (responsable de programmes de recherche au Plan Urbanisme Construction Architecture dans les domaines de l’habitat, de l’énergie et de la ville durable).

Après avoir travaillé les implications de la notion d’acceptabilité sociale sur la conception et sur l’appropriation de la ville durable, nous nous attachons dans cette ultime séance de la première année de l’atelier, au travail des chercheurs s’intéressant au développement durable, et qui travaillent sur ou avec cette notion d’acceptabilité sociale. Cette dernière a en effet été élaborée dans un but prescriptif et repose sur des considérations fortement normatives portées notamment au niveau institutionnel. Toute démarche urbanistique ou architecturale est par nature prescriptive. Néanmoins, le développement durable induit une prescription “morale” qui modifie les échelles de valeurs dans les représentations du bien-vivre ; et une injonction à l’engagement des populations que l’on traduit par exemple à l’aide des termes d’éco-citoyenneté, éco-habitants, etc. C’est dans ce cadre que les travaux de recherche insistent “autant sur l’importance, […] de lever les « verrous » de l’usage que de lever les « verrous » technologiques[18]. Cet implicite est présenté le plus souvent comme une évidence, pourtant, “avec les techniques d’acceptabilité, on a franchi un nouveau pas : il s’agit d’anticiper ce qui peut être toléré. La question n’est plus celle des besoins ni des envies, mais de savoir ce que les consommateurs, ou les citoyens, ne vont pas supporter[19].

Dans ce contexte, quelles sont les conséquences spécifiques d’une acceptabilité liée au développement et à la durabilité sur les travaux de recherche ? Quels peuvent-être alors, les rôles des chercheurs et les objectifs qu’ils se donnent ? Dans quelle mesure la question l’instrumentation de ces recherches ne se pose-t-elle pas plus fortement que dans d’autres domaines ?

La raison d’être de la notion d’acceptabilité sociale provient des blocages rencontrés par le développement durable et cette notion est un instrument qui vise une acceptation par les publics auxquelles elle s’adresse. On peut donc considérer cette notion comme un analyseur potentiel de ces blocages.

Enfin, si l’on considère l’acceptation comme un acte, provenant de publics qui au départ étaient “réticents”, on peut d’une part, s’intéresser à la capacité du développement durable à produire des appuis en termes de récits et de justifications. D’autre part, on peut mettre en regard ces justifications avec la part de concession que comporte ce consentement. Une telle démarche permet d’abord de comprendre de quoi relèvent ces appuis liés au développement durable dans cet acte d’acceptation. Elle permet ensuite, de comprendre en quoi l’acte même d’acceptation  “fait sens” pour les acteurs. Le développement durable devient un support de projection qui permet une structuration des situations et leur dépassement lorsqu’elles sont problématiques.

Alors que les mondes de la recherche et de l’expertise s’inscrivent dans ces problématiques contradictoires, ces derniers incorporant de manière grandissante les commanditaires, les institutions publiques ou les acteurs économiques ; et plus largement, des acteurs pouvant avoir un intérêt à la prescription. Nous souhaitons donc interroger lors de cette séance, le rôle des chercheurs dans l’usage de cette notion d’acceptabilité, distribuée et portée par d’autres acteurs. Pour comprendre les enjeux que cristallise cette notion d’acceptabilité pour les chercheurs, il conviendra lors de l’atelier, de ne pas séparer son étude du contexte à travers lequel elle s’exprime.

Le succès de la notion d’acceptabilité sociale dans les débats sur le développement durable est en effet inséparable des difficultés et des rapports de forces que rencontrent les différents promoteurs de durabilité. Comment sont financés les projets ? Quelles missions d’expertise sont données et à qui ? Comment cette notion d’acceptabilité sociale entre en ligne de compte dans les dispositifs d’expertise ? Les acteurs sont guidés par des intérêts, des objectifs, et doivent respecter des cadres différents, parfois contradictoires. Partant, ces acteurs tentent de faire porter les contradictions auxquelles ils sont confrontés, par les autres intervenants, y compris les chercheurs. Cette sous-traitance des contradictions s’exprime à travers les modes de financement, la définition des missions d’expertise, l’élaboration de dispositifs de participation, etc.

Cadrage de la journée :

  1. Genèse et carrière de la notion d’acceptabilité sociale :

–  Dans quel contexte est-elle apparue ? Comment a-t-elle été appliquée au développement durable ?

–  Définition(s) et identification des acteurs de “l’acceptabilité” dans le contexte du développement durable (chercheurs, bureaux d’études, institutions, entreprises, etc.) : Qui utilise cette notion et dans quel but ? Quel recul ont-ils sur cette utilisation (notamment dans le cas des chercheurs) ? Quels moments, positions, situations, actions, etc. favorisent les approches critiques de ces notions ?

       2. Investir de manière critique la notion d’acceptabilité et/ou élaborer des notions alternatives ?

–  Le chercheur en développement durable comme acteur, traducteur, expert, conseiller, savant etc. : Quels statuts ? Quelles postures de recherche ? Quelles possibilités pour les chercheurs de porter une approche critique ?

–  Quels cadres théoriques possibles pour étudier la notion d’acceptabilité sociale appliquée au développement durable (mondes, champs, systèmes, réseaux, acteurs, institutions, rapports de forces, emprise, etc. ? Quelle spécificité de l’application de la notion d’acceptabilité sociale au développement durable face aux autres modèles d’urbanisme : en quoi la nature prescriptive de l’urbanisme durable diffère-t-elle d’autres modèles ?

–  Quelle est la pertinence de l’élaboration d’une notion alternative ? Quelles articulations possibles ? Quelles capacités heuristiques ?

      3. Etudes de cas : Le travail de chercheurs en durabilité, de l’expertise au travail scientifique

–  Le travail du chercheur en développement durable : Questions politiques et morales.

Quelles implications sociales, économiques, en termes de droit, à son travail ? Développer les possibilités d’actions ? Risquer de voir la recherche détournée de ses objectifs initiaux ?

–  Capacités critiques des acteurs (mésusages, mobilisation des habitants, usagers, associations, etc.) : Comment le chercheur peut-il les prendre en compte ?

–  Confrontation / articulation des échelles dans le travail du chercheur ?

Echelle temporelle : le développement durable entre « urgence climatique » et long terme (générations futures) ; entre action présente (tri de ses déchets) et projet (d’avenir, de société, etc.).

Echelle spatiale : extension de la logique d’écoquartier (prototype) à celle d’éco-cité (industrie du bâtiment), rétroaction du global sur le local, etc.

Echelle sociale : intérêt particuliers, “intérêt supérieur” (de la planète) et création du collectif.

     4. Controverse :

–  Les recherches sur la durabilité peuvent-elles travailler la question de “l’acceptabilité sociale” sans pour autant se traduire par une injonction qui gouvernementalise les conduites ?

–  Visant l’assentiment, l’acceptabilité sociale du développement durable joue des frontières entre approbation et résignation. L’apparition de ce terme est  fortement liée aux échecs récents des tentatives de transformation des comportements dits durables, peut-elle faire apparaitre de manière nouvelle les contradictions propres au champ du développement durable ?

 

Séances précédentes :

Innovation et comportements

Concepteurs de durabilité : des quartiers pour éco-habitants idéaux ?

