Archives de catégorie : Réseau ACDD

Le monde change…

Il faut éviter que certaines personnes soient tentées de s’habituer à la situation actuelle, voire de se laisser séduire par ses apparences insidieuses : beaucoup moins de circulation sur les routes, un ciel déserté par le trafic aérien, moins de bruit et d’agitation, le retour à une vie simple et à un commerce local, la fin de la société de consommation…[1].

Une sélection des meilleures séances
et des meilleures interventions
de l’atelier « Habiter la transition »

(enregistrement ou streaming)

Une sélection des meilleures séances
et des meilleures interventions de l’atelier « Développement durable et ‘acceptabilité sociale' »
(enregistrement ou streaming) 

Propositions de lecture
accessibles en ligne
(téléchargement gratuit lorsque le titre est en rouge
[5])

Nous avons demandé aux chercheur.e.s qui ont co-organisé des séances d’atelier depuis la création du réseau ACDD, de nous proposer :
– un ouvrage, un texte ou un article paru depuis la création du réseau en 2013, qui leur paraissait essentiel ;
– un texte ou article paru dans l’année qui leur paraissait le plus intéressant à proposer aux personnes concernées par le réseau ;
– un coup de cœur (roman, musique, image, film, etc.) qui leur paraissait avoir du sens en ce moment ;
– L’ouvrage, un texte ou un article paru depuis la création du réseau.
Une seule contrainte : que leurs propositions soient accessibles en ligne. Ils nous ont proposé :

[1] Bieri Pierre-Gabriel, « Vers une stratégie de sortie de crise », Bulletin hebdomadaire du Centre patronal suisse, N° 3284 – 15 avril 2020.
[2] Philosophe, Professeur honoraire de Première Supérieure et chercheur rattaché au laboratoire Sophiapol de l’université Paris Nanterre
[3] Directeur des programmes de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), Président du comité scientifique et technique du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).
[4] Doctorant au Groupe de Sociologie Pragmatique et Réflexive (GSPR) EHESS
[5]
En cette période de confinement, où les éditeurs proposent des conditions exceptionnelles d’accès à leurs fonds, il est utile de rappeler que les publications de ces éditeurs se trouvent toutes ou presque, via le site des BU, sur des plateformes accessibles à tout membre d’une communauté universitaire : enseignant-chercheur, étudiant, personnel. Toutes les bibliothèques universitaires ont souscrit un abonnement à un bouquet Cairn baptisé encyclopédies de poche,qui regroupe la collection Repères (La Découverte) et la collection Que sais-je (PUF). Cette ressource est assez bien identifiée par les étudiants. En ce moment, Cairn donne aussi accès à tous les ouvrages  dits « de recherche » : 223 en géographie, 1538 en sociologie, 1183 en sciences politiques etc… Seuls sont téléchargeables ceux qui ont été achetés par les bibliothèques, mais tous sont consultables en streaming. L’offre d’ebooks proposée par les bibliothèques reste malheureusement trop souvent ignorée. L’impossibilité d’accéder aux collections imprimées des BU est peut-être l’occasion de la (re)découvrir et de la faire découvrir :   l’HarmathèqueDawsonera, OpenEdition Books, dont tout le contenu est en accès libre, Numérique Premium, qui actuellement offre l’accès à tous les Atlas Autrement… N’oublions pas les revues (de géographie) en ligne, les revues en français (non exhaustif…) en particulier, accessibles sur les mêmes Cairn, OpenEdition, ou Persée.. Tout membre d’une communauté universitaire peut bénéficier de ces ressources, aujourd’hui enrichies de quelques offres exceptionnelles,  en saisissant simplement ses identifiants institutionnels.

Nous n’aurions jamais existé…

Le réseau Approches Critiques du Développement Durable n’aurait jamais existé et ne pourrait fonctionner sans être libre de toute tutelle financière ou institutionnelle. La réflexion critique est un véritable service public vital pour la démocratie.
La recherche publique est fondée notamment sur :
– la dimension collective des recherches et le principe de coopération au sein d’une communauté de chercheur.e.s entre acteurs de la recherche, entre laboratoires et entre institutions de l’Enseignement Supérieur et la Recherche ;
– la liberté des chercheur.e.s dans le choix des thèmes de recherche ;
– l’importance de la recherche fondamentale, en particulier en Sciences Humaines et Sociales.
Ce sont pour ces raisons que nous nous opposons au projet de réforme actuelle des retraites et à celui concernant la loi de programmation pluriannuelle de l’Enseignement Supérieur et la Recherche (LPPR). Ces réformes s’inscrivent dans une longue lignée de destruction des acquis sociaux, de remise en cause des mécanismes de solidarité, et d’aggravation des inégalités. Ces deux réformes, générales et spécifiques, échelonnées dans le temps, ne doivent pas en effet, masquer leurs fondements communs : individualisation des parcours et des pensions, concentration des financements, régulation des flux, précarisation des statuts et des ressources, darwinisation des relations sociales, etc.
Revendiquant une approche critique, nous sommes attaché.e.s à l’autonomie de la recherche et de l’université, et aux missions du service public, qui sont remises en cause par ces réformes. Chercheur.e.s en sciences sociales, nous sommes également particulièrement inquiet.e.s face au recours récurrent à la répression administrative, policière et judiciaire visant à étouffer les contestations. Nous nous déclarons en lutte et exprimons notre solidarité avec l’ensemble des personnels mobilisés, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et d’ailleurs.

