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Atelier DÉVELOPPEMENT DURABLE & ACCEPTABILITÉ SOCIALE

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Atelier thématique commun au GIS ReHaL et au réseau AC/DD

 Présentation générale de l’atelier (2012-2016)

Nous souhaitons dans cet atelier nous intéresser à la dimension performative du développement durable, qui s’appuie sur un consensus moral préalable, une représentation partagée permettant aux acteurs d’agir ensemble[1]. Ce caractère performatif s’exerce notamment à l’aide d’indicateurs et par l’attribution de rôles aux différents acteurs qui y participent, donnant une place essentielle à l’expertise et à la recherche. Les indicateurs sont en effet des instruments de mesure et des médiateurs facilitant les apprentissages organisationnels, la co-construction et l’innovation institutionnelle[2]. L’expertise et la recherche tiennent quant-à-elles, un rôle essentiel dans la performativité du développement durable, au moins pour deux raisons. D’une part, elles interviennent en amont dans l’actualisation des formes de cette notion problématique et des dispositifs qui l’effectuent. D’autre part, elles s’inscrivent dans une démarche d’aide à la décision qui vise à favoriser l’intégration de ce nouveau référentiel de l’action publique par la population[3].
Cependant, la mise en œuvre du développement durable à l’aide de dispositifs sociotechniques centrés sur une “participation raisonnable”[4] de l’habitant-usager relève aussi d’une “coercition mutuelle”[5] qui atteint aujourd’hui ses limites, dont la plus connue est le fameux “effet rebond”. L’amélioration continue des performances techniques des bâtiments voit en effet les ménages augmenter leur consommation corrélativement aux économies réalisées. Cette situation est aujourd’hui dénoncée comme étant le produit d’un effet pervers comportemental, contradictoire avec le modèle de sobriété prôné par le développement durable.
Face à ces blocages, la psychologie sociale, l’économie comportementale, les sciences de la communication, les neurosciences ou la science politique sont sollicités pour répondre à cet “impératif écologique [qui] exige d’une part, des innovations technologiques et, d’autre part, des changements de comportement individuel et collectif (…) hypothétiques”[6].
La notion d’acceptabilité sociale, directement issue de la gestion des risques et du calcul rationnel a progressivement été reprise par les institutions alors qu’elle soulève de nombreuses questions :

  • La notion d’acceptabilité peut-elle répondre aux obstacles rencontrés par le développement durable, sans questionner son caractère hégémonique et impératif ?
  • Dans quelle mesure, un “paternalisme libertaire”[7] confortant la rationalité latente des individus pour orienter leur choix en direction de cet “impératif”, ne renforce-t-il pas les contradictions de cet oxymore qu’est le développement durable ?
  • Comment la recherche urbaine peut-elle s’extraire d’une approche normative de l’acceptabilité en termes de standards et de bonnes pratiques, alors même que les formes concrètes du développement durable sont constamment co-construites avec des acteurs publics et privés en demande de modèles transférables ?
  • Dans quelle mesure, interroger la notion d’acceptabilité et ses usages, peut-il nous permettre d’une part, de donner sens aux difficultés concrètes que rencontre le développement durable et d’autre part, de mieux comprendre la nature des relations entre la recherche et le champ du développement durable ?
  • Enfin, ce travail sur le rôle de l’acceptabilité peut-il nous permettre de trouver des points d’appui pour construire la critique vis-à-vis du développement durable ?

Cet atelier commun au réseau AC/DD et au GIS ReHaL souhaite apporter une contribution à ce débat, à travers trois ou quatre séances par an. Idéalement, chaque journée d’atelier repose sur une trame “définitions / étude de cas / controverse” qui peut être répartie librement suivant les ateliers (par intervenant, par séquences distinctes au cours de la journée, etc.) :

  • Définitions : Les notions d’acceptabilité, d’intégration, d’acceptation, d’appropriation, etc. ne sont pas portées par les mêmes acteurs ou milieux professionnels ou disciplinaires et prennent donc un sens différent selon les contextes.
  • Etudes de cas : les expériences de terrain évoquées sont destinées à mettre à l’épreuve les débats précédents sur les définitions et leurs usages.
  • Controverse : une question problématique est élaborée en amont et réajustée en fonction des enseignements des séquences précédentes.

[1] Villalba B. (2009), Appropriations du développement durable. Emergences, diffusions, traductions ; Lille, Septentrion, p. 365
[2] Rey-Valette Hélène et al. (2010), « Quelques postulats relatifs aux indicateurs de développement durable : l’exemple de l’aquaculture », Natures Sciences Sociétés, 2010/3 Vol. 18, p. 253-265.
[3] Colloque « Incitations comportementales et environnement », Centre d’analyse stratégique, 9 mars 2011. Etude de Sébastien Terra et Aurore Fleuret (2009), L’acceptabilité sociale des éoliennes : des riverains prêts à payer pour conserver leurs éoliennes – Enquête sur quatre sites éoliens français ; MEEDDAT / CGDD / SEEIDD.
[4] Barbier Rémi (2002), « La fabrique de l’usager. Le cas de la collecte sélective des déchets », Flux, 2002, n°48-49, p.35-46, p. 37
[5] Douglas Mary (1992), De la souillure. Études sur la notion de pollution et de tabou, Paris, La Découverte. Cité par Rémi Barbier.
[6] Centre d’analyse stratégique (2011), “Nudges verts” : de nouvelles incitations pour des comportements écologiques ; Note de presse.
[7] Thaler Richard H., Sunstein Cass R. (2003), « Libertarian paternalism is not an oxymoron », The University of Chicago Law Review, vol. 70(4).

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Programme 2016

Le développement durable à l’épreuve de la société du risque

13ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”
Mercredi 22 juin

Coordinateur de la séance : Jacques Lolive
  (l’assemblée générale du réseau ACDD a eu lieu à cette occasion)

Le développement spectaculaire des risques environnementaux dans les sociétés contemporaines a été analysé par Ulrich Beck qui a proposé la notion de société du risque. Selon lui, « la production  sociale  de  richesses  est  systématiquement  corrélée  à  la  production  sociale  de risques ».  Si  le  risque (et  sa  réalisation catastrophique) fait  désormais partie intégrante des sociétés actuelles, comment le développement durable peut-il prendre en compte cet élément encombrant ?  Quelles  trajectoires  de  durabilité  peut-on  mettre  en  œuvre  pour  améliorer  la situation  de  ces  sociétés  insoutenables,  et  notamment  les  situations  post-catastrophiques ? Comment habiter dans les zones à risques qui se développent dans des métropoles où coexistent zones industrielles, zones contaminées, favelas, zones inondables, crise de l’eau et mort des hydrosystèmes ?

Face à ces enjeux nous proposons de privilégier :

  • une réflexion sur la méthode qui soit à la fois une posture de recherche et une méthode de transformation sociale
  • une réflexion sur les premières actions pour amorcer une trajectoire de durabilité dans ces métropoles insoutenables.

Comment combiner information, changements de comportements et mobilisation des populations exposées. ? Comment impliquer les  habitants exposés  dans  la  gestion  des  zones  à  risque ? Comment commencer à faire changer les choses dans les métropoles insoutenables ?
Ces questions seront abordées à partir de certaines controverses :

  • Société du risque versus développement durable
  • Acceptabilité sociale du risque et adaptation versus développement durable.
  • Urgence d’agir pour améliorer la situation des populations exposées versus processus long de transformations profondes et graduelles.
  • Communication du risque versus Participation du public. Protection de l’environnement versus droit social

Plusieurs terrains viendront à l’appui des débats :

  • Habiter dans les zones contaminées de São Paulo (J .Lolive, C. Okamura analyseront la situation du Condominium Barão de Mauá)
  • Les occupations irrégulières  de  zones  protégées  (J.  Lolive,  C.  Okamura  analyseront  les occupations illégales dans la zone de protection du barrage-réservoir de Guarapiranga)
  • Les zones à risques de l’étang de Berre, des estuaires de la Gironde (Blayet) et de la Severn (Hinkley Point) (F. Chateauraynaud y analysera la « rébellion des milieux »)
  • L’expérience de l’éco-quartier de l’Union à Roubaix (B. Villalba présentera cette expérience pour justifier la nécessité de promouvoir une durabilité forte)

Ces approches  seront complétées par un éclairage philosophique sur la participation, avec Joëlle Zask, spécialiste de la philosophie pragmatiste et notamment de celle de John Dewey. Elle proposera des pistes de réflexion inspirées du pragmatisme pour nous aider à réfléchir sur le développement d’une « participation contributive » qui incluera le  public des populations des favelas. Elle s’appuiera notamment sur  son  dernier livre qui analyse comment l’agriculture paysanne cultive les valeurs démocratiques

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Mettre à l’épreuve l’acceptabilité sociale

12ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

Séance spéciale à l’occasion du Forum des 25 ans du réseau Recherche Habitat Logement (ReHaL)

Mercredi 8 juin 2016

Coordinateur de la séance : Jérôme Boissonade [1]

La notion d’acceptabilité sociale a émergé au début des années 2000, soit moins d’une décennie après celle de développement durable. Elles ont connu un succès similaire, une genèse assez proche, une fragilité de leurs fondements théoriques analogue et sont la plupart du temps portées par les mêmes acteurs.
Cette journée souhaite interroger les relations croisées entre ces deux histoires et les évolutions récentes de ces deux catégories de la pratique pour comprendre comment nous sommes passés d’une durabilité consacrée aux besoins essentiels des populations, auxquels les nations unies s’étaient engagées à répondre en 1992, à la volonté actuelle des mêmes acteurs d’aller jusqu’aux limites de ce que les consommateurs, les habitants ou les citoyens, peuvent accepter.
Cette appréhension de l’inacceptable, prise en charge initialement par la psychologie sociale afin de prédire et de changer le comportement des utilisateurs face aux systèmes technologiques[2], a aujourd’hui clairement changé d’échelle. Qu’il s’agisse des conséquences du traitement des informations collectées par la géolocalisation, au rôle éventuel du principe d’équité sur le traitement de la question des effets de serre, en passant par les questions d’accompagnement des publics et de reconnaissance des méthodes de conduite des projet urbains, « l’inacceptabilité » représente une menace qui hante l’action publique, notamment lorsqu’elle s’aventure sur des terrains environnementaux, ou plus largement, quand elle traite de questions susceptibles de relever du développement durable.
Quel rôle a joué la notion de développement durable dans la diffusion de « l’acceptabilité sociale » ? Lors de ces traductions croisées, comment se sont-ils transformés pour irriguer les débats contemporains ?
Si l’on reprend une des définitions récentes de l’acceptabilité sociale, celle-ci est comprise comme « un processus d’évaluation politique d’un projet sociotechnique mettant en interaction une pluralité d’acteurs impliqués à diverses échelles et à partir duquel se construisent progressivement des arrangements et des règles institutionnels reconnus légitimes car cohérents avec la vision du territoire et le modèle de développement privilégiés par les acteurs concernés »[3].
Limitée à la médiation et la résolution de conflits, cette notion relative et floue présuppose pourtant que ce sur quoi elle s’applique est nécessaire, légitime, et est ou sera réalisé[4]. Face aux « verrous comportementaux », la psychologie sociale, l’économie comportementale, les sciences de la communication, les neurosciences ou la science politique sont sollicités pour répondre à « l’impératif écologique » qui nécessite de prendre des décisions publiques dans des « univers controversés »[5]. Cette injonction à la durabilité qui laisse peu de place aux alternatives, légitime les entreprises d’acceptabilité sociale. Pourtant, la « coercition mutuelle »[6] peine à produire une « participation raisonnable »[7]. On assiste aujourd’hui à un retour du réel qui réinterroge le couplage de ces deux notions, qu’il s’agisse de l’effet rebond, des accusations de greenwashing ou des « effets pervers » de solutions « acceptées » par les consommateurs / usagers / habitants / citoyens et se révélant pourtant d’une durabilité bien restreinte.
Les recherches sur la durabilité peuvent-elles travailler la question de “l’acceptabilité sociale” sans pour autant se traduire par une injonction qui gouvernementalise les conduites ? Comment la recherche urbaine peut-elle s’extraire d’une approche normative de l’acceptabilité en termes de standards et de bonnes pratiques, alors même que les formes concrètes du développement durable sont constamment co-construites avec des acteurs publics et privés en demande de modèles transférables ? Dans quelle mesure la question l’instrumentation de ces recherches ne se pose-t-elle pas plus fortement que dans d’autres domaines ? S’agit-il d’investir de manière critique la notion d’acceptabilité et/ou élaborer des notions alternatives ?
L’objectif de cette séance, qui intervient à la suite du dossier éponyme de la revue [VertigO] est de faire le point sur les interactions entre développement durable et acceptabilité sociale et leurs effets sur les acteurs et les situations, avant la séance qui clôturera définitivement l’atelier « Développement durable et acceptabilité sociale », prévue le mercredi 22 juin (séance coordonnée par Jacques Lolive : « Le développement durable à l’épreuve de la société du risque. Stratégies d’acceptation par la durabilité pour métropoles insoutenables ? »).