 

Sociologie des approches critiques du développement et de la ville durables

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COLLOQUE INTERNATIONAL

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Compte-rendu du colloque dans la revue « Natures Sciences Sociétés »

Article en format PDF

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L’ouvrage issu du colloque

La ville durable controversée

Les dynamiques urbaines dans le mouvement critique

est sorti en 2015

(ed. Petra, coll. Pragmatismes)

Programme PDF (avec résumés)

Mercredi 1er février

Amphithéâtre 1

9h – accueil participants

9h30 – Introduction au colloque par Fabrice Flipo   Audio

10h – Axe 2 : Une gouvernementalisation des conduites ? (Discutants, resp. d’axe :Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Usages et usagers fantasmés de la planification urbaine durable. Vers un gouvernement néohygiéniste des conduites ? : Hélène Reigner (Chargée de Recherches, IFSTTAR-MA)  Audio

–          L’impératif pédagogique dans la rhétorique politique. Le cas des politiques environnementales : Eric Pautard (Post-Doctorant GIS Démocratie & Participation Chargé de cours en science politique (Université Lyon II), ISH Lyon (USR 3385) / LIED (Univ. Paris VII)) Audio
Commentaires L. Pattaroni / Commentaires J. Boissonade / Réponse H. Reigner / Réponse E. Pautard / Débat avec la salle

11h30 – pause

11h45 – Axe 2 (suite) : Une gouvernementalisation des conduites ? (Discutants, resp. d’axe :Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Entre les éco-quartiers et l’habiter écologique : les valeurs et les principes de l’action territoriale pour la ville durable : Guillaume Faburel (MCF, Institut d’Urbanisme de Paris – Université Paris Est) Audio

–          Restituer l’expérimentation dans l’expérience commune : « contre-conduites » et modalités de résistance à la gouvernementalité écologique dans la vallée du squat Can Masdeu à Barcelone : Eliçabe Rémi, Guilbert Amandine, Haeringer Anne-Sophie (Doctorants au Centre Max Weber, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Overney Laetitia (Docteure Centre Max Weber, Chargée de recherche au Groupe de Recherche Action, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Donate Sastre Miguel, Raúl Márquez Porras et Pablo Romero Noguera (Chargés de recherche à l’Association de recherche COPSAT (Barcelone) Audio
Commentaires L. Pattaroni / Commentaires J. Boissonade / Réponse G. Faburel / Réponse équipe du GRAC / Débat avec la salle

13h15 – buffet

14h30 – Axe 2 (suite) : Une gouvernementalisation des conduites ? (Discutants, resp. d’axe :Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Conceptions de la durabilité et conduites de l’action collective. Analyse critique et rétrospective illustrée par les cas de Stockhom, Barcelone, Vancouver et New York : Lydie Laigle (Directrice de recherche et chargé de cours à l’Ecole des Ponts Paris Tech : responsable du module « développement durable et territoires », CSTB-Université Paris Est) Audio

–          Relayer la critique de l’expertise technocratique à l’heure des indicateurs : le cas de la gestion des déchets de construction et de démolition : Michaël Ghyoot (Doctorant et Chercheur à la faculté d’architecture de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) – laboratoire hortence (histoire, théorie, critique))   Audio

–         Innovation responsable et gouvernementalité : François Thoreau (Aspirant du Fonds national de la recherche scientifique, Centre de recherches Spiral, Université de Liège (BE)) Audio
Commentaires L. Pattaroni / Commentaires J. Boissonade / Questions de la salle / Réponse L. Laigle / Réponse M. Ghyoot / Réponse F. Thoreau / Questions complémentaires de la salle / Réponse complémentaire L. Laigle / Réponse complémentaire F. Thoreau / Questions finales de la salle / Réponse finale M. Ghyoot

16h30 – Fin de l’axe 2

16h45 – 17h45 Table ronde intermédiaire animée par Jérôme Boissonade  

Interventions des responsables d’axe

Débat avec la salle

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Amphithéâtre 2

10h – Axe 1 : Une croissance insoutenable ? (Discutants, resp. d’axe : C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Les quartiers Nord de Marseille sous le signe de la nature : la résonance, possible notion critique des inégalités écologiques ? : Barthélémy Carole (Maître de conférences en sociologie, Laboratoire Population Environnement Développement UMR 151 Aix-Marseille Université)

–          Inégalités environnementales et relégation sociale. Un parc national aux portes de Marseille : Valérie Deldrève (Chargée de recherche en sociologie, Cemagref, centre de Bordeaux) et Arlette Hérat (Maître assistante en Ville et territoire, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille / équipe de recherche insARTis) Texte intégral à paraitre dans la revue Vertigo

11h30 – pause

11h45 – Axe 1 (suite) : Une croissance insoutenable ? (Discutants, resp. d’axe : C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une lecture pragmatiste de l’écologie industrielle ? Eléments de réflexion à partir de l’exemple de l’expérience dunkerquoise : Christophe Beaurain (Professeur d’économie-aménagement à l’Université de Limoges, Géolab, UMR 6042), Delphine Varlet (Doctorante en gestion à l’Université du Littoral Côte d’Opale, TVES, EA 4477)

–          La stratégie matérialiste de communication de la Communauté Urbaine de Dunkerque : comment conjurer la critique du développement durable et concilier le vert et le gris ? : Julie Deloge (étudiante en Master 2 Sciences politiques – Action publique, Spécialité ‘Ingénierie de Projet spécialisé dans les politiques urbaines et sociales’, Université Lille 2) et Lucile Desmoulins (MCF en Sciences de l’information et de la communication, Université Paris-Est Marne-la-Vallée IFIS, Laboratoire DICEN – CNAM)

13h15 – buffet

14h30 – Axe 1 (suite) : Une croissance insoutenable ? (Discutants, resp. d’axe : C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une expérience de développement durable. Chronique d’un espoir déçu : Michel Baudemont

–          Où sont passés nos désirs? Les besoins culturels ou les grands absents du développement durable : Elizabeth Auclair (MCF, Université de Cergy-Pontoise)

–          La ville durable, une vision depuis le concept d’habitat humain urbain : Anne-Catherine Chardon (Professeur Associée en Dédication Exclusive, Ecole d’Architecture et d’Urbanisme, Université Nationale de Colombie, Manizales, Colombie)

16h30 – Fin de l’axe 1

Communications de l’axe 1 non présentées lors du Colloque pour des raisons financières et de visa:

La ville durable entre discours et réalité. Peut-on envisager une ville durable sans maîtrise foncière ? Cas de la province de Nouaceur : Zahra El Araari (Université Hassan II Casablanca/Mohammedia, Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik, Laboratoire climat aménagement et développement)

Le développement durable en Algérie, des limites d’une expérience basée sur la conception normative : Mohamed-Amokrane Zoreli (Université A. MIRA de Bejaia)

16h45 – 17h45 Table ronde intermédiaire animée par Jérôme Boissonade dans l’amphithéâtre 1 (voir ci-dessus)

17h45 – Fin de la première journée

 

Jeudi 2 février

Amphithéâtre 1

9h – accueil participants

9h15 – Axe 4 : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

Présentation des communications

–          Tôkyô, ville globale, ville durable ? La durabilité urbaine à Tôkyô : pourquoi, pour qui ? : Languillon-Aussel Raphaël (Doctorant, moniteur, Université Lumière Lyon 2) Audio

Remarques de la salle

–          Les catastrophes naturelles, le risque environnemental et le retour de la politique de rélogement des favelas à Rio de Janeiro : Rafael Soares Gonçalvesl (MCF, Pontifícia Universidade Católica do Rio de Janeiro (PUC-Rio)) Audio

Commentaires des discutants / Questions de la salle / Réponse de R-S. Gonçalves / Débat entre la salle et R-S. Gonçalves

–          Le paradigme du risque et de la durabilité est-il allergique à la critique ? : Philippe Genestier (Laboratoire RIVES, ENTPE-CNRS) Audio