Nous inscrirons les prochains ateliers du réseau Approches Critiques du Développement Durable dans la mobilisation actuelle, en consacrant des discussions à la situation actuelle et aux perspectives de court et de plus long terme. Nous incitons les membres du réseau à s’impliquer dans la mobilisation par les moyens qui leur semblent les plus efficaces.

L’équipe d’animation du réseau Approches Critiques du Développement Durable

Présentation du réseau

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Activités du réseau

Une sélection des meilleures séances
et des meilleures interventions
de l’atelier « Habiter la transition »

(enregistrement ou streaming)

Propositions de lecture
(accessibles en ligne)

Nous avons demandé aux chercheur.e.s qui ont co-organisé des séances d’atelier depuis la création du réseau ACDD, de nous proposer :
– un ouvrage, un texte ou un article paru depuis la création du réseau en 2013, qui leur paraissait essentiel ;
– un texte ou article paru dans l’année qui leur paraissait le plus intéressant à proposer aux personnes concernées par le réseau ;
– un coup de cœur (roman, musique, image, film, etc.) qui leur paraissait avoir du sens en ce moment ;
– L’ouvrage, un texte ou un article paru depuis la création du réseau.
Une seule contrainte : que leurs propositions soient accessibles en ligne. Ils nous ont proposé :

[1] Philosophe, Professeur honoraire de Première Supérieure et chercheur rattaché au laboratoire Sophiapol de l’université Paris Nanterre
[2] Directeur des programmes de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), Président du comité scientifique et technique du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).
[3] Doctorant au Groupe de Sociologie Pragmatique et Réflexive (GSPR) EHESS

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Atelier
« Habiter la transition »

Séances

Jeudi 28 mai 2020 (reportée)

Cycle « Pratiques sociales et politiques de transition »

Dix-septième journée de l’atelier

“Habiter la transition. Des pratiques existantes
aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés”

Atelier thématique commun aux réseaux ACDD et ReHaL
En partenariat avec le Master “Habitat et ville durable – Pour une approche critique de la fabrique urbaine”

Encore le coronavirus !
La séance du jeudi 28 mai est donc reportée

Programme

Coordinateurs de la séance : Sophie Némoz[1] et François Valegeas[2]

Les rapports qu’entretiennent les problèmes sociaux et environnementaux suscitent « une diversité des formes d’engagement et des mouvements socio-écologistes »[3]. Si leur questionnement a été repris de façon plus récente et explicite vis-à-vis de la notion de « transition »[4], l’hétérogénéité des ancrages de ces dynamiques invite à renouveler les approches de leurs territorialisations sociales et spatiales. L’attention sera portée dans cette séance, sur une série de distensions dans les rapports à la « transition », entre les dimensions populaires et les échelles situées des quartiers. En commençant par celles des milieux qui éprouvent ces qualifications et leur polysémie, leur mise en discussion vise précisément à scruter plutôt qu’à préjuger des manières de dire, de faire ou de se départir des idées de transitions écologiques.
L’un des constats qui instille cette séance est qu’elles prêtent à des interprétations segmentées, voire antinomiques dans les politiques publiques, notamment entre des mesures urbaines qui s’adressent aux quartiers populaires et celles en charge de l’écologie dont les injonctions descendantes ne vont pas sans présomptions de désintérêt ou d’inaction environnementale. Ainsi, les transitions en questions réactualisent des débats déjà anciens comme elles rendent pressantes d’étayer d’autres croisements possibles.
Le premier que cette journée mettra en dialogue examine les tensions entre inégalités et injustices socio-environnementales. « Les inégalités écologiques et la polarisation de leur répartition devraient avoir pour conséquences que les groupes sociaux ou les nations les plus défavorisés aient particulièrement à cœur de résoudre les problèmes environnementaux et s’engagent activement dans cette voix »[5]. Si la superposition des dominations entre les êtres humains aux relations asymétriques avec la nature est l’objet d’approches critiques, certaines ont pu être ainsi théorisées autour de la formulation d’une « écologie sociale »[6] dès les années 1960 aux Etats-Unis, ou suscité localement des soulèvements contestataires au cours des années 1980[7]. Ce mouvement de protestations au nom de la « justice environnementale » connaît aujourd’hui des effets de capillarités internationales. Sa diversité culturelle sera ici approfondie moins en termes de « réception » qu’à partir d’analyses circonstanciées, à même de réinterroger « la culture du pauvre »[8] en cherchant à comprendre dans quelles mesures « le style de vie des classes populaires » et les inégalités associées deviennent sentiments d’injustice à l’égard de l’environnement.
Le deuxième questionnement abordera la pluralité des rapports à la « transition ». Ainsi, d’autres interrelations ne nous semblent pas à négliger mais appellent aussi que l’on s’intéresse aux processus de transition écologique dans une perspective non restrictive à la divulgation des dominations et aux conflits « écologico-distributifs »[9]. Tandis que ces derniers ont été attribués à l’existence d’un « environnementalisme populaire »[10], il est principalement défini comme une lutte pour l’accès à des « biens » biophysiques ou contre leurs dégradations nocives. Il y a là l’affirmation d’un courant spécifique de l’écologie dont l’examen s’est encore peu attaché aux expériences de transition. Comment les habitant.e.s des quartiers populaires les éprouvent-elles ? Quels rapports pratiques et sensibles à la « transition » ? Est-ce que les habitant.e.s s’emparent de cette question ? De quelle manière(s) se l’approprient-ils ou s’en détournent ? Ces questions sur les singularités des rapports socio-environnementaux méritent d’être enrichies en précisant les observations et en clarifiant les débats qu’elles aiguisent, voire en empruntant de nouvelles voies pour les aborder autrement.
Enfin, les contributions à cette journée s’intéresseront plus précisément aux modalités collectives dans leur diversité. Celles-ci seront restituées sous les différents registres qu’elles emploient entre mouvement et inertie face aux transitions. Le spectre est résolument exploratoire plutôt que borné par les mobilisations organisées ou les résistances plus ordinaires. Quels projets, quelles alternatives ou expérimentations rassemblent ? Qui les porte ? Avec quelle(s) cause(s) ? Selon quel(s) clivage(s) ? En quoi la question des transitions est-elle ressaisie, délaissée, affrontée ou confisquée ? Repenser ainsi les cadrages politiques, sociaux et scientifiques des quartiers populaires c’est ne pas en rester aux constats d’une déconnexion historique entre mobilisations écologiques et ouvrières[11] comme d’une disjonction avec les villes ou les quartiers dits « en transition ». Si ces rapports peuvent être discutés, ils ne seront pas tenus pour seuls ressorts.