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Affiche Urgence environnementale et acceptabilité sociale (ACDD)

11ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

Lundi 19 avril 2016

Coordinateur de la séance : Bruno Villalba [1]

La recherche scientifique est de plus en plus sollicitée pour permettre d’élaborer des décisions publiques acceptées par les usagers, notamment dans des choix techniques [2]. La psychologie sociale, l’économie comportementale, les sciences de la communication, les neurosciences ou la science politique sont sollicités pour répondre à cet « impératif écologique [qui] exige d’une part, des innovations technologiques et, d’autre part, des changements de comportement individuel et collectif (…) hypothétiques » [3]. Il s’agit dès lors de contribuer aux leviers du changement, qui feront disparaître les blocages et les réticences des acteurs.
Cela interroge les conditions de production d’un savoir scientifique réflexif. Mais au-delà de cette question épistémologique, l’acceptabilité sociale suppose l’adoption de procédures qui permettent l’appropriation par les acteurs sociaux de procédures, de normes ou des manières de faire, conformes aux options choisies par les préconisateurs.
La notion d’acceptabilité sociale, directement issue de la gestion des risques et du calcul rationnel a progressivement été reprise par les institutions alors qu’elle soulève de nombreuses questions
• La notion d’acceptabilité peut-elle répondre aux obstacles rencontrés par le développement durable, sans questionner son caractère hégémonique et impératif ?
• Dans quelle mesure, un “paternalisme libertaire” [4] confortant la rationalité latente des individus pour orienter leur choix en direction de cet “impératif”, ne renforce-t-il pas les contradictions de cet oxymore qu’est le développement durable ?
• Comment la recherche urbaine peut-elle s’extraire d’une approche normative de l’acceptabilité en termes de standards et de bonnes pratiques, alors même que les formes concrètes du développement durable sont constamment co-construites avec des acteurs publics et privés en demande de modèles transférables ?
• Dans quelle mesure, interroger la notion d’acceptabilité et ses usages, peut-il nous permettre d’une part, de donner sens aux difficultés concrètes que rencontre le développement durable et d’autre part, de mieux comprendre la nature des relations entre la recherche et le champ du développement durable ?
• Enfin, ce travail sur le rôle de l’acceptabilité peut-il nous permettre de trouver des points d’appui pour construire la critique vis-à-vis du développement durable ?
L’acceptabilité peut être perçue comme un « alibi sémantique pour assurer ou justifier la reconduction des pratiques usuelles » [5]. Il ne s’agirait alors qu’une d’une autre manière de réaffirmer la capacité des élites politiques et techniques dans la construction des décisions.
L’urgence environnementale – le singulier est simplement une commodité générique, car elle regroupe l’ensemble des urgences environnementales, qu’elles soient « naturelles », comme le changement climatique, ou socio-techniques, comme la question nucléaire – interroge cependant la question de l’acceptabilité sociale. Cela ne concerne pas simplement les dispositifs d’imposition en jeu (logique représentative/participative, sciences expertes/citoyennes), mais plus profondément la question des temporalités. Comment l’urgence interroge la capacité du « social » à s’adapter aux conséquences de cette urgence ? Les temps de l’effondrement (catastrophe lente et irruption soudaine de l’événement…) dessinent une autre grammaire de l’urgence et de la capacité des dispositifs classiques de la décision politique à « faire accepter » la gestion de l’urgence.
L’atelier a vocation à permettre une confrontation interdisciplinaire (philosophie, science politique) sur les conditions d’énonciation de cette urgence et les formes de son institutionnalisation (à partir de l’acceptabilité, qui suppose une transformation des pratiques et des représentations).

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Affiche DD norme sociale ou projet politique (ACDD) fusionne

Le développement durable, norme sociale ou projet politique ?

10ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

Lundi 14 mars 2016

Coordinateur de la séance : Jacques Levy

Dans un monde où les questions liées à l’environnement naturel sont devenues un enjeu politique de première importance, on constate l’existence de plusieurs conceptions antagoniques de la nature. Le « développement durable » est l’une d’elle, mais nullement la seule. La démarche de développement durable assume la notion de développement et elle pose comme compatibles (voire synonymes), et non en opposition, ses trois piliers socio-économique, naturel et politique. Il existe un autre versant, néonaturaliste de la conscience écologique, qui porte en lui, à partir de l’idée de culpabilisation de l’action humaine passée et de l’affirmation que la nature produit des valeurs intrinsèques qui délivrent des injonctions aux sociétés, un projet de réorganisation de la vie politique sur la base de l’urgence, du sacrifice nécessaire et de la privatisation de l’action publique dans les « gestes » individuels. L’acceptabilité sociale apparaît alors comme une attitude typiquement technocratique venant d’un autre univers culturel mais entrant bien en phase avec ce projet. Elle s’oppose donc méthodologiquement à l’idée d’un développement durable qui serait désiré par les habitants-citoyens.
La question fondamentale qui est posée est donc de savoir s’il est possible d’intégrer la démarche de protection des environnements naturels dans une conception du politique qui conserve les acquis de la république démocratique et qui promeuve le citoyen comme un acteur et non comme un agent de la production de biens publics.
Cette séance de l’atelier sera organisée en deux temps : le matin, une réflexion générale sur les modèles de la nature ; l’après-midi, un approfondissement sur nature et politique en prenant le cas du climat.

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Programme 2014 / 2015

Affiche atelier ACDD Participation et durabilite injonctions en tension (fusionne)

Cycle « Acteurs et régimes de production de l’acceptabilité sociale »

9ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

Mardi 26 mai 2015

Coordinateur de la séance : Rémi Barbier

La participation des « personnes concernées » est une norme de l’action publique environnementale. Plusieurs finalités lui sont généralement assignées : incorporer des valeurs et intérêts du public dans le processus de prise de décision ; améliorer la qualité intrinsèque des décisions ; renforcer la confiance dans les institutions ; éduquer le public ; réduire les conflits, le tout en justifiant le temps et l’argent consacrés à sa mise en œuvre. Mais les résultats de la gouvernance participative ou concertée de l’environnement sont-ils à la hauteur des espoirs placés dans ces nouvelles pratiques ? La littérature se fait l’écho à cet égard d’une lassitude et d’un certain désenchantement. D’autres auteurs évoquent avec une tonalité critique une « idéologie participationniste » au service d’un gouvernement de la critique sociale et environnementale. D’autres enfin identifient les multiples obstacles à l’effectivité démocratique (quel(s) public(s) participent réellement ? les acteurs d’environnement en sortent-ils renforcés ?) et fonctionnelle (cela contribue-t-il à améliorer l’état de l’environnement ?) de la gouvernance participative. L’environnement a-t-il alors vraiment besoin de la participation ?

Cette séance de l’atelier entend questionner les liens complexes entre (formes diverses de) participation et (pluralité des effets en matière de) soutenabilité.

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Affiche atelier ACDD SHS et acceptabilite fusionne

8ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

Responsable de la séance : Gaëtan Brisepierre

Depuis une dizaine d’année, les recherches en sociologie sur le développement durable, et notamment sur l’énergie, se sont multipliées sous l’effet de l’impératif politique de la « transition énergétique ». Elles s’effectuent moins souvent dans un cadre académique que dans celui de la recherche appliquée à partir de la demande des institutions publiques, des entreprises, voire des associations. Ces demandes sont très majoritairement formulées par les commanditaires en termes « d’acceptabilité sociale » des innovations technologiques et/ou de l’adoption de bonnes pratiques par les populations. L’objet de cette séance est de s’interroger pour savoir si ces recherches permettent aux acteurs sociaux de dépasser cette problématisation. Autrement dit, s’agit-il uniquement d’étudier les comportements dans le but de les faire changer selon des orientations déjà définies ou s’agit-il d’intégrer la description des pratiques comme un élément de décision au sein des organisations ou encore de légitimer le recours à des démarches de type « démocratie habitantes » ?
Cette séance s’inscrit dans le cycle “Recherche et acceptabilité du développement durable” de l’atelier. Un cycle qui s’intéresse au travail des chercheurs portant sur ou utilisant cette notion d’acceptabilité sociale dans le développement durable. Cette notion a en effet été élaborée dans un but prescriptif qui repose sur des considérations fortement normatives. Il s’agit pour les institutions notamment, de « faire accepter » le développement durable et lever les « verrous » de l’usage autant que technologiques. Alors que les mondes de la recherche et de l’expertise s’inscrivent dans des problématiques différentes, ces derniers incorporant de manière grandissante les commanditaires, les institutions publiques ou les acteurs économiques ; et plus largement, des acteurs pouvant avoir un intérêt à la prescription. Nous souhaitons donc interroger lors de ce cycle, le rôle des chercheurs dans l’usage de cette notion d’acceptabilité, distribuée et portée par d’autres acteurs.
Le succès de la notion d’acceptabilité sociale dans les débats sur le développement durable est en effet inséparable des difficultés et des rapports de forces que rencontrent les différents promoteurs de durabilité. Comment sont financés les projets ? Quelles missions d’expertise sont données et à qui ? Comment cette notion d’acceptabilité sociale entre en ligne de compte dans les dispositifs d’expertise ? Les acteurs sont guidés par des intérêts, des objectifs, et doivent respecter des cadres différents, parfois contradictoires. Partant, ces acteurs tentent de faire porter les contradictions auxquelles ils sont confrontés, par les autres intervenants, y compris les chercheurs. Cette sous-traitance des contradictions s’exprime à travers les modes de financement, la définition des missions d’expertise, l’élaboration de dispositifs de participation, etc.
Après une introduction de Gaëtan Brisepierre, la séance rassemblera les communications de sociologues ayant travaillé sur le développement durable et plus particulièrement les questions énergétiques, avec ou au sein de diverses organisations. Ces communications porteront moins sur les résultats de leurs travaux que sur leurs pratiques de recherche et les interactions qu’elles engendrent. D’abord sur les conditions d’exercice de la recherche appliquée, les négociations autour de la définition du sujet, de l’accès au terrain ou au financement, avec les autres disciplines. Ensuite sur la réception de ces recherches, l’usage des résultats par les organisations, leurs impacts sur la prise de décision ou encore les controverses qu’elles engendrent dans les milieux professionnels. Enfin sur les effets en matière de pratiques de la sociologie, les modalités de valorisations des résultats, voire sur l’identité du sociologue. A l’issue de chaque communication, la discussion sera lancée par Dominique Desjeux, pionniers en France de la recherche appliquée en sociologie, et une large place sera accordée aux échanges avec la salle.

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 Affiche atelier ACDD Art defi ecologie fusionne

7ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

Responsables de la séance :  Thierry Paquot et Chris Younes

Si l’expression « art durable » n’a aucun sens, l’injonction à la durabilité comporte une dimension performative puissante, en témoigne les nombreux prix et bourses prônant le “développement durable” ou “soutenable” accordés à des artistes, comme le Green Leaf Award attribué en 2007 à Lucy + Jorge Orta “pour leur excellence artistique et leur message environnemental”.
La confrontation de l’artiste avec la préoccupation environnementale devient en effet impérative, essentielle et même existentielle. De plus en plus nombreuses sont les réalisations, installations, interventions, sur la large palette de l’art (chorégraphie, statuaire, peinture, vidéo, land art, art de la rue, art vivant, design,…) qui associent la pratique de l’artiste à l’écologie.
Mais comment affronter les contradictions entre dimensions formelles et fonctions sociales ? Comment la pratique artistique ouvre-t-elle une perspective critique, débarrassée de l’injonction à l’acceptabilité sociale de cet oxymore qu’est le “développement durable” ? Cette matinée souhaite apporter quelques éclairages sur “l’art au défi de l’écologie”.

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Séances précédentes


Affiche atelier ACDD Production format paysage A4

6ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

détails de la séance et enregistrements

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Affiche atelier ACDD Conception paysage3bis

5ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

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Innovation et développement durable : entre injonctions et pratiques

4ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

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Recherche et “Acceptabilité sociale” de la durabilité

3ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

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Innovations et comportements

2ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

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Concepteurs de durabilité : des quartiers pour éco-habitants idéaux ?