Commentaires des discutants / Réponse P. Genestier / Débat entre la salle et P. Genestier

11h pause

11h15 – Axe 4 (suite) : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

–          Le cas du RER à Bruxelles : le « développement durable » au cœur de l’arène publique : Ludivine Damay  (Chercheur Post-doc et chargé de cours à temps partiel FUSL et UCL-Mons, Facultés universitaires Saint-Louis – Centre de recherche en Science politique (CReSPo)) Présentation de la communication par L. Devisme

–          Le social et l’écologique en conflit ?: regard sur les perspectives de l’enjeu écologique dans l’aménagement durable. Le cas de la zone de l’Union. (Nord, France) : Bruno Villalba (Maitre de conférence en Science Politique, Science Po. Lille, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026), Caroline Lejeune (Doctorante, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026)) Audio

Commentaires des discutants / Questions de la salle / Réponses de C. Lejeune et B. Villalba / Questions complémentaires de la salle / Réponses complémentaires de C. Lejeune et B. Villalba / Commentaire de L. Charles

–          A la recherche d’une forme urbaine durable : Anne Sistel (Maitre Assistant 1, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier) Audio

Débat entre la salle et A. Sistel

13h – buffet

14h15 – Axe 4 (suite) : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

–          Au nom de la lutte contre le changement climatique : le Mécanisme pour un Développement Propre et les critiques dont il est l’objet : Moïse Tsayem Demaze (MCF, Université du Maine, UMR CNRS 6590 ESO (Espaces et Sociétés) Audio

Commentaires des discutants / Débat avec la salle

–          Prétexte écologique et projets urbains dans les pays émergents : Olivier Petit  (Groupe EGIS, Djeddah, Arabie Saoudite) Audio

Commentaires des discutants / Questions de la salle / Réponse d’O. Petit et interventions de la salle / Débat avec la salle

15h45 – pause

16h – Axe 4 (suite) : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

–          Aspirations à la durabilité et la durabilité face aux aspirations : Anne-Sarah Socié  (Doctorante, Université Paris Ouest – Nanterre – La Défense, laboratoire Sophiapol (EA 3932, équipe Lasco), chargée de mission projet Elaborons Ensemble l’Avenir (financement Veolia) Audio

Commentaires des discutants / Réponse d’A-S. Socié / Questions de la salle / Réponse d’A-S. Socié à la salle

–          Quand les énergies vertes changent le regard sur le monde rural : Daniela Perrotti  (Post-Doctorante, Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, Chercheur associé, Laboratoire de Recherche LAREP) Audio

Commentaires des discutants / Réponse de D. Perrotti / Débat de la salle avec D. Perrotti

17h15 – fin de l’axe 4

 

Amphithéâtre 2

9h – accueil participants

9h15 – Axe 3 : Une démocratie technique ? (Discutants, resp. d’axe : F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          L’insoutenable légèreté climatique du développement durable : Stéphane La Branche (Chercheur associé à Pacte ; Coordonnateur de la Chaire Planète, Energie, Climat ; IEP de Grenoble ; Membre du GIEC)    Audio

–          La ville durable précipitée : généalogie de la diffusion d’un référentiel étranger et illusions d’un langage commun dans le monde arabe (le cas du Maroc, de l’Egypte et de la Syrie) : Barthel Pierre-Arnaud (LATTS-Ifu), Clerc Valérie (Institut français du Proche Orient), Pascale Philifert (LAVUE) Audio

–          Une sociologie critique de la végétalisation des villes. Bilan du programme Changements Climatiques et Trames Vertes urbaines (CCTV) : Philippe Boudes (LADYSS CNRS) Audio

Commentaires F. Chateauraynaud / Commentaires T. Souami / Réponse S. Labranche / Réponse P-A. Barthel / Réponse P. Boudes / Questions de la salle / Réponse complémentaire P-A. Barthel / Réponse complémentaire P. Boudes

11h pause

11h15 – Axe 3 (suite) : Une démocratie technique ? (Discutants, resp. d’axe : F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Les bibliothèques de quartier dans la ville durable. Entre espace public et territoire de conflits sociaux : Denis Merklen (Université Paris 7 et IRIS), Charlotte Perrot-Dessaux (Université Paris 7, Centre de sociologie des pratiques et des représentations politiques)  Audio

–          De la place de l’architecture eu égard aux enjeux des villes durables. Approche critique de la politique publique en la matière : Neuwels Julie (Université Libre de Bruxelles – Faculté d’Architecture La Cambre Horta)  Audio

Commentaires T. Souami / Réponse D. Merklen et C. Perrot-Dessaux à T. Souami / Réponse J. Neuwels à T. Souami / Commentaires F. Chateauraynaud / Réponse D. Merklen et C. Perrot-Dessaux à F. Chateauraynaud / Réponse J. Neuwels à F. Chateauraynaud / Questions de la salle / Réponse D. Merklen et C. Perrot-Dessaux à la salle / Commentaire final de F. Chateauraynaud

13h – buffet
14h15 – Axe 3 (suite) : Une démocratie technique ? (Discutants, resp. d’axe : F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Le bâtiment économe : une utopie technicienne ? : Christophe Beslay (sociologue, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay, Maître de conférences associé à l’université de Toulouse-Le Mirail), Romain Gournet (sociologue chargé d’études, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay), Marie-Christine Zélem (professeure de sociologie, CERTOP-CNRS, Université de Toulouse-Le Mirail)  Audio

–          A Technical Democracy: From an Environmental Crisis to an Actor-Network Approach Towards Livable Cities : Karina Izquierdo  (UNAM, Universidad Nacional Autónoma de México) Audio

Commentaires F. Chateauraynaud / Commentaires T. Souami / Réponse C. Beslay / Réponse K. Izquierdo / Intervention de F. Chateauraynaud / Réponse de C. Beslay à l’intervention de F. Chateauraynaud / Débat avec la salle

15h45 – pause

16h – Reprise de l’axe 4 dans l’amphithéâtre 1 (voir ci-dessus)

17h30 – 18h30 Table ronde de clôture animée par Francis Chateauraynaud  Audio

18h30 – fin du colloque

Programme du colloque

Conference on sociology of critical approaches of sustainable development and the sustainable city

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The notions of sustainable development and sustainable city are part of many researchers’ critical work. However this research is often fragmentary and the “sustainable” object is often secondary. Those two aspects can conceal the critical transversalities that lie within the topics of sustainable development and sustainable city.

Thus it would be appropriate to adopt a reflexive approach examining the theoretical, empirical and scientific foundations of these terms and the research objectives so many researchers focus on. Consequently, we would like to identify all the scientific disciplines involved in these critiques, depict their potential coherence but also the differences they face regarding the practical, the epistemological, the theoretical or any other aspect of the scientific work.

Therefore, this conference has multiple ambitions:

  • This conference should also be the occasion to form an informal network for these questions uniting researchers carrying a reflexive approach onto their own work and other professionals.
  • Afterwards, the publication of the colloquium’s proceedings in a scientific journal or a collective review could improve the readability of this critical diversity. In the mean time, some common theoretical points may become evident.
  • Eventually, we would like to be part of the theorization of some foundations linked to sustainable development and the sustainable city, not only in the research area but also in terms of  users and actors.

In order to achieve these goals we set out four research axes which are neither exclusive nor exhaustive. They rather represent a framework which might help researchers to situate their approach.