Programme de la journée

Introduction de Sophie Némoz et de François Valegeas

Matinée (10h – 12h30) :

  • Catherine Larrère[12]: « Titre de la première intervention »
  • Flaminia Paddeu[13], Ségolène Darly[14] et Kaduna-Eve Demailly[15] : « Titre de la deuxième intervention »

Échanges croisés

Après-midi (14h00 – 17h) :

  • Khedidja Mamou[16] : « Titre de la troisième intervention »
  • Léa Billen[17] : « Titre de la quatrième intervention »

Discussion et mots de conclusion

[1] Maîtresse de conférences à l’Université Bourgogne Franche-Comté et membre du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie (LaSA EA 3189), Maison des sciences de l’Homme et de l’Environnement (MSHE Ledoux USR 3184).
[2] Maître de conférences à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et membre du laboratoire Acteurs, Réseaux et Territoires dans le Développement (ART-Dev UMR 5281)
[3] Grisoni A. et Némoz S., (2017), « Les mouvements socio-écologistes, un objet pour la sociologie », Socio-logos, n°12.
[4] Voir notamment les contributions de la journée « Pratiques de transition et rapports au politique » de l’Atelier AC/DD, Paris, 23 mars 2020.
[5] Larrère C., 2009, « La justice environnementale », Multitudes, 2009/1, n°36, p.156
[6] Bookchin M., 1964, « Ecology and Revolutionary Thought », Bookchin’s newsletter Comment. Bookchin M.,1990, The Philosophy of Social Ecology : Essays on Dialectical Naturalism, Montréal, Black Rose Books.
[7] Keucheyan R., 2014, La nature est un champ de bataille. Essai d’écologie politique, Paris, La Découverte, p. 176
[8] Hoggart R., 1970, La culture du pauvre. Etude sur le style de vie des classes populaires en Angleterre, Paris, Editions de Minuit.
[9] Martinez Alier J., 2014 [2002], L’écologisme des pauvres. Une étude des conflits environnementaux dans le monde, Les Petits matins/ Institut Veblen.
[10] Ibid.
[11] Touraine A., Wieviorka M., Dubet F., 1984, Le mouvement ouvrier, Paris, Fayard, p. 298.
[12] Professeur émérite en philosophie morale et politique à l’Université de Paris 1 – Panthéon Sorbonne.
[13] Maîtresse de conférences en géographie à l’Université Paris 13 et membre du laboratoire PLEIADE.
[14] Maîtresse de conférences en géographie à l’Université Paris 8 et membre du LADYSS.
[15] Maîtresse de conférences en géographie à l’Université Paris 8 et membre du LADYSS.
[16] Architecte et sociologue, Maîtresse de conférences à l’ENSA Montpellier et membre du CRH-LAVUE (UMR 7218) et du LIFAM. Cofondatrice et membre active de l’association APPUII (Alternatives pour des projets urbains ici et à l’international).
[17] Doctorante en géographie, urbanisme et aménagement à l’Université Paris Nanterre et membre du LAVUE.

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Atelier DÉVELOPPEMENT DURABLE & ACCEPTABILITÉ SOCIALE

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Ouvrages et numéros de revues liés au réseau

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Colloque Sociologie des approches critiques du développement et de la ville durables

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Conference on sociology of critical approaches of sustainable development and the sustainable city

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