1ère journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

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Activités du réseau

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Programme 2018-19 de l’atelier

Habiter la “transition”
Des pratiques existantes aux politiques de transition :
circulations et ambiguïtés

Atelier thématique commun aux réseaux ACDD et ReHaL
En partenariat avec le Master « Habitat et ville durable – Pour une approche critique de la fabrique urbaine »
(École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette)

Six séances sont prévues cette année :
La mobilité transfrontalière : un catalyseur des territoires locaux en transition ?
Mardi 13 novembre 2018 (Besançon)
Coordinatrice et coordinateur de la séance : Sophie Némoz et Alexandre Moine
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Habitats alternatifs et usages de la participation : comparaisons nord-sud
Mardi 11 décembre 2018
(École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette)

Coordinateurs de la séance : Dominique Theile et Lionel Rougé (en partenariat avec l’atelier “Alternatives dans l’habitat” du REHAL)
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Entre les lignes des Smart Cities : transition ou disruption des modèles urbains et des pratiques ?
Mardi 8 janvier 2019
(École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette)

Coordinatrices de la séance : Sophie Némoz et Elisabeth Peyroux
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La fabrique des vulnérabilités à l’heure des transitions
Mardi 12 mars 2019 (Montpellier)
Coordinateur et coordinatrice de la séance : François Valegeas et Nadine Roudil (en partenariat avec l’atelier “Vulnérabilités résidentielles” du REHAL)
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‘Communs mondiaux’ et pratiques de transition. Les échelles de l’engagement en question
Mardi 14 mai 2019
cole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette)
Coordinatrice et coordinateur de la séance : Léa Eynaud et Frédéric Sultan
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Ingénieries(s) de la transition : performance, décision, processus
Mardi 11 juin 2019
(École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette)

Coordinateurs de la séance : Guillaume Lacroix et Gilles Debizet
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Conférences organisée par
la Majeure Développement soutenable de Sciences Po. Lille
en partenariat avec le réseau ACDD

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Atelier 2012-2016
« Développement durable et acceptabilité sociale »

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Séances précédentes
Innovation et développement durable : entre injonctions et pratiques
Recherche et “Acceptabilité sociale” de la durabilité
Innovations et comportements
Concepteurs de durabilité : des quartiers pour éco-habitants idéaux ?

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Les numéros de la revue Vertigo liés à l’atelier
« Développement durable et acceptabilité sociale »

Article de présentation du dossier (lien)

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L’ouvrage du réseau ACDD

La ville durable controversée

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Les auteurs : Jérôme Boissonade (dir.), Pierre-Arnaud Barthel, Caroline Barthelemy, Christophe Beaurain, Christophe Beslay,  Valérie Clerc, Ludivine Damay, Miguel Donate Sastre, Rémi Eliçabe, Guillaume Faburel, Philippe Genestier, Romain Gournet, Amandine Guilbert, Anne-Sophie Haeringer, Caroline Lejeune, Marie-Hélène Lizée, Raul Marquez Porras, Laetitia Overney, Eric Pautard, Pascal Philifert, Hélène Reigner, Camille Roche, Pablo Romero Naguera, Delphine Varlet, Bruno Villalba, Marie-Christine Zelem.

Les projets urbains qui invoquent la « ville durable » sont-ils à la hauteur des enjeux contemporains? La promesse d’éco-quartiers montrant la voie d’une « transition écologique » répond-elle aux préoccupations économiques, sociales et environnementales portées notamment par de multiples acteurs de la société civile? Les « éco-techniques », proposées pour donner un vernis écologique aux bâtiments, peuvent-elles inverser les conséquences négatives du régime de développement dominant? Le greenwashing des projets urbains est-il une dérive de la « ville durable » ou une conséquence logique? Dans les discours, il s’agit encore et toujours de changer les comportements par une pédagogie des « petits gestes » auxquels chacun doit prêter attention, jusque dans sa salle de bains. Un tel gouvernement des conduites peut-il susciter l’adhésion des « simples citoyens »? Les dispositifs de débat public qui accompagnent les projets d’aménagement sont-ils à la mesure des enjeux démocratiques posés par ces projets?
Cet ouvrage collectif interroge les usages de la matrice du développement durable dans les espaces urbains. Il rassemble les travaux de recherches qui, dans leur diversité, ont en commun de prendre au sérieux les critiques formulées par les acteurs eux-mêmes, saisis dans ce qui les lie à leurs milieux et leurs formes de vie. Ces critiques de la « ville durable », énoncée publiquement comme un « bien en soi », sont soumises à de multiples épreuves. Quelles prises faut-il construire pour donner une portée à ces mouvements critiques qui naissent au cœur des expériences et des pratiques urbaines les plus ordinaires?
Le livre ouvre une discussion théorique et pragmatique sur la place de la critique dans le développement durable. Il explore la fabrique des prises de la critique, en s’appuyant sur des enquêtes dont les terrains sont français et internationaux, tendus entre géo-politiques urbaines et politiques locales. Inspiré par l’anthropologie et la sociologie de la perception, l’ouvrage réinsère la question politique dans les agencements pratiques que vivent les personnes et les groupes, traçant les contours de résistances ordinaires, ou parfois très singulières, qui échappent aux instruments d’une gouvernementalité verticale par la ville durable.

Sommaire et détails techniques
Introduction

Légitimation et politiques urbaines de développement durable

Jeudi 5 juin 2014

Responsable de la séance : Vincent Béal

Les enregistrements audio sont disponibles en lien à partir du programme çi-dessous

Matinée : 10h30 – 13h

Introduction générale : Vincent Béal (SAGE – Univ. Strasbourg), « Développement durable et politiques urbaines : une entrée par les processus de légitimation »

Discutant :

Gilles Pinson (Centre Emile Durkheim – Sciences-Po Bordeaux)

 Après-midi : 14h – 16h30

Discutant :

 Renaud Epstein (DCS – Université de Nantes)

Annonce en PDF

L’objectif de cette séance est d’appréhender le rôle du développement durable dans les processus de légitimation des politiques urbaines. Dans les travaux de politiques urbaines et plus généralement dans ceux de science politique, la question de l’acceptabilité sociale n’a pas fait l’objet d’un traitement poussé. Si l’on peut trouver des traces de cette notion dans les travaux sur le risque ou sur la participation, l’acceptabilité sociale semble davantage considérée comme une catégorie construite par les commanditaires de la recherche que par les chercheurs eux-mêmes. Pourtant, cette notion renvoie à plusieurs questionnements classiques qui alimentent la sociologie de l’action publique : légitimation, politisation/dépolitisation, consensus, etc. L’objectif de cette journée est de discuter la transformation de ces dynamiques dans les politiques urbaines de développement durable.  Plusieurs questions sont abordées : comment rendre le développement durable gouvernable ? Quel rôle joue cette notion dans la gouvernance des villes ? Quelles ressources en termes de légitimation produit-elle ? Quels sont les acteurs, les régimes et les modes de régulation à l’œuvre ? Comment s’opère la gestion des conflits autour de ces politiques urbaines ? Si notre intérêt porte sur les modalités de construction de l’acceptabilité des politiques de développement durable, la problématique centrale de cette journée est de comprendre en quoi ces politiques – ou plus généralement la référence au développement durable – constituent des outils centraux dans la gouvernance des villes et dans les processus de légitimation des politiques urbaines.

De la conception de projets soucieux des « milieux » urbains

Cinquième journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”

Cycle « Concevoir des projets pour “faire accepter le développement durable” ? »

De la conception de projets soucieux des « milieux » urbains

Mardi 8 avril 2014

Responsables de la séance : Jérôme Boissonade et Thierry Paquot

Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)

20 rue Berbier-du-Mets 75013-Paris

Toutes les interventions et les questions de la salle sont accessibles en cliquant sur les liens ci-dessous

 Matinée : 10h – 12h30

Ouverture par Gérard Arnold (directeur adjoint de l’ISCC)

Introduction de Thierry Paquot

Commentaires de Thierry Paquot et Gaëtan BrisepierreRéponse de Frédéric BonnetQuestions de la salleReponse de Frédéric BonnetQuestion de la salleRéponse de Xavier BonnaudRéponse de Thierry PaquotIntervention de Jérôme BoissonadeRéponse de Xavier BonnaudRéponse de Frédéric Bonnet

Après-midi : 14h – 16h30

 Cette séance explore les interactions voulues ou non, qui se manifestent entre au moins trois pratiques professionnelles (architecture, urbanisme et paysagisme) pas toujours disjointes et leurs références théoriques et méthodologiques, lors de la conception d’un projet d’architecture. En d’autres termes, en quoi l’écologie modifie-t-elle la manière de faire de l’architecte ? Celle-ci/celui-ci n’additionne plus ni ne retranche mais combine. Elle/il ne hiérarchise pas mais associe. Elle/il ne fait pas pour des habitants, mais avec.

Comment les concepteurs poursuivent cet objectif, alors que le développement durable, en lieu et place d’une attention écologique, surdétermine bien souvent les discours des acteurs, au nom d’un équilibre entre économique, social et environnemental ?

Dorénavant tout projet d’architecture se doit de considérer les quatre questions que l’époque pose : la question sociale, la question urbaine, la question communicationnelle et la question environnementale. Les quatre s’entrelacent, aucune ne peut être ignorée, chacune joue sur les autres et réciproquement. Au cœur de ces préoccupations, les habitants, c’est dire si leurs usages, attentes, compétences, imaginaires constituent le point de départ et l’horizon de tout projet. Il s’agira donc lors de cette séance, de discuter de pratiques de conception qui contribuent à l’émancipation de chacun et réinterrogent la gouvernementalisation actuelle des conduites.

Annonce PDF

Innovation et développement durable : entre injonctions et pratiques

18 Novembre 2013

Responsable de la séance : Aurélie Tricoire

Les enregistrements audio de la séance sont accessibles en ligne ci-dessous, ainsi que certains textes et présentations

La journée s’est intéressée à la nature des liens réels et/ou supposés entre innovation et développement durable. Souvent présenté comme une nécessité pour pérenniser nos sociétés industrielles, le développement durable devient une véritable injonction, dont le principal moteur serait l’innovation. Innover serait le moyen de se développer durablement, et ce quelles que soient, d’une part, les finalités et objectifs concrètement identifiés comme relevant d’un développement durable et, d’autre part, la nature des innovations proposées.

Les pratiques et les discours, ainsi que les dispositifs sociaux et techniques qui les relaient, présentent ainsi les liens entre développement durable et innovation sous un angle positif et vertueux. Mais qu’en est-il réellement ? Quelles controverses les innovations promues dans le cadre conceptuel du développement durable soulèvent-elles ? Quel visage les innovations ainsi promues donnent-elles au développement durable ? Peut-on mettre en évidence une relation réellement performative entre innovation et développement durable ? Quel est le rôle des différents acteurs –pouvoirs publics, groupements citoyens, acteurs économiques, individus- impliqués dans la définition de ces cadres d’action ? Cette double injonction au développement durable et à l’innovation reconfigure-t-elle les relations entre acteurs, et/ou modifie-t-elle les rapports qu’ils ont avec les dispositifs socio-techniques qui les entourent ?

Matinée : 10h30 – 13h

Commentaire Gilles DebizetRéponse Marie PigagniolRéponse Catherine GrandclémentQuestions Jean-Pierre Levy et réponse Catherine GrandclémentQuestions de la salleRéponses de M. Pigagniol et C. Grandclément

Après-midi : 14h – 16h30

Commentaire Gilles DebizetQuestions de la salleRéponse d’Alexandre MallardRéponse d’Arnaud Diemer

Discutant

Recherche et acceptabilité sociale de la durabilité

Atelier thématique commun au GIS ReHaL et au réseau AC/DD

Vendredi 12 avril 2013

Responsables de la séance : Jérôme Boissonade, Anne-Sarah Socié

Les enregistrements audios sont directement en ligne à partir du programme ci-dessous

Matinée : 10h30 – 13h

Introduction (J. Boissonade)

Commentaires de François MénardQuestions et réflexions de la salleRéponse de Gérard DubeyRéponses de Régis Lefeuvre et Andreea Ernst-Vintila

Après-midi : 14h – 16h30

Commentaires de François MénardQuestions et réflexions de la salleRéponse de Guillaume Faburel – Réponse de Bernard Perret

Discutant

  • François Ménard (responsable de programmes de recherche au Plan Urbanisme Construction Architecture dans les domaines de l’habitat, de l’énergie et de la ville durable).