Axis 1: An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, R. Abdmouleh, F. Flipo)

The social conventions structuring the situations and the communities currently suffer from a double process of globalization and fragmentation of society. Supported by most of the international institutions, the analysis of this double process distracts the attention paid to social inequalities towards ecological inequalities, for instance the ecological inequality linked to water-level rising. Consequently nature itself becomes a tool for the creation of a common good. In general, the question of ecological inequalities can be broached by considering the “relative rarity”[1] of environmental goods. It rather focuses on « what nature can endure » [2]. More radical, the concept of degrowth reveals some essential contradictions in the approach of sustainable development[3]. However, to what extent can this radical alternative be nourished from other critical approaches in order to inspire them?

Axis 2: A governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, J. Boissonade, L. Pattaroni)

Approaches towards sustainable development try to control people’s conduct by inventing new practices of social responsibility, a governance able to organize a socialization going beyond the law[4]. The inflation of characteristic indicators for these approaches show the increasing importance of governmental practices of change in terms of maintaining public order and regulating behaviors. In a broader approach, this justifies the deployment of these governmental politics regarding the environment, which is contrary to the dominant liberal construction. However can these governmental politics though also give some instruments able to surpass themselves?

Axis 3: A technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

Notably, the question of the environmental politics is broached through the subject of technical democracy consisting essentially in knowing « how to enter sciences in democracy »[5]. In this framework, the sense of sustainable development relies on the performance of its tools in order to deal with the stakes it raises. Concepts drawn by this research stream (hybrid forums[6], ballistics[7] etc) are based on the principle of symmetry, which leads researchers to tackle to the construction processes of environmental struggles (GMO, High Speed Trains lines). However, is the focus on the procedural dimension of sustainability based on an excessive confidence in the critical potentialities of these measures?

Axis 4: An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

Often starting from an approach in terms of “arenas of public involvement”[8], the sociology of justification regarding environment firstly tried to identify the strategies, interests and justifications mobilized in infrastructure planning conflicts. Depending on the importance of transformations required, the “green greatness »[9] highlighted by the actors on this occasion, tries either to integrate nature in existing justification orders or to lead to the elaboration of an additional order or even to profoundly question the common matrix of these orders and the support it offers to those critical approaches. Sustainable development is based on the belief in this last alternative in order to reverse the critique. Indeed institutions are the ones which often support this green greatness, facing atomized individuals. However, the latter daily put to the test the different measures which are stipulated.

The theme of the conference suggests many research leads from which only a few are described here. The stakes of this work in progress measure up the importance of a model which saturates the current legitimization modes of the institutions and of the experiences frameworks they try to implement.

Full texts and summaries are available from the online program below.

The book resulting from the conference was published in 2015

La ville durable controversée
Les dynamiques urbaines dans le mouvement critique

(ed. Petra, coll. Pragmatismes)

Program PDF (with abstracts)

Wednesday, February 1

Lecture hall 1

9 am – Participant welcome

9.30 am – Conference introduction by Fabrice Flipo    Audio recording

10 am – Axis 2: A governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Usages et usagers fantasmés de la planification urbaine durable. Vers un gouvernement néohygiéniste des conduites ? : Hélène Reigner (Chargée de Recherches, IFSTTAR-MA) Audio recording

–          L’impératif pédagogique dans la rhétorique politique. Le cas des politiques environnementales : Eric Pautard (Post-Doctorant GIS Démocratie & Participation Chargé de cours en science politique (Université Lyon II), ISH Lyon (USR 3385) / LIED (Univ. Paris VII)) Audio recording

L. Pattaroni commentaries / J. Boissonade commentaries / H. Reigner response / E. Pautard response / Discussion with the audience

11.30 am – break

11.45 am – Axis 2 (continuation): À governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Entre les éco-quartiers et l’habiter écologique : les valeurs et les principes de l’action territoriale pour la ville durable : Guillaume Faburel (MCF, Institut d’Urbanisme de Paris – Université Paris Est) Audio recording

–          Restituer l’expérimentation dans l’expérience commune : « contre-conduites » et modalités de résistance à la gouvernementalité écologique dans la vallée du squat Can Masdeu à Barcelone : Eliçabe Rémi, Guilbert Amandine, Haeringer Anne-Sophie (Doctorants au Centre Max Weber, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Overney Laetitia (Docteure Centre Max Weber, Chargée de recherche au Groupe de Recherche Action, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Donate Sastre Miguel, Raúl Márquez Porras et Pablo Romero Noguera (Chargés de recherche à l’Association de recherche COPSAT (Barcelone) Audio recording

L. Pattaroni commentaries / J. Boissonade commentaries / G. Faburel response / GRAC response / Discussion with the audience

1.15 pm – buffet

2.30 pm – Axis 2 (continuation): À governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Conceptions de la durabilité et conduites de l’action collective. Analyse critique et rétrospective illustrée par les cas de Stockhom, Barcelone, Vancouver et New York : Lydie Laigle (Directrice de recherche et chargé de cours à l’Ecole des Ponts Paris Tech : responsable du module « développement durable et territoires », CSTB-Université Paris Est) Audio recording

–          Relayer la critique de l’expertise technocratique à l’heure des indicateurs : le cas de la gestion des déchets de construction et de démolition : Michaël Ghyoot (Doctorant et Chercheur à la faculté d’architecture de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) – laboratoire hortence (histoire, théorie, critique))   Audio recording

–         Innovation responsable et gouvernementalité : François Thoreau (Aspirant du Fonds national de la recherche scientifique, Centre de recherches Spiral, Université de Liège (BE)) Audio recording

L. Pattaroni commentaries / J. Boissonade commentaries / Questions from the audience / L. Laigle response / M. Ghyoot response / F. Thoreau response / Additional qestions of the audience / L. Laigle additional response / F. Thoreau additional response / Final questions of the audience / M. Ghyoot final response

4.30 pm – End of axis 2

 4.45 pm-5.45 pm – Roundtable led by Jérôme Boissonade

Moderators interventions

Discussion with the audience

Lecture hall 2

10 am – Axis 1: An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Les quartiers Nord de Marseille sous le signe de la nature : la résonance, possible notion critique des inégalités écologiques ? : Barthélémy Carole (Maître de conférences en sociologie, Laboratoire Population Environnement Développement UMR 151 Aix-Marseille Université)

–          Inégalités environnementales et relégation sociale. Un parc national aux portes de Marseille : Valérie Deldrève (Chargée de recherche en sociologie, Cemagref, centre de Bordeaux) et Arlette Hérat (Maître assistante en Ville et territoire, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille / équipe de recherche insARTis) Full text soon to be published in Vertigo

11.30 am – break

11.45 am – Axis 1 (continuation): An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une lecture pragmatiste de l’écologie industrielle ? Eléments de réflexion à partir de l’exemple de l’expérience dunkerquoise : Christophe Beaurain (Professeur d’économie-aménagement à l’Université de Limoges, Géolab, UMR 6042), Delphine Varlet (Doctorante en gestion à l’Université du Littoral Côte d’Opale, TVES, EA 4477)

–          La stratégie matérialiste de communication de la Communauté Urbaine de Dunkerque : comment conjurer la critique du développement durable et concilier le vert et le gris ? : Julie Deloge (étudiante en Master 2 Sciences politiques – Action publique, Spécialité ‘Ingénierie de Projet spécialisé dans les politiques urbaines et sociales’, Université Lille 2) et Lucile Desmoulins (MCF en Sciences de l’information et de la communication, Université Paris-Est Marne-la-Vallée IFIS, Laboratoire DICEN – CNAM)

1.15 pm – buffet

2.30 pm – Axis 1 (continuation): An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une expérience de développement durable. Chronique d’un espoir déçu : Michel Baudemont

–          Où sont passés nos désirs? Les besoins culturels ou les grands absents du développement durable : Elizabeth Auclair (MCF, Université de Cergy-Pontoise)

–          La ville durable, une vision depuis le concept d’habitat humain urbain : Anne-Catherine Chardon (Professeur Associée en Dédication Exclusive, Ecole d’Architecture et d’Urbanisme, Université Nationale de Colombie, Manizales, Colombie)

4.30 pm – End of axis 1

Communications of the axis 1 not shown during the Colloquium for financial reasons and visa:

La ville durable entre discours et réalité. Peut-on envisager une ville durable sans maîtrise foncière ? Cas de la province de Nouaceur : Zahra El Araari (Université Hassan II Casablanca/Mohammedia, Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik, Laboratoire climat aménagement et développement)

Le développement durable en Algérie, des limites d’une expérience basée sur la conception normative : Mohamed-Amokrane Zoreli (Université A. MIRA de Bejaia)

4.45 pm – Roundtable led by Jérôme Boissonade in lecture hall 1 (see below)

5.45 pm – End of the first day

 

Thursday, February 2

Lecture hall 1

9 am – Participant welcome

9.15 am – Axis 4: An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

Présentation of papers

–          Tôkyô, ville globale, ville durable ? La durabilité urbaine à Tôkyô : pourquoi, pour qui ? : Languillon-Aussel Raphaël (Doctorant, moniteur, Université Lumière Lyon 2)  Audio recording

Questions of the audience

–          Les catastrophes naturelles, le risque environnemental et le retour de la politique de rélogement des favelas à Rio de Janeiro : Soares Gonçalves, Rafael (MCF, Pontifícia Universidade Católica do Rio de Janeiro (PUC-Rio)) Audio recording

Moderators commentaries / Questions of the audience / R-S. Gonçalves response / Discussion between R-S. Gonçalves and the audience

–          Le paradigme du risque et de la durabilité est-il allergique à la critique ? : Philippe Genestier (Laboratoire RIVES, ENTPE-CNRS) Audio recording

Moderators commentaries / P. Genestier response / Discussion between the audience and P. Genestier

11 am – break

11.15 am – Axis 4 (continuation): An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

–          Le cas du RER à Bruxelles : le « développement durable » au cœur de l’arène publique : Ludivine Damay  (Chercheur Post-doc et chargé de cours à temps partiel FUSL et UCL-Mons, Facultés universitaires Saint-Louis – Centre de recherche en Science politique (CReSPo)) Presentation of paper by L. Devisme

–          Le social et l’écologique en conflit ?: regard sur les perspectives de l’enjeu écologique dans l’aménagement durable. Le cas de la zone de l’Union. (Nord, France) : Bruno Villalba (Maitre de conférence en Science Politique, Science Po. Lille, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026), Caroline Lejeune (Doctorante, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026)) Audio recording

Moderators commentaries / Questions of the audience / C. Lejeune and B. Villalba responses / Additional questions of the audience / C. Lejeune and B. Villalba additional responses / L. Charles commentaries

–          A la recherche d’une forme urbaine durable : Sistel Anne (Maitre Assistant 1, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier)  Audio recording

Discussion between A. Sistel and the audience

1 pm – buffet

2.15 pm – Axis 4 (continuation): An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

–          Au nom de la lutte contre le changement climatique : le Mécanisme pour un Développement Propre et les critiques dont il est l’objet : Tsayem Demaze Moïse (MCF, Université du Maine, UMR CNRS 6590 ESO (Espaces et Sociétés) Audio recording

Moderators commentaries / Discussion with the audience

–          Prétexte écologique et projets urbains dans les pays émergents : Petit Olivier (Groupe EGIS, Djeddah, Arabie Saoudite) Audio recording

Moderators commentaries / Questions of the audience / O. Petit response and audience interventions / Discussion with the audience

3.45 pm – break

4 pm – Axis 4 (continuation): An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

–          Aspirations à la durabilité et la durabilité face aux aspirations : Socié Anne-Sarah (Doctorante, Université Paris Ouest – Nanterre – La Défense, laboratoire Sophiapol (EA 3932, équipe Lasco), chargée de mission projet Elaborons Ensemble l’Avenir (financement Veolia) Audio recording

Moderators commentaries / A-S. Socié response / Questions of the audience / A-S. Socié response to the audience

–          Quand les énergies vertes changent le regard sur le monde rural : Perrotti Daniela (Post-Doctorante, Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, Chercheur associé, Laboratoire de Recherche LAREP) Audio recording

Moderators commentaries / D. Perrotti response / Discussion of D. Perrotti with the audience

5.15 pm – End of axis 4

 5.30 pm – 6.30 pm – Closing Roundtable led by Francis Chateauraynaud

 

Lecture hall 2

9 am – Participant welcome

9.15 am – Axis 3: A technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          L’insoutenable légèreté climatique du développement durable : Stéphane La Branche (Chercheur associé à Pacte ; Coordonnateur de la Chaire Planète, Energie, Climat ; IEP de Grenoble ; Membre du GIEC)   Audio recording

–          La ville durable précipitée : généalogie de la diffusion d’un référentiel étranger et illusions d’un langage commun dans le monde arabe (le cas du Maroc, de l’Egypte et de la Syrie) : Barthel Pierre-Arnaud (LATTS-Ifu), Clerc Valérie (Institut français du Proche Orient), Pascale Philifert (LAVUE)   Audio recording

–          Une sociologie critique de la végétalisation des villes. Bilan du programme Changements Climatiques et Trames Vertes urbaines (CCTV) : Philippe Boudes (LADYSS CNRS)   Audio recording

F. Chateauraynaud commentaries / T. Souami commentaries / S. Labranche response / P-A. Barthel response / P. Boudes response / Questions of the audience / P-A. Barthel additional response / P. Boudes additional response

11 am – break

11.15 am – Axis 3 (continuation): À technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Les bibliothèques de quartier dans la ville durable. Entre espace public et territoire de conflits sociaux : Denis Merklen (Université Paris 7 et IRIS), Charlotte Perrot-Dessaux (Université Paris 7, Centre de sociologie des pratiques et des représentations politiques) Audio recording

–          De la place de l’architecture eu égard aux enjeux des villes durables. Approche critique de la politique publique en la matière : Neuwels Julie (Université Libre de Bruxelles – Faculté d’Architecture La Cambre Horta) Audio recording

T. Souami commentaries / D. Merklen and C. Perrot-Dessaux response to T. Souami / J. Neuwels response to T. Souami / F. Chateauraynaud commentaries / D. Merklen and C. Perrot-Dessaux response to F. Chateauraynaud / J. Neuwels response to F. Chateauraynaud / Questions of the audience / D. Merklen and C. Perrot-Dessaux response to the audience / F. Chateauraynaud final commentaries

1 pm – buffet

2.15 pm – Axis 3 (continuation): À technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Le bâtiment économe : une utopie technicienne ? : Christophe Beslay (sociologue, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay, Maître de conférences associé à l’université de Toulouse-Le Mirail), Romain Gournet (sociologue chargé d’études, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay), Marie-Christine Zélem (professeure de sociologie, CERTOP-CNRS, Université de Toulouse-Le Mirail) Audio recording

–          A Technical Democracy: From an Environmental Crisis to an Actor-Network Approach Towards Livable Cities : Izquierdo Karina (UNAM, Universidad Nacional Autónoma de México) Audio recording

F. Chateauraynaud commentaries / T. Souami commentaries / C. Beslay response / K. Izquierdo response / F. Chateauraynaud intervention / C. Beslay response to intervention of F. Chateauraynaud / Discussion with the audience

3.45 pm –break

4 pm – Following the conference in lecture hall 1 (see below)

5.30 pm – Closing Roundtable led by Francis Chateauraynaud  Audio recording (Lecture hall 1)
6.30 pm – Conference End


[1] Rawls J. (1987), Théories de la justice, Paris, Seuil

[2] Jonas H. (1990), Le principe de responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, Paris, éditions du Cerf

[3] Latouche S. (2003), « L’imposture du développement durable ou les habits neufs du développement », Mondes en développement, Vol.31-2003/1, N°121

[4] Gautier C. (1996), « A propos du « gouvernement des conduites » chez Foucault : quelques pistes de lecture », La gouvernabilité, Paris, Presses Universitaires de France

[5] Latour B. (1999), Politiques de la nature. Comment faire entrer les sciences en démocratie, Paris, La Découverte

[6] Callon M., Lascoumes P., Barthe Y. (2001), Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris, Seuil.