Après avoir travaillé les implications de la notion d’acceptabilité sociale sur la conception et sur l’appropriation de la ville durable, nous nous attachons dans cette ultime séance de la première année de l’atelier, au travail des chercheurs s’intéressant au développement durable, et qui travaillent sur ou avec cette notion d’acceptabilité sociale. Cette dernière a en effet été élaborée dans un but prescriptif et repose sur des considérations fortement normatives portées notamment au niveau institutionnel. Toute démarche urbanistique ou architecturale est par nature prescriptive. Néanmoins, le développement durable induit une prescription “morale” qui modifie les échelles de valeurs dans les représentations du bien-vivre ; et une injonction à l’engagement des populations que l’on traduit par exemple à l’aide des termes d’éco-citoyenneté, éco-habitants, etc. C’est dans ce cadre que les travaux de recherche insistent “autant sur l’importance, […] de lever les « verrous » de l’usage que de lever les « verrous » technologiques[18]. Cet implicite est présenté le plus souvent comme une évidence, pourtant, “avec les techniques d’acceptabilité, on a franchi un nouveau pas : il s’agit d’anticiper ce qui peut être toléré. La question n’est plus celle des besoins ni des envies, mais de savoir ce que les consommateurs, ou les citoyens, ne vont pas supporter[19].

Dans ce contexte, quelles sont les conséquences spécifiques d’une acceptabilité liée au développement et à la durabilité sur les travaux de recherche ? Quels peuvent-être alors, les rôles des chercheurs et les objectifs qu’ils se donnent ? Dans quelle mesure la question l’instrumentation de ces recherches ne se pose-t-elle pas plus fortement que dans d’autres domaines ?

La raison d’être de la notion d’acceptabilité sociale provient des blocages rencontrés par le développement durable et cette notion est un instrument qui vise une acceptation par les publics auxquelles elle s’adresse. On peut donc considérer cette notion comme un analyseur potentiel de ces blocages.

Enfin, si l’on considère l’acceptation comme un acte, provenant de publics qui au départ étaient “réticents”, on peut d’une part, s’intéresser à la capacité du développement durable à produire des appuis en termes de récits et de justifications. D’autre part, on peut mettre en regard ces justifications avec la part de concession que comporte ce consentement. Une telle démarche permet d’abord de comprendre de quoi relèvent ces appuis liés au développement durable dans cet acte d’acceptation. Elle permet ensuite, de comprendre en quoi l’acte même d’acceptation  “fait sens” pour les acteurs. Le développement durable devient un support de projection qui permet une structuration des situations et leur dépassement lorsqu’elles sont problématiques.

Alors que les mondes de la recherche et de l’expertise s’inscrivent dans ces problématiques contradictoires, ces derniers incorporant de manière grandissante les commanditaires, les institutions publiques ou les acteurs économiques ; et plus largement, des acteurs pouvant avoir un intérêt à la prescription. Nous souhaitons donc interroger lors de cette séance, le rôle des chercheurs dans l’usage de cette notion d’acceptabilité, distribuée et portée par d’autres acteurs. Pour comprendre les enjeux que cristallise cette notion d’acceptabilité pour les chercheurs, il conviendra lors de l’atelier, de ne pas séparer son étude du contexte à travers lequel elle s’exprime.

Le succès de la notion d’acceptabilité sociale dans les débats sur le développement durable est en effet inséparable des difficultés et des rapports de forces que rencontrent les différents promoteurs de durabilité. Comment sont financés les projets ? Quelles missions d’expertise sont données et à qui ? Comment cette notion d’acceptabilité sociale entre en ligne de compte dans les dispositifs d’expertise ? Les acteurs sont guidés par des intérêts, des objectifs, et doivent respecter des cadres différents, parfois contradictoires. Partant, ces acteurs tentent de faire porter les contradictions auxquelles ils sont confrontés, par les autres intervenants, y compris les chercheurs. Cette sous-traitance des contradictions s’exprime à travers les modes de financement, la définition des missions d’expertise, l’élaboration de dispositifs de participation, etc.

Cadrage de la journée :

  1. Genèse et carrière de la notion d’acceptabilité sociale :

–  Dans quel contexte est-elle apparue ? Comment a-t-elle été appliquée au développement durable ?

–  Définition(s) et identification des acteurs de “l’acceptabilité” dans le contexte du développement durable (chercheurs, bureaux d’études, institutions, entreprises, etc.) : Qui utilise cette notion et dans quel but ? Quel recul ont-ils sur cette utilisation (notamment dans le cas des chercheurs) ? Quels moments, positions, situations, actions, etc. favorisent les approches critiques de ces notions ?

       2. Investir de manière critique la notion d’acceptabilité et/ou élaborer des notions alternatives ?

–  Le chercheur en développement durable comme acteur, traducteur, expert, conseiller, savant etc. : Quels statuts ? Quelles postures de recherche ? Quelles possibilités pour les chercheurs de porter une approche critique ?

–  Quels cadres théoriques possibles pour étudier la notion d’acceptabilité sociale appliquée au développement durable (mondes, champs, systèmes, réseaux, acteurs, institutions, rapports de forces, emprise, etc. ? Quelle spécificité de l’application de la notion d’acceptabilité sociale au développement durable face aux autres modèles d’urbanisme : en quoi la nature prescriptive de l’urbanisme durable diffère-t-elle d’autres modèles ?

–  Quelle est la pertinence de l’élaboration d’une notion alternative ? Quelles articulations possibles ? Quelles capacités heuristiques ?

      3. Etudes de cas : Le travail de chercheurs en durabilité, de l’expertise au travail scientifique

–  Le travail du chercheur en développement durable : Questions politiques et morales.

Quelles implications sociales, économiques, en termes de droit, à son travail ? Développer les possibilités d’actions ? Risquer de voir la recherche détournée de ses objectifs initiaux ?

–  Capacités critiques des acteurs (mésusages, mobilisation des habitants, usagers, associations, etc.) : Comment le chercheur peut-il les prendre en compte ?

–  Confrontation / articulation des échelles dans le travail du chercheur ?

Echelle temporelle : le développement durable entre « urgence climatique » et long terme (générations futures) ; entre action présente (tri de ses déchets) et projet (d’avenir, de société, etc.).

Echelle spatiale : extension de la logique d’écoquartier (prototype) à celle d’éco-cité (industrie du bâtiment), rétroaction du global sur le local, etc.

Echelle sociale : intérêt particuliers, “intérêt supérieur” (de la planète) et création du collectif.

     4. Controverse :

–  Les recherches sur la durabilité peuvent-elles travailler la question de “l’acceptabilité sociale” sans pour autant se traduire par une injonction qui gouvernementalise les conduites ?

–  Visant l’assentiment, l’acceptabilité sociale du développement durable joue des frontières entre approbation et résignation. L’apparition de ce terme est  fortement liée aux échecs récents des tentatives de transformation des comportements dits durables, peut-elle faire apparaitre de manière nouvelle les contradictions propres au champ du développement durable ?

 

Séances précédentes :

Innovation et comportements

Concepteurs de durabilité : des quartiers pour éco-habitants idéaux ?

 

Innovations et comportements

Atelier thématique commun au GIS ReHaL et au réseau AC/DD

Vendredi 15 février 2013

Responsable de la séance : Nathalie Ortar

Les enregistrements audio sont directement en ligne à partir du programme ci-dessous

 Matinée : 10h30 – 13h

Introduction générale (Jérôme Boissonade)

Introduction de la séance (Nathalie Ortar)

Intervention de Bruno Villalba

Discussion avec la salle

Après-midi : 13h30 – 16h30

Intervention de Nathalie Ortar

Intervention de Françoise Lafaye

Discussion avec la salle

Discussion avec la salle

Discutants 

  • Françoise Lafaye (Ethnologue, Chargée de recherches au laboratoire RIVES – UMR CNRS 5600/Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat)
  • Bruno Villalba (Maître de Conférences en science politique, CERAPS – Sciences Po Lille)

Les discours et programmes de recherche sur l’urgence d’engager un modèle de développement durable et d’inventer la « Ville durable » se multiplient alors que cette notion est problématique à plus d’un titre : sa définition est loin d’être stabilisée[1] et reste soumise à controverses entre économie, géographie, sciences politiques et écologie. Après une première séance de l’atelier destinée à appréhender la ville durable à travers les discours et pratiques des concepteurs, il est nécessaire de s’interroger sur la manière dont les individus-habitants s’approprient ce nouveau paradigme très largement imposé d’en haut (cf. texte de présentation de l’atelier 1), en particulier lorsqu’ils sont confrontés à des modes d’habiter dans des espaces dessinés et structurés par des concepteurs en amont de toute présence habitante. Il devient nécessaire d’apprécier dans quelle mesure l’affirmation de cet objectif commun est capable de modifier à terme ou transforme d’ores et déjà les modes d’habiter[2] des habitants, et/ou s’inscrit dans des pratiques plus anciennes réactualisées et relabélisées à l’aune du développement durable[3].

Le champ scientifique qui s’est saisi le plus précocement de la question de la durabilité est celui qui s’intéresse aux politiques publiques et analyse les phénomènes à l’échelle des milieux, des systèmes urbains, des sociétés ou des réseaux. De ce fait, l’observation des pratiques individuelles est rarement privilégiée[4]. Jusqu’à présent, la sociologie de la consommation s’est davantage concentrée sur l’acquisition que sur les processus permettant l’usage des produits[5]. Les anthropologues se sont focalisés sur la vie des objets, leur place au sein de la vie des individus[6], les systèmes d’échange[7], mais les objets ne sont pas traités comme des équipements nécessaires au quotidien en dehors de recherches comme celles par exemple de Bruno Latour[8]. Or ces objets, ces artéfacts, ont modifié le quotidien de tout individu occidental. Quant aux recherches portant explicitement sur l’habiter, elles n’ont fait pour l’instant que commencer à effleurer la compréhension de la nature du confort recherché par l’individu habitant[9], les contradictions des éco-habitants et les difficultés de changement de comportement que cela implique en termes d’habitat, de mobilité ou de valeurs habitantes[10].

Quelle est l’influence des politiques publiques se revendiquant du développement durable, traduites notamment en termes de droit (de l’environnement, de la construction, etc.) sur les modes d’habiter et sur la construction de nouveaux usages ? Comment ces politiques publiques régissent-elles le logement ou l’urbanisme et plus globalement et les modes d’habiter lorsqu’elles créent de nouvelles normes (écologiques autant qu’hygiénistes) ou qu’elles transforment les espaces habités, avec par exemple la diffusion de la notion de maîtrise d’usage ou encore la mise en place de dispositifs  d’éducation à habiter les éco-quartiers, et les éco-constructions, etc. ? Dans quelle mesure la notion de durabilité ou de ville durable est-elle appréhendée par les individus et selon quelles modalités ? Quelles sont les valeurs qui accompagnent les changements, les éventuelles différences en fonction des espaces, ainsi que les transformations du sens donné à une même pratique ? Jusqu’à quel point ces politiques sont-elles appropriables par les habitants et si c’est le cas par quels habitants ? 

La journée s’organisera autour de trois points :

  1. Définition(s)/identification des comportements de la ville durable (recyclage, mobilités douces, etc.)
  2. Etudes de cas : Appropriabilité des innovations dans le cadre bâti
  3. Controverse : Dans quel cadre s’inscrivent les innovations (techniques, procédurales, etc.) ? Est-il réaliste de penser que les évolutions de comportement doivent venir d’en haut ? Doivent-elles conduire avant tout à la décroissance des comportements (consuméristes, de “confort”, etc.) ou se fixer d’autres priorités compte-tenu des “problèmes” d’acceptabilité que rencontrent ces innovations (diminution des effets environnementaux des comportements et des choix socio-économiques, etc.) ?

[1] EMELIANOFF C. in MATHIEU N., GUERMOND Y. (dir.), 2005, La ville durable, du politique au scientifique, Antony, Cemagref.

[2] Le terme de mode d’habiter, sans pour autant le définir a priori, renvoie aux manières de faire, aux manières de penser, de dire, de vivre les différents espaces, territoires et lieux qu’habitent les individus, sans nécessairement y vivre au quotidien. L’usage du terme d’individu-habitant renvoie à l’individu, être social, dans ses multiples interactions avec le monde matériel, avec l’espace géographique.