[7] Chateauraynaud F. (2010), De l’alerte au conflit, la sociologie argumentative et la balistique des causes collectives, Séminaire bimensuel annuel, EHESS, 105 bd Raspail 75006 Paris.

[8] Cefaï D., Trom D. (dir.) (2001), Les formes de l’action collective. Mobilisations dans des arènes publiques, Paris, Editions de l’EHESS, Collection « Raisons pratiques »

[9] Thévenot L., Lafaye C. (1993), « Une justification écologique? Conflits dans l’aménagement de la nature », Revue française de Sociologie, 34 (4), p. 495-524

CV des membres du réseau ACDD

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Courriels et informations principales concernant chaque membre du réseau : (cliquer ici ou sur les icônes ci-dessous)

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Les CV sont directement disponibles dans le tableau ci-dessous lorsque les noms sont soulignés :

(au 16 mai 2019)

Accéder à la page « Inscription »

NOM PRENOM AXES PROFIL
CV
ABADA ROFIA
ABENHAIM ANNA 2, 4 A CV
ACHEK YOUCEF MARIA
ADAM MATTHIEU 2, 4, 5 A, B CV
ALFARO JUAN-J.
AMAT AMANDINE
ARBOLEDA MANUELA CV
AUCLAIR ELIZABETH 1 A,B CV
BAHERS JEAN-BAPTISTE 1 B
BAILLEUL HELENE
BARTHEL PIERRE-ARNAUD CV
BARTHELEMY CAROLE
BATICLE CHRISTOPHE 3,4 CV
BAUDEMONT MICHEL 3,4 B
BEAURAIN CHRISTOPHE 1 A CV
BEAUVAIS FELIX
BELILI SAFI
BEN OUADA JAMOUSSI HANENE 1, 2 A
BERTE SALIMATA 5 C
BESLAY CHRISTOPHE 3 A CV
BIZA MEDARD 1, 4 A CV
BLOT FREDERIQUE 4 A, B CV
BOISSONADE JEROME 4 A,B,C CV
BOUDES PHILIPPE
BRISEPIERRE GAETAN 1,2,3,4 C CV
CARAT NOEL CV
CHAGGAR MERIEM 4 B CV
CHARDON ANNE-CATHERINE 1 B CV
CHEBROUX JEAN-BERNARD
CHERRADI JAMILA 2 B CV
CLERC VALERIE 3 A CV
DAMAY LUDIVINE
DANTEUR THIBAULT 1, 3, 5 A, C CV
DARROT CATHERINE 4, 5 CV
DE CASTRO CALDAS VITOR AUGUSTO
DELDREVE VALERIE
DELOGE JULIE 4 C CV
DESMOULINS LUCILE
DEVISME LAURENT 2, 4 C
DIABI FETHI DJAHID
DIESTCHY MIREILLE
DJEFFAL DJAFAR 6
DOUMENC LUC CV
DURAND SEVERINE  1  A CV
EGGER LUC CV
EL ARAARI ZAHRA 5 D CV
EUZEN AGATHE
EYNAUD LEA 1 A, C
CV
FABUREL GUILLAUME
FAIVRE-MALFROY FLORIAN CV
FLIPO FABRICE CV
FLORENTIN DANIEL  1, 5  A, B CV
FRANCOIS MARIE 1 A CV
GAGNEBIEN ANNE CV
GALI ASSIA
GANESSANE BALA 1, 2, 3
GBECHOEVI ALEXANDRE CV
GENESTIER PHILIPPE
GHYOOT MICHAEL
GOFFI MELANIE
GONZALEZ GABRIEL 2, 3, 5 B CV
GOURNET ROMAIN
GRAC (Groupe recherche Action)
GRANIER BENOIT 2,3 A CV
GRONDEAU ALEXANDRE
GUERRIN JOANA 1,2,3 B CV
HAGEL ZOE 2,3 A CV
HAMDANI AZIZ A, D
HERAT ARLETTE
HEURTEUX AURELIA 2 A CV
HUYGUE MARIE 2 A CV
IBANEZ FRANCOIS 4 A
IZQUIERDO KARINA 1 B CV
JEGOU ANNE 2 A CV
KELLOU IMANE
KERMICHE SARAH A, B CV
KOLB VIRGINIA CV
LABRANCHE STEPHANE CV
LACROIX GUILLAUME 4, 5 A, C CV
LAIGLE LYDIE
LAMBALLE RENE-HENRI CV
LANGUILLON RAPHAEL 4 A CV
LANTENOIS CATHERINE
LATKA FLORENT
LEBOIS VALERIE
LEGUY EMMANUEL
LEJEUNE CAROLINE
LEVY ALBERT 1, 4 A, B, C
LEY LUKAS
LLORENTE MARIE 2,3 A CV
LY AMINATA
MACCHI NOELLE
MAGAUD CLAIRE CV
MANOLA THEA 1, 3 A
MARCOS ISABEL
MENARD FRANCOIS D
MENOZZI MARIE-JO
MEQUIGNON MARC 3 CV
MERIGOT BERNARD 2 C
MOLINA GERALDINE
MORAND LUDOVIC 1, 2 A
NEDJAR-GUERRE AKILA 3 A CV
NEMOZ SOPHIE 1, 2, 3, 4 A CV
NEUWELS JULIE
OSADTCHY CLARA 3, 4 A, B CV
PAILLOUX ANNE-LAURE 1, 4, 5 B, C CV
PAUTARD ERIC
PERAULT EMILIE 5 C
PERRIN JACQUES-ARISTIDE 3, 5 A, C CV
PERROT-DESSAUX CHARLOTTE
PERROTTI DANIELA 4 A
PETIT OLIVIER
PEYRAT ELODIE
PEYROUX ELISABETH 1, 2 B CV
PHILIFERT PASCALE
PILO FRANCESCA
PONCET REMY 1 A, D CV
PRIE VINCENT 2 C CV
POUPONNEAU CLEMENT 5 C CV
RABIE JOSEPH
REGINENSI CATERINE CV
REIGNER HELENE CV
RENAULD VINCENT CV
ROBERT CORALIE 2, 4 C CV
ROLLAND LISA 5 A, B, C CV
ROUILLE GAELE 3, 4, 5 CV
RICHARD ISABELLE 4, 5 A CV
RICHARD RAYMOND 4 A
SALAUN GUILLAUME  1, 2, 6  B, D
SCHMIDT BENJAMIN CV
SHEN XIN
SISTEL ANNE CV
SOARES-GONCALVES RAFAEL
SOCIE ANNE-SARAH 4 CV
STAMBOULI JACQUES 1 CV
THEILE DOMINIQUE 4,5 C CV
THOREAU FRANCOIS CV
TSAYEM DEMAZE MOISE 4 B, C CV
VALEGEAS FRANCOIS 2 A CV
VALLET BERTRAND
VARLET DELPHINE
VASHALDE DIANE
VIALAN DAPHNE 3 A CV
VIDALAIN MELODIE
VILLALBA BRUNO
VINCENT AYMERIC 1, 5 C, D CV
XIAOYAN XIE CV
YOUBI ABDESLAM B CV
ZELEM MARIE-CHRISTINE 1, 3, 5 C CV
ZORELI MOHAMED-AMOKRANE

Comité scientifique

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Le comité scientifique du réseau est présidé par :

Catherine LARRERE : professeur de philosophie (PHICO), Université de Paris 1

et

Francis CHATEAURAYNAUD : Directeur d’études (GSPR), Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris

 

Comité scientifique :

Fabrice FLIPO : maître de conférences en philosophie (ETOS), Telecom & management SudParis

Luca PATTARONI : Chargé de cours (LASUR), Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne

Yannick RUMPALA : Maître de conférences en science politique (ERMES), Université de Nice Sophia Antipolis

Taoufik SOUAMI : Maitre de Conférences en urbanisme (LATTS) Institut Français d’Urbanisme

Lionel CHARLES : philosophe, chercheur en sciences sociales, Fractal, Paris

Laurent DEVISME : Maître-Assistant en Aménagement-Urbanisme (LAUA), Ecole Supérieure d’Architecture de Nantes

Ridha ABDMOULEH : maître Assistant en sociologie (FLSH-GEDES), Université de Sfax, Tunisie

Jérôme  BOISSONADE : maître de conférences en sociologie (AUS), Université du Littoral (Dunkerque), Sciences Po. (Lille)

Inscription au réseau

L’inscription au réseau “Approches Critiques du Développement Durable” (AC/DD) vise essentiellement à constituer un réseau informel sur les questions évoquées dans la page présentation du réseau, afin de mettre en œuvre notamment des groupes de recherche transversaux susceptibles de répondre à des appels à projets.

Accéder à la page « Membres »

Ces groupes de recherche seront potentiellement ouverts à des chercheurs :

Intérêts de recherche

A.    Travaillant les questions posées par le développement durable et souhaitant approfondir la dimension critique de leurs recherches,

B.     Ayant une approche critique dans leurs travaux et souhaitant aborder les problématiques liées au développement et à la ville durables,

C.     S’intéressant au travail critique réalisé par les acteurs et les usagers à propos des “objets” durables. Ceci, en s’attachant notamment aux liens que ces acteurs et usagers entretiennent actuellement et ceux qu’ils pourraient mettre en œuvre.

D.    Autre profil à proposer

Axes critiques

Pour formaliser ce réseau, nous avons mis en évidence cinq axes de travail qui reprennent ceux du colloque. Ils ne sont ni exclusifs les uns des autres ni exhaustifs, mais constituent une trame pouvant permettre aux uns et aux autres de situer leur approche.

·         Axe 1 : Un développement insoutenable ?

·         Axe 2 : Une gouvernementalisation des conduites ?

·         Axe 3 : Une démocratie par les instruments ?

·         Axe 4 : Une justification écologique ?

·         Axe 5 : Une durabilité techniciste ?

 ·      Axes suivants éventuels : A proposer

 

Inscription

Envoyer un courriel à l’équipe du réseau ACDD en indiquant :

·         Le profil A, B, C ou D dans lequel vous pensez vous situer (en précisant le contenu pour un éventuel profil D)

·         L’axe de 1 à 5 dans lequel  vous souhaiteriez travailler au sein d’un éventuel groupe de recherche pluridisciplinaire (en précisant le contenu pour un éventuel axe 6)

·         Si vous souhaitez mettre votre CV en ligne sur le site

Bienvenue

 

Équipe d’animation et contacts

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Cliquer ici pour prendre contact avec un.e membre de l’équipe d’animation du réseau

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Jérôme Boissonade (responsable du réseau)

Jérôme Boissonade est Maître de Conférences à l’Université du Littoral (ULCO) et membre de l’équipe de recherche AUS (UMR 7218 LAVUE). Il est diplômé de l’Université de Paris X – Nanterre (doctorat de sociologie) et de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette (Architecte DPLG). Ses enseignements relèvent essentiellement de la sociologie urbaine et du développement durable (Université du Littoral et Sciences Po. Lille) et ses recherches portent sur les approches critiques du développement durable (responsable du réseau AC/DD), ainsi que sur les relations entre politiques publiques et mobilisations. Il est par ailleurs, membre du comité de rédaction des Annales de la Recherche Urbaine, Président du Conseil Scientifique de l’UMR 7218 LAVUE jusqu’en 2016 et membre du Conseil de Laboratoire de cette UMR.
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Guillaume Lacroix

Diplômé de SciencesPo Lyon et doctorant en études urbaines, Guillaume réalise sa recherche doctorale sous la co-direction de Jérôme Boissonade grâce à un contrat CIFRE entre l’UMR LAVUE (Paris 8, équipe AUS) et un grand bureau d’études pluridisciplinaire en ingénierie. Sa thèse interroge les ambiguïtés de la relation de service entre commanditaires publics et prestataires privés de l’aménagement. Mobilisant une méthodologie qualitative (observation-participante, entretiens semi-directifs), il s’intéresse notamment à l’évolution de l’activité de conseil et d’expertise en aménagement des bureaux d’études, au prisme des mutations d’une commande publique locale sommée d’intégrer le développement durable.

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Sophie Nemoz

Sophie Némoz est Maître de Conférences à l’Université de Bourgogne/Franche-Comté et membre du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie (LaSA-UBFC). Elle a soutenu à l’Université Paris Descartes une thèse sur les politiques et les pratiques professionnelles et domestiques de l’habitat durable, dans une approche comparative entre la France, la Finlande et l’Espagne (Nemoz, 2009). Après avoir effectué un post-doctorat à l’Institut de Gestion en Environnement et d’Aménagement du Territoire de l’Université Libre de Bruxelles (2010-2011), elle a été maître de conférences contractuelle au sein de la Chaire internationale sur les éco-innovations à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (2012-2015). Ses recherches interrogent la transition écologique et énergétique des territoires, en mobilisant différentes méthodes d’enquêtes de terrain, qualitatives comme quantitatives.
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Elisabeth Peyroux

Elisabeth Peyroux est chargée de recherche au CNRS, à l’UMR 8586 Prodig, Paris. Elle est titulaire d’un doctorat de Géographie de l’Université de Paris X –Nanterre. Ses travaux portent sur la circulation internationale des normes et des modèles urbains et leur inscription dans les villes du Sud (Afrique du Sud plus particulièrement). Elle a participé à la finalisation d’un programme de recherche européen portant sur les stratégies de développement durable des villes du Sud dans une perspective comparée (Inde, Afrique du Sud, Brésil, Pérou) (Chance2Sustain). Membre de deux réseaux de recherche sur l’habitat en France (le Rehal – habitat et logement) et à l’échelle européenne (ENHR, European Network for Housing Research), elle coordonne le Groupe de Travail « Circulation des modèles et hétérogénéité des développements ») du Labex Dynamite (géré par l’université Paris 1 – Panthéon Sorbonne, membre de la ComUE HeSam – hautes études Sorbonne arts et métiers).