[3] Sur cette question voir notamment E. Shove, M. Pantzar et M. Watson, 2012, The dynamics of social practices. Everyday life and how it changes, Londres, Sage.

[4] DorierApprill E., 2002, Ville et environnement, Paris, SEDES ; Coutard O., Lévy J.-P. 2010, Écologies urbaines, Economica.

[5] Shove E., Watson M., Hand M. & Ingram J., 2007, The design of everyday life, Oxford, Berg ; Dobré M., 2002, L’écologie au quotidien, éléments pour une théorie sociologique de la résistance ordinaire, Paris, L’Harmattan.

[6] Miller D., 2010. Stuff, Cambridge, Polity Press.

[7] Appadurai A., 1986. The social life of things, Cambridge, Cambridge University Press.

[8] Latour B., 2005. Nous n’avons jamais été moderne, Paris, La Découverte.

[9] Shove E., 2003, Comfort, cleanliness and convenience. The social organization of normality, Oxford, Berg. ; Subremon H., 2009, Habiter avec l’énergie. Pour une anthropologie sensible de la consommation d’énergie, thèse de doctorat, Université de Nanterre-Paris 10.

[10] Dobré M., Salvador J. (dir.), 2009. Consommer autrement. La réforme écologique des modes de vie, Paris, L’Harmattan.

 

Séance du Vendredi 12 avril 2013

Recherche et “Acceptabilité sociale” de la durabilité

Journée précédente

Concepteurs de durabilité : des quartiers pour éco-habitants idéaux ?

 

 

Sociologie des approches critiques du développement et de la ville durables

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COLLOQUE INTERNATIONAL

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Compte-rendu du colloque dans la revue « Natures Sciences Sociétés »

Article en format PDF

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Les enregistrements audios sont accessibles à partir du programme en ligne ci-dessous.

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L’ouvrage issu du colloque

La ville durable controversée

Les dynamiques urbaines dans le mouvement critique

est sorti en 2015

(ed. Petra, coll. Pragmatismes)

Programme PDF (avec résumés)

Mercredi 1er février

Amphithéâtre 1

9h – accueil participants

9h30 – Introduction au colloque par Fabrice Flipo   Audio

10h – Axe 2 : Une gouvernementalisation des conduites ? (Discutants, resp. d’axe :Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Usages et usagers fantasmés de la planification urbaine durable. Vers un gouvernement néohygiéniste des conduites ? : Hélène Reigner (Chargée de Recherches, IFSTTAR-MA)  Audio

–          L’impératif pédagogique dans la rhétorique politique. Le cas des politiques environnementales : Eric Pautard (Post-Doctorant GIS Démocratie & Participation Chargé de cours en science politique (Université Lyon II), ISH Lyon (USR 3385) / LIED (Univ. Paris VII)) Audio
Commentaires L. Pattaroni / Commentaires J. Boissonade / Réponse H. Reigner / Réponse E. Pautard / Débat avec la salle

11h30 – pause

11h45 – Axe 2 (suite) : Une gouvernementalisation des conduites ? (Discutants, resp. d’axe :Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Entre les éco-quartiers et l’habiter écologique : les valeurs et les principes de l’action territoriale pour la ville durable : Guillaume Faburel (MCF, Institut d’Urbanisme de Paris – Université Paris Est) Audio

–          Restituer l’expérimentation dans l’expérience commune : « contre-conduites » et modalités de résistance à la gouvernementalité écologique dans la vallée du squat Can Masdeu à Barcelone : Eliçabe Rémi, Guilbert Amandine, Haeringer Anne-Sophie (Doctorants au Centre Max Weber, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Overney Laetitia (Docteure Centre Max Weber, Chargée de recherche au Groupe de Recherche Action, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Donate Sastre Miguel, Raúl Márquez Porras et Pablo Romero Noguera (Chargés de recherche à l’Association de recherche COPSAT (Barcelone) Audio
Commentaires L. Pattaroni / Commentaires J. Boissonade / Réponse G. Faburel / Réponse équipe du GRAC / Débat avec la salle

13h15 – buffet

14h30 – Axe 2 (suite) : Une gouvernementalisation des conduites ? (Discutants, resp. d’axe :Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Conceptions de la durabilité et conduites de l’action collective. Analyse critique et rétrospective illustrée par les cas de Stockhom, Barcelone, Vancouver et New York : Lydie Laigle (Directrice de recherche et chargé de cours à l’Ecole des Ponts Paris Tech : responsable du module « développement durable et territoires », CSTB-Université Paris Est) Audio

–          Relayer la critique de l’expertise technocratique à l’heure des indicateurs : le cas de la gestion des déchets de construction et de démolition : Michaël Ghyoot (Doctorant et Chercheur à la faculté d’architecture de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) – laboratoire hortence (histoire, théorie, critique))   Audio

–         Innovation responsable et gouvernementalité : François Thoreau (Aspirant du Fonds national de la recherche scientifique, Centre de recherches Spiral, Université de Liège (BE)) Audio
Commentaires L. Pattaroni / Commentaires J. Boissonade / Questions de la salle / Réponse L. Laigle / Réponse M. Ghyoot / Réponse F. Thoreau / Questions complémentaires de la salle / Réponse complémentaire L. Laigle / Réponse complémentaire F. Thoreau / Questions finales de la salle / Réponse finale M. Ghyoot

16h30 – Fin de l’axe 2

16h45 – 17h45 Table ronde intermédiaire animée par Jérôme Boissonade  

Interventions des responsables d’axe

Débat avec la salle

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Amphithéâtre 2

10h – Axe 1 : Une croissance insoutenable ? (Discutants, resp. d’axe : C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Les quartiers Nord de Marseille sous le signe de la nature : la résonance, possible notion critique des inégalités écologiques ? : Barthélémy Carole (Maître de conférences en sociologie, Laboratoire Population Environnement Développement UMR 151 Aix-Marseille Université)

–          Inégalités environnementales et relégation sociale. Un parc national aux portes de Marseille : Valérie Deldrève (Chargée de recherche en sociologie, Cemagref, centre de Bordeaux) et Arlette Hérat (Maître assistante en Ville et territoire, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille / équipe de recherche insARTis) Texte intégral à paraitre dans la revue Vertigo

11h30 – pause

11h45 – Axe 1 (suite) : Une croissance insoutenable ? (Discutants, resp. d’axe : C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une lecture pragmatiste de l’écologie industrielle ? Eléments de réflexion à partir de l’exemple de l’expérience dunkerquoise : Christophe Beaurain (Professeur d’économie-aménagement à l’Université de Limoges, Géolab, UMR 6042), Delphine Varlet (Doctorante en gestion à l’Université du Littoral Côte d’Opale, TVES, EA 4477)

–          La stratégie matérialiste de communication de la Communauté Urbaine de Dunkerque : comment conjurer la critique du développement durable et concilier le vert et le gris ? : Julie Deloge (étudiante en Master 2 Sciences politiques – Action publique, Spécialité ‘Ingénierie de Projet spécialisé dans les politiques urbaines et sociales’, Université Lille 2) et Lucile Desmoulins (MCF en Sciences de l’information et de la communication, Université Paris-Est Marne-la-Vallée IFIS, Laboratoire DICEN – CNAM)

13h15 – buffet

14h30 – Axe 1 (suite) : Une croissance insoutenable ? (Discutants, resp. d’axe : C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une expérience de développement durable. Chronique d’un espoir déçu : Michel Baudemont

–          Où sont passés nos désirs? Les besoins culturels ou les grands absents du développement durable : Elizabeth Auclair (MCF, Université de Cergy-Pontoise)

–          La ville durable, une vision depuis le concept d’habitat humain urbain : Anne-Catherine Chardon (Professeur Associée en Dédication Exclusive, Ecole d’Architecture et d’Urbanisme, Université Nationale de Colombie, Manizales, Colombie)

16h30 – Fin de l’axe 1

Communications de l’axe 1 non présentées lors du Colloque pour des raisons financières et de visa:

La ville durable entre discours et réalité. Peut-on envisager une ville durable sans maîtrise foncière ? Cas de la province de Nouaceur : Zahra El Araari (Université Hassan II Casablanca/Mohammedia, Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik, Laboratoire climat aménagement et développement)

Le développement durable en Algérie, des limites d’une expérience basée sur la conception normative : Mohamed-Amokrane Zoreli (Université A. MIRA de Bejaia)

16h45 – 17h45 Table ronde intermédiaire animée par Jérôme Boissonade dans l’amphithéâtre 1 (voir ci-dessus)

17h45 – Fin de la première journée

 

Jeudi 2 février

Amphithéâtre 1

9h – accueil participants

9h15 – Axe 4 : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

Présentation des communications

–          Tôkyô, ville globale, ville durable ? La durabilité urbaine à Tôkyô : pourquoi, pour qui ? : Languillon-Aussel Raphaël (Doctorant, moniteur, Université Lumière Lyon 2) Audio

Remarques de la salle

–          Les catastrophes naturelles, le risque environnemental et le retour de la politique de rélogement des favelas à Rio de Janeiro : Rafael Soares Gonçalvesl (MCF, Pontifícia Universidade Católica do Rio de Janeiro (PUC-Rio)) Audio

Commentaires des discutants / Questions de la salle / Réponse de R-S. Gonçalves / Débat entre la salle et R-S. Gonçalves

–          Le paradigme du risque et de la durabilité est-il allergique à la critique ? : Philippe Genestier (Laboratoire RIVES, ENTPE-CNRS) Audio

Commentaires des discutants / Réponse P. Genestier / Débat entre la salle et P. Genestier

11h pause

11h15 – Axe 4 (suite) : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

–          Le cas du RER à Bruxelles : le « développement durable » au cœur de l’arène publique : Ludivine Damay  (Chercheur Post-doc et chargé de cours à temps partiel FUSL et UCL-Mons, Facultés universitaires Saint-Louis – Centre de recherche en Science politique (CReSPo)) Présentation de la communication par L. Devisme

–          Le social et l’écologique en conflit ?: regard sur les perspectives de l’enjeu écologique dans l’aménagement durable. Le cas de la zone de l’Union. (Nord, France) : Bruno Villalba (Maitre de conférence en Science Politique, Science Po. Lille, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026), Caroline Lejeune (Doctorante, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026)) Audio

Commentaires des discutants / Questions de la salle / Réponses de C. Lejeune et B. Villalba / Questions complémentaires de la salle / Réponses complémentaires de C. Lejeune et B. Villalba / Commentaire de L. Charles

–          A la recherche d’une forme urbaine durable : Anne Sistel (Maitre Assistant 1, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier) Audio

Débat entre la salle et A. Sistel

13h – buffet

14h15 – Axe 4 (suite) : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

–          Au nom de la lutte contre le changement climatique : le Mécanisme pour un Développement Propre et les critiques dont il est l’objet : Moïse Tsayem Demaze (MCF, Université du Maine, UMR CNRS 6590 ESO (Espaces et Sociétés) Audio

Commentaires des discutants / Débat avec la salle

–          Prétexte écologique et projets urbains dans les pays émergents : Olivier Petit  (Groupe EGIS, Djeddah, Arabie Saoudite) Audio

Commentaires des discutants / Questions de la salle / Réponse d’O. Petit et interventions de la salle / Débat avec la salle

15h45 – pause

16h – Axe 4 (suite) : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

–          Aspirations à la durabilité et la durabilité face aux aspirations : Anne-Sarah Socié  (Doctorante, Université Paris Ouest – Nanterre – La Défense, laboratoire Sophiapol (EA 3932, équipe Lasco), chargée de mission projet Elaborons Ensemble l’Avenir (financement Veolia) Audio

Commentaires des discutants / Réponse d’A-S. Socié / Questions de la salle / Réponse d’A-S. Socié à la salle

–          Quand les énergies vertes changent le regard sur le monde rural : Daniela Perrotti  (Post-Doctorante, Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, Chercheur associé, Laboratoire de Recherche LAREP) Audio

Commentaires des discutants / Réponse de D. Perrotti / Débat de la salle avec D. Perrotti

17h15 – fin de l’axe 4

 

Amphithéâtre 2

9h – accueil participants

9h15 – Axe 3 : Une démocratie technique ? (Discutants, resp. d’axe : F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          L’insoutenable légèreté climatique du développement durable : Stéphane La Branche (Chercheur associé à Pacte ; Coordonnateur de la Chaire Planète, Energie, Climat ; IEP de Grenoble ; Membre du GIEC)    Audio

–          La ville durable précipitée : généalogie de la diffusion d’un référentiel étranger et illusions d’un langage commun dans le monde arabe (le cas du Maroc, de l’Egypte et de la Syrie) : Barthel Pierre-Arnaud (LATTS-Ifu), Clerc Valérie (Institut français du Proche Orient), Pascale Philifert (LAVUE) Audio

–          Une sociologie critique de la végétalisation des villes. Bilan du programme Changements Climatiques et Trames Vertes urbaines (CCTV) : Philippe Boudes (LADYSS CNRS) Audio

Commentaires F. Chateauraynaud / Commentaires T. Souami / Réponse S. Labranche / Réponse P-A. Barthel / Réponse P. Boudes / Questions de la salle / Réponse complémentaire P-A. Barthel / Réponse complémentaire P. Boudes

11h pause

11h15 – Axe 3 (suite) : Une démocratie technique ? (Discutants, resp. d’axe : F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Les bibliothèques de quartier dans la ville durable. Entre espace public et territoire de conflits sociaux : Denis Merklen (Université Paris 7 et IRIS), Charlotte Perrot-Dessaux (Université Paris 7, Centre de sociologie des pratiques et des représentations politiques)  Audio

–          De la place de l’architecture eu égard aux enjeux des villes durables. Approche critique de la politique publique en la matière : Neuwels Julie (Université Libre de Bruxelles – Faculté d’Architecture La Cambre Horta)  Audio

Commentaires T. Souami / Réponse D. Merklen et C. Perrot-Dessaux à T. Souami / Réponse J. Neuwels à T. Souami / Commentaires F. Chateauraynaud / Réponse D. Merklen et C. Perrot-Dessaux à F. Chateauraynaud / Réponse J. Neuwels à F. Chateauraynaud / Questions de la salle / Réponse D. Merklen et C. Perrot-Dessaux à la salle / Commentaire final de F. Chateauraynaud

13h – buffet
14h15 – Axe 3 (suite) : Une démocratie technique ? (Discutants, resp. d’axe : F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Le bâtiment économe : une utopie technicienne ? : Christophe Beslay (sociologue, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay, Maître de conférences associé à l’université de Toulouse-Le Mirail), Romain Gournet (sociologue chargé d’études, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay), Marie-Christine Zélem (professeure de sociologie, CERTOP-CNRS, Université de Toulouse-Le Mirail)  Audio

–          A Technical Democracy: From an Environmental Crisis to an Actor-Network Approach Towards Livable Cities : Karina Izquierdo  (UNAM, Universidad Nacional Autónoma de México) Audio

Commentaires F. Chateauraynaud / Commentaires T. Souami / Réponse C. Beslay / Réponse K. Izquierdo / Intervention de F. Chateauraynaud / Réponse de C. Beslay à l’intervention de F. Chateauraynaud / Débat avec la salle

15h45 – pause

16h – Reprise de l’axe 4 dans l’amphithéâtre 1 (voir ci-dessus)

17h30 – 18h30 Table ronde de clôture animée par Francis Chateauraynaud  Audio

18h30 – fin du colloque

Programme du colloque

Conference on sociology of critical approaches of sustainable development and the sustainable city

.

The notions of sustainable development and sustainable city are part of many researchers’ critical work. However this research is often fragmentary and the “sustainable” object is often secondary. Those two aspects can conceal the critical transversalities that lie within the topics of sustainable development and sustainable city.

Thus it would be appropriate to adopt a reflexive approach examining the theoretical, empirical and scientific foundations of these terms and the research objectives so many researchers focus on. Consequently, we would like to identify all the scientific disciplines involved in these critiques, depict their potential coherence but also the differences they face regarding the practical, the epistemological, the theoretical or any other aspect of the scientific work.

Therefore, this conference has multiple ambitions:

  • This conference should also be the occasion to form an informal network for these questions uniting researchers carrying a reflexive approach onto their own work and other professionals.
  • Afterwards, the publication of the colloquium’s proceedings in a scientific journal or a collective review could improve the readability of this critical diversity. In the mean time, some common theoretical points may become evident.
  • Eventually, we would like to be part of the theorization of some foundations linked to sustainable development and the sustainable city, not only in the research area but also in terms of  users and actors.

In order to achieve these goals we set out four research axes which are neither exclusive nor exhaustive. They rather represent a framework which might help researchers to situate their approach.

Axis 1: An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, R. Abdmouleh, F. Flipo)

The social conventions structuring the situations and the communities currently suffer from a double process of globalization and fragmentation of society. Supported by most of the international institutions, the analysis of this double process distracts the attention paid to social inequalities towards ecological inequalities, for instance the ecological inequality linked to water-level rising. Consequently nature itself becomes a tool for the creation of a common good. In general, the question of ecological inequalities can be broached by considering the “relative rarity”[1] of environmental goods. It rather focuses on « what nature can endure » [2]. More radical, the concept of degrowth reveals some essential contradictions in the approach of sustainable development[3]. However, to what extent can this radical alternative be nourished from other critical approaches in order to inspire them?

Axis 2: A governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, J. Boissonade, L. Pattaroni)

Approaches towards sustainable development try to control people’s conduct by inventing new practices of social responsibility, a governance able to organize a socialization going beyond the law[4]. The inflation of characteristic indicators for these approaches show the increasing importance of governmental practices of change in terms of maintaining public order and regulating behaviors. In a broader approach, this justifies the deployment of these governmental politics regarding the environment, which is contrary to the dominant liberal construction. However can these governmental politics though also give some instruments able to surpass themselves?

Axis 3: A technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

Notably, the question of the environmental politics is broached through the subject of technical democracy consisting essentially in knowing « how to enter sciences in democracy »[5]. In this framework, the sense of sustainable development relies on the performance of its tools in order to deal with the stakes it raises. Concepts drawn by this research stream (hybrid forums[6], ballistics[7] etc) are based on the principle of symmetry, which leads researchers to tackle to the construction processes of environmental struggles (GMO, High Speed Trains lines). However, is the focus on the procedural dimension of sustainability based on an excessive confidence in the critical potentialities of these measures?

Axis 4: An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

Often starting from an approach in terms of “arenas of public involvement”[8], the sociology of justification regarding environment firstly tried to identify the strategies, interests and justifications mobilized in infrastructure planning conflicts. Depending on the importance of transformations required, the “green greatness »[9] highlighted by the actors on this occasion, tries either to integrate nature in existing justification orders or to lead to the elaboration of an additional order or even to profoundly question the common matrix of these orders and the support it offers to those critical approaches. Sustainable development is based on the belief in this last alternative in order to reverse the critique. Indeed institutions are the ones which often support this green greatness, facing atomized individuals. However, the latter daily put to the test the different measures which are stipulated.

The theme of the conference suggests many research leads from which only a few are described here. The stakes of this work in progress measure up the importance of a model which saturates the current legitimization modes of the institutions and of the experiences frameworks they try to implement.

Full texts and summaries are available from the online program below.

The book resulting from the conference was published in 2015

La ville durable controversée
Les dynamiques urbaines dans le mouvement critique

(ed. Petra, coll. Pragmatismes)

Program PDF (with abstracts)

Wednesday, February 1

Lecture hall 1

9 am – Participant welcome

9.30 am – Conference introduction by Fabrice Flipo    Audio recording

10 am – Axis 2: A governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Usages et usagers fantasmés de la planification urbaine durable. Vers un gouvernement néohygiéniste des conduites ? : Hélène Reigner (Chargée de Recherches, IFSTTAR-MA) Audio recording

–          L’impératif pédagogique dans la rhétorique politique. Le cas des politiques environnementales : Eric Pautard (Post-Doctorant GIS Démocratie & Participation Chargé de cours en science politique (Université Lyon II), ISH Lyon (USR 3385) / LIED (Univ. Paris VII)) Audio recording

L. Pattaroni commentaries / J. Boissonade commentaries / H. Reigner response / E. Pautard response / Discussion with the audience

11.30 am – break

11.45 am – Axis 2 (continuation): À governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Entre les éco-quartiers et l’habiter écologique : les valeurs et les principes de l’action territoriale pour la ville durable : Guillaume Faburel (MCF, Institut d’Urbanisme de Paris – Université Paris Est) Audio recording

–          Restituer l’expérimentation dans l’expérience commune : « contre-conduites » et modalités de résistance à la gouvernementalité écologique dans la vallée du squat Can Masdeu à Barcelone : Eliçabe Rémi, Guilbert Amandine, Haeringer Anne-Sophie (Doctorants au Centre Max Weber, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Overney Laetitia (Docteure Centre Max Weber, Chargée de recherche au Groupe de Recherche Action, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Donate Sastre Miguel, Raúl Márquez Porras et Pablo Romero Noguera (Chargés de recherche à l’Association de recherche COPSAT (Barcelone) Audio recording

L. Pattaroni commentaries / J. Boissonade commentaries / G. Faburel response / GRAC response / Discussion with the audience

1.15 pm – buffet

2.30 pm – Axis 2 (continuation): À governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Conceptions de la durabilité et conduites de l’action collective. Analyse critique et rétrospective illustrée par les cas de Stockhom, Barcelone, Vancouver et New York : Lydie Laigle (Directrice de recherche et chargé de cours à l’Ecole des Ponts Paris Tech : responsable du module « développement durable et territoires », CSTB-Université Paris Est) Audio recording

–          Relayer la critique de l’expertise technocratique à l’heure des indicateurs : le cas de la gestion des déchets de construction et de démolition : Michaël Ghyoot (Doctorant et Chercheur à la faculté d’architecture de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) – laboratoire hortence (histoire, théorie, critique))   Audio recording

–         Innovation responsable et gouvernementalité : François Thoreau (Aspirant du Fonds national de la recherche scientifique, Centre de recherches Spiral, Université de Liège (BE)) Audio recording

L. Pattaroni commentaries / J. Boissonade commentaries / Questions from the audience / L. Laigle response / M. Ghyoot response / F. Thoreau response / Additional qestions of the audience / L. Laigle additional response / F. Thoreau additional response / Final questions of the audience / M. Ghyoot final response

4.30 pm – End of axis 2

 4.45 pm-5.45 pm – Roundtable led by Jérôme Boissonade

Moderators interventions

Discussion with the audience

Lecture hall 2

10 am – Axis 1: An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Les quartiers Nord de Marseille sous le signe de la nature : la résonance, possible notion critique des inégalités écologiques ? : Barthélémy Carole (Maître de conférences en sociologie, Laboratoire Population Environnement Développement UMR 151 Aix-Marseille Université)

–          Inégalités environnementales et relégation sociale. Un parc national aux portes de Marseille : Valérie Deldrève (Chargée de recherche en sociologie, Cemagref, centre de Bordeaux) et Arlette Hérat (Maître assistante en Ville et territoire, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille / équipe de recherche insARTis) Full text soon to be published in Vertigo

11.30 am – break

11.45 am – Axis 1 (continuation): An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une lecture pragmatiste de l’écologie industrielle ? Eléments de réflexion à partir de l’exemple de l’expérience dunkerquoise : Christophe Beaurain (Professeur d’économie-aménagement à l’Université de Limoges, Géolab, UMR 6042), Delphine Varlet (Doctorante en gestion à l’Université du Littoral Côte d’Opale, TVES, EA 4477)

–          La stratégie matérialiste de communication de la Communauté Urbaine de Dunkerque : comment conjurer la critique du développement durable et concilier le vert et le gris ? : Julie Deloge (étudiante en Master 2 Sciences politiques – Action publique, Spécialité ‘Ingénierie de Projet spécialisé dans les politiques urbaines et sociales’, Université Lille 2) et Lucile Desmoulins (MCF en Sciences de l’information et de la communication, Université Paris-Est Marne-la-Vallée IFIS, Laboratoire DICEN – CNAM)

1.15 pm – buffet

2.30 pm – Axis 1 (continuation): An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une expérience de développement durable. Chronique d’un espoir déçu : Michel Baudemont

–          Où sont passés nos désirs? Les besoins culturels ou les grands absents du développement durable : Elizabeth Auclair (MCF, Université de Cergy-Pontoise)

–          La ville durable, une vision depuis le concept d’habitat humain urbain : Anne-Catherine Chardon (Professeur Associée en Dédication Exclusive, Ecole d’Architecture et d’Urbanisme, Université Nationale de Colombie, Manizales, Colombie)

4.30 pm – End of axis 1

Communications of the axis 1 not shown during the Colloquium for financial reasons and visa:

La ville durable entre discours et réalité. Peut-on envisager une ville durable sans maîtrise foncière ? Cas de la province de Nouaceur : Zahra El Araari (Université Hassan II Casablanca/Mohammedia, Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik, Laboratoire climat aménagement et développement)

Le développement durable en Algérie, des limites d’une expérience basée sur la conception normative : Mohamed-Amokrane Zoreli (Université A. MIRA de Bejaia)

4.45 pm – Roundtable led by Jérôme Boissonade in lecture hall 1 (see below)

5.45 pm – End of the first day

 

Thursday, February 2

Lecture hall 1

9 am – Participant welcome

9.15 am – Axis 4: An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

Présentation of papers

–          Tôkyô, ville globale, ville durable ? La durabilité urbaine à Tôkyô : pourquoi, pour qui ? : Languillon-Aussel Raphaël (Doctorant, moniteur, Université Lumière Lyon 2)  Audio recording

Questions of the audience

–          Les catastrophes naturelles, le risque environnemental et le retour de la politique de rélogement des favelas à Rio de Janeiro : Soares Gonçalves, Rafael (MCF, Pontifícia Universidade Católica do Rio de Janeiro (PUC-Rio)) Audio recording

Moderators commentaries / Questions of the audience / R-S. Gonçalves response / Discussion between R-S. Gonçalves and the audience

–          Le paradigme du risque et de la durabilité est-il allergique à la critique ? : Philippe Genestier (Laboratoire RIVES, ENTPE-CNRS) Audio recording

Moderators commentaries / P. Genestier response / Discussion between the audience and P. Genestier

11 am – break

11.15 am – Axis 4 (continuation): An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

–          Le cas du RER à Bruxelles : le « développement durable » au cœur de l’arène publique : Ludivine Damay  (Chercheur Post-doc et chargé de cours à temps partiel FUSL et UCL-Mons, Facultés universitaires Saint-Louis – Centre de recherche en Science politique (CReSPo)) Presentation of paper by L. Devisme

–          Le social et l’écologique en conflit ?: regard sur les perspectives de l’enjeu écologique dans l’aménagement durable. Le cas de la zone de l’Union. (Nord, France) : Bruno Villalba (Maitre de conférence en Science Politique, Science Po. Lille, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026), Caroline Lejeune (Doctorante, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026)) Audio recording

Moderators commentaries / Questions of the audience / C. Lejeune and B. Villalba responses / Additional questions of the audience / C. Lejeune and B. Villalba additional responses / L. Charles commentaries

–          A la recherche d’une forme urbaine durable : Sistel Anne (Maitre Assistant 1, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier)  Audio recording

Discussion between A. Sistel and the audience

1 pm – buffet

2.15 pm – Axis 4 (continuation): An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

–          Au nom de la lutte contre le changement climatique : le Mécanisme pour un Développement Propre et les critiques dont il est l’objet : Tsayem Demaze Moïse (MCF, Université du Maine, UMR CNRS 6590 ESO (Espaces et Sociétés) Audio recording

Moderators commentaries / Discussion with the audience

–          Prétexte écologique et projets urbains dans les pays émergents : Petit Olivier (Groupe EGIS, Djeddah, Arabie Saoudite) Audio recording

Moderators commentaries / Questions of the audience / O. Petit response and audience interventions / Discussion with the audience

3.45 pm – break

4 pm – Axis 4 (continuation): An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

–          Aspirations à la durabilité et la durabilité face aux aspirations : Socié Anne-Sarah (Doctorante, Université Paris Ouest – Nanterre – La Défense, laboratoire Sophiapol (EA 3932, équipe Lasco), chargée de mission projet Elaborons Ensemble l’Avenir (financement Veolia) Audio recording

Moderators commentaries / A-S. Socié response / Questions of the audience / A-S. Socié response to the audience

–          Quand les énergies vertes changent le regard sur le monde rural : Perrotti Daniela (Post-Doctorante, Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, Chercheur associé, Laboratoire de Recherche LAREP) Audio recording

Moderators commentaries / D. Perrotti response / Discussion of D. Perrotti with the audience

5.15 pm – End of axis 4

 5.30 pm – 6.30 pm – Closing Roundtable led by Francis Chateauraynaud

 

Lecture hall 2

9 am – Participant welcome

9.15 am – Axis 3: A technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          L’insoutenable légèreté climatique du développement durable : Stéphane La Branche (Chercheur associé à Pacte ; Coordonnateur de la Chaire Planète, Energie, Climat ; IEP de Grenoble ; Membre du GIEC)   Audio recording

–          La ville durable précipitée : généalogie de la diffusion d’un référentiel étranger et illusions d’un langage commun dans le monde arabe (le cas du Maroc, de l’Egypte et de la Syrie) : Barthel Pierre-Arnaud (LATTS-Ifu), Clerc Valérie (Institut français du Proche Orient), Pascale Philifert (LAVUE)   Audio recording

–          Une sociologie critique de la végétalisation des villes. Bilan du programme Changements Climatiques et Trames Vertes urbaines (CCTV) : Philippe Boudes (LADYSS CNRS)   Audio recording

F. Chateauraynaud commentaries / T. Souami commentaries / S. Labranche response / P-A. Barthel response / P. Boudes response / Questions of the audience / P-A. Barthel additional response / P. Boudes additional response

11 am – break

11.15 am – Axis 3 (continuation): À technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Les bibliothèques de quartier dans la ville durable. Entre espace public et territoire de conflits sociaux : Denis Merklen (Université Paris 7 et IRIS), Charlotte Perrot-Dessaux (Université Paris 7, Centre de sociologie des pratiques et des représentations politiques) Audio recording

–          De la place de l’architecture eu égard aux enjeux des villes durables. Approche critique de la politique publique en la matière : Neuwels Julie (Université Libre de Bruxelles – Faculté d’Architecture La Cambre Horta) Audio recording

T. Souami commentaries / D. Merklen and C. Perrot-Dessaux response to T. Souami / J. Neuwels response to T. Souami / F. Chateauraynaud commentaries / D. Merklen and C. Perrot-Dessaux response to F. Chateauraynaud / J. Neuwels response to F. Chateauraynaud / Questions of the audience / D. Merklen and C. Perrot-Dessaux response to the audience / F. Chateauraynaud final commentaries

1 pm – buffet

2.15 pm – Axis 3 (continuation): À technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Le bâtiment économe : une utopie technicienne ? : Christophe Beslay (sociologue, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay, Maître de conférences associé à l’université de Toulouse-Le Mirail), Romain Gournet (sociologue chargé d’études, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay), Marie-Christine Zélem (professeure de sociologie, CERTOP-CNRS, Université de Toulouse-Le Mirail) Audio recording

–          A Technical Democracy: From an Environmental Crisis to an Actor-Network Approach Towards Livable Cities : Izquierdo Karina (UNAM, Universidad Nacional Autónoma de México) Audio recording

F. Chateauraynaud commentaries / T. Souami commentaries / C. Beslay response / K. Izquierdo response / F. Chateauraynaud intervention / C. Beslay response to intervention of F. Chateauraynaud / Discussion with the audience

3.45 pm –break

4 pm – Following the conference in lecture hall 1 (see below)

5.30 pm – Closing Roundtable led by Francis Chateauraynaud  Audio recording (Lecture hall 1)
6.30 pm – Conference End


[1] Rawls J. (1987), Théories de la justice, Paris, Seuil

[2] Jonas H. (1990), Le principe de responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, Paris, éditions du Cerf

[3] Latouche S. (2003), « L’imposture du développement durable ou les habits neufs du développement », Mondes en développement, Vol.31-2003/1, N°121

[4] Gautier C. (1996), « A propos du « gouvernement des conduites » chez Foucault : quelques pistes de lecture », La gouvernabilité, Paris, Presses Universitaires de France

[5] Latour B. (1999), Politiques de la nature. Comment faire entrer les sciences en démocratie, Paris, La Découverte

[6] Callon M., Lascoumes P., Barthe Y. (2001), Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris, Seuil.

[7] Chateauraynaud F. (2010), De l’alerte au conflit, la sociologie argumentative et la balistique des causes collectives, Séminaire bimensuel annuel, EHESS, 105 bd Raspail 75006 Paris.

[8] Cefaï D., Trom D. (dir.) (2001), Les formes de l’action collective. Mobilisations dans des arènes publiques, Paris, Editions de l’EHESS, Collection « Raisons pratiques »

[9] Thévenot L., Lafaye C. (1993), « Une justification écologique? Conflits dans l’aménagement de la nature », Revue française de Sociologie, 34 (4), p. 495-524

Comité scientifique

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Le comité scientifique du réseau est présidé par :

Catherine LARRERE : professeur de philosophie (PHICO), Université de Paris 1

et

Francis CHATEAURAYNAUD : Directeur d’études (GSPR), Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris

 

Comité scientifique :

Fabrice FLIPO : maître de conférences en philosophie (ETOS), Telecom & management SudParis

Luca PATTARONI : Chargé de cours (LASUR), Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne

Yannick RUMPALA : Maître de conférences en science politique (ERMES), Université de Nice Sophia Antipolis

Taoufik SOUAMI : Maitre de Conférences en urbanisme (LATTS) Institut Français d’Urbanisme

Lionel CHARLES : philosophe, chercheur en sciences sociales, Fractal, Paris

Laurent DEVISME : Maître-Assistant en Aménagement-Urbanisme (LAUA), Ecole Supérieure d’Architecture de Nantes

Ridha ABDMOULEH : maître Assistant en sociologie (FLSH-GEDES), Université de Sfax, Tunisie

Jérôme  BOISSONADE : maître de conférences en sociologie (AUS), Université du Littoral (Dunkerque), Sciences Po. (Lille)

Inscription au réseau

L’inscription au réseau “Approches Critiques du Développement Durable” (AC/DD) vise essentiellement à constituer un réseau informel sur les questions évoquées dans la page présentation du réseau, afin de mettre en œuvre notamment des groupes de recherche transversaux susceptibles de répondre à des appels à projets.

Accéder à la page « Membres »

Ces groupes de recherche seront potentiellement ouverts à des chercheurs :

Intérêts de recherche

A.    Travaillant les questions posées par le développement durable et souhaitant approfondir la dimension critique de leurs recherches,

B.     Ayant une approche critique dans leurs travaux et souhaitant aborder les problématiques liées au développement et à la ville durables,

C.     S’intéressant au travail critique réalisé par les acteurs et les usagers à propos des “objets” durables. Ceci, en s’attachant notamment aux liens que ces acteurs et usagers entretiennent actuellement et ceux qu’ils pourraient mettre en œuvre.

D.    Autre profil à proposer

Axes critiques

Pour formaliser ce réseau, nous avons mis en évidence cinq axes de travail qui reprennent ceux du colloque. Ils ne sont ni exclusifs les uns des autres ni exhaustifs, mais constituent une trame pouvant permettre aux uns et aux autres de situer leur approche.

·         Axe 1 : Un développement insoutenable ?

·         Axe 2 : Une gouvernementalisation des conduites ?

·         Axe 3 : Une démocratie par les instruments ?

·         Axe 4 : Une justification écologique ?

·         Axe 5 : Une durabilité techniciste ?

 ·      Axes suivants éventuels : A proposer

 

Inscription

Envoyer un courriel à l’équipe du réseau ACDD en indiquant :

·         Le profil A, B, C ou D dans lequel vous pensez vous situer (en précisant le contenu pour un éventuel profil D)

·         L’axe de 1 à 5 dans lequel  vous souhaiteriez travailler au sein d’un éventuel groupe de recherche pluridisciplinaire (en précisant le contenu pour un éventuel axe 6)

·         Si vous souhaitez mettre votre CV en ligne sur le site

Bienvenue

 

Équipe d’animation et contacts

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Cliquer ici pour prendre contact avec un.e membre de l’équipe d’animation du réseau

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Jérôme Boissonade (responsable du réseau)

Jérôme Boissonade est Maître de Conférences à l’Université du Littoral (ULCO) et membre de l’équipe de recherche AUS (UMR 7218 LAVUE). Il est diplômé de l’Université de Paris X – Nanterre (doctorat de sociologie) et de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette (Architecte DPLG). Ses enseignements relèvent essentiellement de la sociologie urbaine et du développement durable (Université du Littoral et Sciences Po. Lille) et ses recherches portent sur les approches critiques du développement durable (responsable du réseau AC/DD), ainsi que sur les relations entre politiques publiques et mobilisations. Il est par ailleurs, membre du comité de rédaction des Annales de la Recherche Urbaine, Président du Conseil Scientifique de l’UMR 7218 LAVUE jusqu’en 2016 et membre du Conseil de Laboratoire de cette UMR.
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Guillaume Lacroix

Diplômé de SciencesPo Lyon et doctorant en études urbaines, Guillaume réalise sa recherche doctorale sous la co-direction de Jérôme Boissonade grâce à un contrat CIFRE entre l’UMR LAVUE (Paris 8, équipe AUS) et un grand bureau d’études pluridisciplinaire en ingénierie. Sa thèse interroge les ambiguïtés de la relation de service entre commanditaires publics et prestataires privés de l’aménagement. Mobilisant une méthodologie qualitative (observation-participante, entretiens semi-directifs), il s’intéresse notamment à l’évolution de l’activité de conseil et d’expertise en aménagement des bureaux d’études, au prisme des mutations d’une commande publique locale sommée d’intégrer le développement durable.