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 Dominique Theile

Issu du milieu universitaire (diplômé en Urbanisme, ancien doctorant au LATTS-ENPC), entrepreneur individuel depuis 1995, en recherche, conseil et formation en socio-économie et prospective de l’habitat. Ses travaux et interventions portent sur la diffusion d’innovations techniques et les résistances au changement sous l’angle des rapports entre cultures, usages, réglementations, techniques… principalement sur l’efficacité énergétique et la gestion des ressources, au regard des défis climatologiques, et des pratiques de confort.
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François Valegeas

François Valegeas est Maître de Conférences à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et membre du laboratoire ART-Dev (UMR 5281). Il a soutenu une thèse en urbanisme et aménagement de l’espace à l’université Paris Est (Lab’Urba et Laboratoire Ville Mobilités Transports) en 2014. Ses enseignements relèvent de l’aménagement et des politiques urbaines, et ses recherches portent sur la conception des projets urbains durables (valeurs, principes, référentiels) et les modalités d’appropriation de l’habitat durable (pratiques, trajectoires résidentielles, réception des normes d’habiter). Il travaille aussi sur la légitimité des savoirs et compétences des habitants (notamment jeunes et catégories populaires) dans la production urbaine.

 

Network presentation

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Critical Approaches of Sustainable Development

The notion of sustainable development is part of many researchers’ critical work. However this research is often fragmentary and the “sustainable” object is often secondary. Those two aspects can conceal the critical transversalities that lie within the topics of sustainable development.

Thus it would be appropriate to adopt a reflexive approach examining the theoretical, empirical and scientific foundations of these terms and the research objectives so many researchers focus on. Consequently, we would like to identify all the scientific disciplines involved in these critiques, depict their potential coherence but also the differences they face regarding the practical, the epistemological, the theoretical or any other aspect of the scientific work.

Therefore, this network should be the occasion to debate on these questions uniting researchers carrying a reflexive approach onto their own work and other professionals.

In order to achieve these goals we set out four research axes which are neither exclusive nor exhaustive. They rather represent a framework which might help researchers to situate their approach.

Axis 1 : An unsustainable development ?

The social conventions structuring the situations and the communities currently suffer from a double process of globalization and fragmentation of society. Supported by most of the international institutions, the analysis of this double process distracts the attention paid to social inequalities towards ecological inequalities, for instance the ecological inequality linked to water-level rising. Consequently nature itself becomes a tool for the creation of a common good. In general, the question of ecological inequalities can be broached by considering the “relative rarity”[1] of environmental goods. It rather focuses on « what nature can endure »[2]. More radical, the concept of degrowth reveals some essential contradictions in the approach of sustainable development[3]. However, to what extent can this radical alternative be nourished from other critical approaches in order to inspire them?

Axis 2 : A governance of conducts ?

Approaches towards sustainable development try to control people’s conduct by inventing new practices of social responsibility, a governance able to organize a socialization going beyond the law[4]. The inflation of characteristic indicators for these approaches show the increasing importance of governmental practices of change in terms of maintaining public order and regulating behaviors. In a broader approach, this justifies the deployment of these governmental politics regarding the environment, which is contrary to the dominant liberal construction. However can these governmental politics though also give some instruments able to surpass themselves?

Axis 3 : A democracy by plan ?

Notably, the question of the environmental politics is broached through the subject of technical democracy consisting essentially in knowing « how to enter sciences in democracy »[5]. In this framework, the sense of sustainable development relies on the performance of its tools in order to deal with the stakes it raises. Concepts drawn by this research stream (hybrid forums[6], ballistics[7] etc) are based on the principle of symmetry, which leads researchers to tackle to the construction processes of environmental struggles (GMO, High Speed Trains lines). However, is the focus on the procedural dimension of sustainability based on an excessive confidence in the critical potentialities of these measures?

Axis 4 : An ecological justification ?

Often starting from an approach in terms of “arenas of public involvement”[8], the sociology of justification regarding environment firstly tried to identify the strategies, interests and justifications mobilized in infrastructure planning conflicts. Depending on the importance of transformations required, the “green greatness »[9] highlighted by the actors on this occasion, tries either to integrate nature in existing justification orders or to lead to the elaboration of an additional order or even to profoundly question the common matrix of these orders and the support it offers to those critical approaches. Sustainable development is based on the belief in this last alternative in order to reverse the critique. Indeed institutions are the ones which often support this green greatness, facing atomized individuals. However, the latter daily put to the test the different measures which are stipulated.

Axis 5 : A technicist sustainability ?

The emergence of sustainable development tends to redefine the organization of work in the mode of production of new technical objects and thereby report that humans have been maintaining with their environments in everyday life. This questions the “friendliness”[10] of eco-contemporary techniques, their ability to enroll in both the know-how and savoir-vivre in use, but also in the widening project individual autonomy. In view of the foundations of political ecology, it involves a dispute over the control possibilities of technical tools by users[11]. This paper questions the conditions of existence of face-powers against the logic of objects renewal inherent in the operation of capitalism[12].

The theme of the conference suggests many research leads from which only a few are described here. The stakes of this work in progress measure up the importance of a model which saturates the current legitimization modes of the institutions and of the experiences frameworks they try to implement.

You can also freely join the network “Critical approaches of sustainable development”

These research groups are potentially open to researchers :
A.    Working on development and sustainable city issues and wanting to broaden the critical dimension of their research,
B.     Having a critical approach in their work and wishing to tackle development and sustainable issues,
C.    Interested in the critical work performed by actors and users about sustainable « objects », paying particular attention to current and potential links between actors and users.
D.    Different profile to suggest
To formalize this network, we set out four research axes which are neither exclusive nor exhaustive. They rather represent a framework which might help researchers to situate their approach.

•         Axis 1: An unsustainable growth?
•         Axis 2: A governance of conducts?
•         Axis 3: A democracy by plan ?
•         Axis 4: An ecological justification?
•         Axis 5: A technical sustainability ?

•         The following axes: make a proposal

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Including :
•         A Curriculum
•         The profile A, B, C or D in which you think you are situated (specify the content for profile D)
•         The axis on which you want to work within a multidisciplinary research group

Conference proceeding


[1] Rawls J. (1987), Théories de la justice, Paris, Seuil

[2] Jonas H. (1990), Le principe de responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, Paris, éditions du Cerf

[3] Latouche S. (2003), « L’imposture du développement durable ou les habits neufs du développement », Mondes en développement, Vol.31-2003/1, N°121

[4] Gautier C. (1996), « A propos du « gouvernement des conduites » chez Foucault : quelques pistes de lecture », La gouvernabilité, Paris, Presses Universitaires de France

[5] Latour B. (1999), Politiques de la nature. Comment faire entrer les sciences en démocratie, Paris, La Découverte

[6] Callon M., Lascoumes P., Barthe Y. (2001), Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris, Seuil.

[7] Chateauraynaud F. (2010), De l’alerte au conflit, la sociologie argumentative et la balistique des causes collectives, Séminaire bimensuel annuel, EHESS, 105 bd Raspail 75006 Paris.

[8] Cefaï D., Trom D. (dir.) (2001), Les formes de l’action collective. Mobilisations dans des arènes publiques, Paris, Editions de l’EHESS, Collection « Raisons pratiques »

[9] Thévenot L., Lafaye C. (1993), « Une justification écologique? Conflits dans l’aménagement de la nature », Revue française de Sociologie, 34 (4), p. 495-524

[10] Illich Ivan, 1973, La convivialité, trad. de l’américain par L. Giard et V. Bardet, Tools for conviviality, Ed. du Seuil, Paris, 160p.

[11] Bosquet Michel (Gorz A.), 1978 (1ère éd. 1975), Ecologie et politique, Paris, éd. du Seuil, 244 p. (coll. «Points Politique»)

[12] Schumpeter Joseph, 1951 (1ère éd. 1943), Capitalisme, socialisme et démocratie, Paris, Payot, 462 p..