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Sophie Nemoz

Sophie Némoz est Maître de Conférences à l’Université de Bourgogne/Franche-Comté et membre du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie (LaSA-UBFC). Elle a soutenu à l’Université Paris Descartes une thèse sur les politiques et les pratiques professionnelles et domestiques de l’habitat durable, dans une approche comparative entre la France, la Finlande et l’Espagne (Nemoz, 2009). Après avoir effectué un post-doctorat à l’Institut de Gestion en Environnement et d’Aménagement du Territoire de l’Université Libre de Bruxelles (2010-2011), elle a été maître de conférences contractuelle au sein de la Chaire internationale sur les éco-innovations à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (2012-2015). Ses recherches interrogent la transition écologique et énergétique des territoires, en mobilisant différentes méthodes d’enquêtes de terrain, qualitatives comme quantitatives.
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Elisabeth Peyroux

Elisabeth Peyroux est chargée de recherche au CNRS, à l’UMR 8586 Prodig, Paris. Elle est titulaire d’un doctorat de Géographie de l’Université de Paris X –Nanterre. Ses travaux portent sur la circulation internationale des normes et des modèles urbains et leur inscription dans les villes du Sud (Afrique du Sud plus particulièrement). Elle a participé à la finalisation d’un programme de recherche européen portant sur les stratégies de développement durable des villes du Sud dans une perspective comparée (Inde, Afrique du Sud, Brésil, Pérou) (Chance2Sustain). Membre de deux réseaux de recherche sur l’habitat en France (le Rehal – habitat et logement) et à l’échelle européenne (ENHR, European Network for Housing Research), elle coordonne le Groupe de Travail « Circulation des modèles et hétérogénéité des développements ») du Labex Dynamite (géré par l’université Paris 1 – Panthéon Sorbonne, membre de la ComUE HeSam – hautes études Sorbonne arts et métiers).

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 Dominique Theile

Issu du milieu universitaire (diplômé en Urbanisme, ancien doctorant au LATTS-ENPC), entrepreneur individuel depuis 1995, en recherche, conseil et formation en socio-économie et prospective de l’habitat. Ses travaux et interventions portent sur la diffusion d’innovations techniques et les résistances au changement sous l’angle des rapports entre cultures, usages, réglementations, techniques… principalement sur l’efficacité énergétique et la gestion des ressources, au regard des défis climatologiques, et des pratiques de confort.
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François Valegeas

François Valegeas est Maître de Conférences à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et membre du laboratoire ART-Dev (UMR 5281). Il a soutenu une thèse en urbanisme et aménagement de l’espace à l’université Paris Est (Lab’Urba et Laboratoire Ville Mobilités Transports) en 2014. Ses enseignements relèvent de l’aménagement et des politiques urbaines, et ses recherches portent sur la conception des projets urbains durables (valeurs, principes, référentiels) et les modalités d’appropriation de l’habitat durable (pratiques, trajectoires résidentielles, réception des normes d’habiter). Il travaille aussi sur la légitimité des savoirs et compétences des habitants (notamment jeunes et catégories populaires) dans la production urbaine.

 

Colloques, thèses et appels à communication

 

Bonjour,

Compte tenu du caractère chronophage de la mise en ligne des annonces pour notre petite équipe, nous avons interrompu progressivement et temporairement la mise en ligne systématique des annonces qui nous paraissaient intéressantes pour le réseau.
Vous pouvez vous rendre sur le portail Calenda, qui recense toutes les annonces en sciences humaines, avec des catégories spécifiques (études urbaines, géographie, études du politique, etc.) : https://calenda.org/search?primary=fsubject&fsubject=258

Par ailleurs, la plupart des annonces que nous mettions en ligne étaient issues de trois listes d’envoi auxquelles vous pouvez vous inscrire :

Pour s’inscrire à la liste (très active) [geotamtam] (informations liées de près ou de loin à la géographie) : https://sympa.unil.ch/sympa/info/geotamtam

Pour s’inscrire à la liste [la_recherche] (informations liées à la recherche en architecture) :
la_recherche@archi.fr

Pour s’inscrire à la liste [RT38-AFS] (information liées à l’environnement) : RT38AFS@googlegroups.com

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Thèses et Habilitations à Diriger des recherches

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Écoles d’été, ateliers, appels à projets

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Appels à communications

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Colloques et journées d’étude

Environmental Justice Conference 2019: ‘Transformative Connections’

Du 2 au 4 juillet 2019
Université d’East Anglia (Royaume-Uni)

This panel hence focusses on the distinctiveness (or lack thereof) of French/francophone approaches to environmental justice. We hope to move this conversation forward by establishing cross-Channel connections between academic environmental justice networks in the UK and in France. We seek empirically or theoretically framed works that engage with topics such as (but not limited to):
• The differences and/or similarities between anglo-american/liberal environmental justice and francophone ‘environmental inequality’ (inégalité environnementale)
• The usefulness/adequacy of anglo-american/liberal environmental justice approaches in francophone contexts
• The potential of French/francophone thought for EJ, including (but not limited to):
– French social theory and post-structuralism (e.g. Bourdieu, Derrida, Deleuze, Foucault, Sartre)
– francophone postcolonial work (e.g. Césaire, Fanon, Mbembe, Senghor, Vergès)
– French degrowth & political ecology (e.g. Gorz, Latouche)
– French gender studies, intersectionality, ecofeminism, and ethics of care (e.g. Fassin, Guétat, Hache, Larrère, Stengers, Zitouni)
• Do EJ struggles in francophone countries generate different political claims?

Information about the conference

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Les risques émergents de la mobilité durable

9-10 juillet 2019
Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (Salle Duby)
5 Rue Château de l’Horloge à Aix-en-Provence

Les inflexions contemporaines des politiques urbaines en faveur de la mobilité durable, légitimes au regard de la nécessaire transition écologique, semblent générer de nouveaux dysfonctionnements : difficulté de lecture des espaces réaménagés pour les trams et bus en site propre, nouveaux types d’accidents (tram/piéton), restriction d’accès à certains espaces urbains (tarification) et développement de nouveaux usages (deux-roues motorisés), développement spatialement sélectif des quartiers “verts” et “apaisés” pouvant alimenter la ségrégation sociale intra-urbaine. L’hypothèse générale est que la grandeur de la justification écologique relègue au rang d’impensés les dysfonctionnements induits par les politiques de mobilité durable. Dans ce contexte, le projet RED vise à produire des connaissances sur les risques émergents des politiques de mobilité durable, à travailler la question de la représentation et de la modélisation de ces risques, à favoriser leur intégration dans l’action publique.
L’inscription au colloque est gratuite mais obligatoire. Le nombre de places est limité.

je m’inscris (page du site du colloque)
Pré-programme PDF

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Séminaires

Deuxième Vie des Objets

École des Mines de Paris (60 Boulevard Saint-Michel, 75006 Paris)
Programme du séminaire

Appels à contributions et nouvelles publications

 

Bonjour,

Compte tenu du caractère chronophage de la mise en ligne des annonces pour notre petite équipe, nous avons interrompu progressivement et temporairement la mise en ligne systématique des annonces qui nous paraissaient intéressantes pour le réseau.
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Par ailleurs, la plupart des annonces que nous mettions en ligne étaient issues de trois listes d’envoi auxquelles vous pouvez vous inscrire :

Pour s’inscrire à la liste (très active) [geotamtam] (informations liées de près ou de loin à la géographie) : https://sympa.unil.ch/sympa/info/geotamtam

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Rapports

Les grands projets urbains durables à l’épreuve de leur habitabilité : le cas exemplaire de la confluence à Lyon

Groupe Recherche Action (GRAC)
Rémi Eliçabe, Amandine Guilbert & Yannis Lemery

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Depuis plus de dix ans maintenant,  nous avons vu se multiplier les initiatives, de plus ou moins grande échelle, visant à faire advenir, à promouvoir et à consolider des modes de développement et de consommation durables. Le domaine des politiques de la ville, prises au sens large, ne fait pas exception, avec une myriade de projets d’écoquartiers, de processus d’éco-rénovation, d’opérations de sensibilisations pour étayer les pratiques éco-responsables d’habitants promus à la dignité plutôt nouvelle  d’éco-citoyens.  Le  programme  de recherche  MOVIDA s’intègre  tout  à  la  fois  à  cette nébuleuse  du  développement  durable,  et  en  même  temps  prétend  en  mesurer  l’effectivité  et l’opérativité.  Jusqu’à quel  point,  et  surtout moyennant quelles  innovations,  ces politiques et  ces initiatives diverses peuvent-elles effectivement impacter les modes de vie des populations ? Notre propre  projet  de  recherche  vise  à  déplacer  cette  question  sur  le  terrain  des  politiques  de réaménagement urbain, en posant la question suivante : la ville durable est-elle habitable, et sous quelles conditions, moyennant quels ajustements, quelles ruses pratiques ? Plus précisément, nous proposons de documenter les effets de la mise en œuvre de projets de développement urbain durable sur les changements des modes de vie des citadins, depuis les expériences qu’en font les habitants eux-mêmes. Notre projet s’inscrit dans une démarche innovante dans la mesure où il entend interroger un aspect encore peu documenté à l’heure où ces projets urbains commencent tout juste pour certains à être investis : l’habitabilité de ces modèles de ville durable et la transformation des  modes  de  vie  que  cette  nouvelle  urbanité  engage  effectivement.  Il  s’agit  ainsi  de  mieux comprendre les épreuves de l’appropriation de ces projets localisés, qui associent éco-technologies et techniques de gouvernance, et qui cherchent à faire émerger et à soutenir de nouvelles pratiques dans la vie quotidienne,  soit  de nouveaux modes de vie.  Les résultats  attendus concernent une meilleure compréhension de l’opérativité et des limites des incitations comportementales contenues dans ces projets urbains (qu’il  s’agisse de supports techniques,  communicationnels,  d’ateliers  de concertation, de réunions de sensibilisation ou encore de la mise en place de séances de soutien personnalisé).

Synthèse PDF (2 pages)
Résumé PDF (12 pages)
Rapport PDF (220 pages)

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Politiques publiques dans les pays nordiques : dissiper les mythes de la consommation durable

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Les pays nordiques ont l’ambition d’être leaders en termes de durabilité, en favorisant la consommation et les modes de vie durables grâce à des politiques efficaces est une partie importante de la réalisation de cet objectif. Le rapport de recherche ci-dessous, publié récemment par le Conseil Nordique des Ministres (forum de coopération gouvernemental pour les pays nordiques), démontre que les contributions de la science comportementale et sociale ne sont pas systématiquement intégrées dans la conception des politiques publiques. Par conséquent, certaines idées fausses persistantes – mythes sur le comportement des consommateurs – se perpétuent dans le discours dominant, en particulier dans les milieux politiques. Le but de cette étude est de dissiper les mythes qui entravent la durabilité en mettant en avant les preuves existantes sur le comportement des consommateurs pour aider au développement de politiques efficaces dans les pays nordiques. Une méta-analyse de la recherche internationale existant sur le comportement des consommateurs de la psychologie, la sociologie, l’économie comportementale, la politique et l’anthropologie a été menée. Les résultats démontrent qu’il est irréaliste de s’attendre à une société durable se concrétise à partir des stratégies politiques actuelles. Les modifications nécessaires sont importantes et cette étude montre que les décideurs politiques ont besoin de créer une « politique du possible » vers la durabilité en utilisant en synergie la pléthore de stratégies et d’outils existants et innovants. On peut ne pas partager la finalité de ce rapport, tout en louant l’effort critique important réalisé par cette institution.
Il met notamment en évidence dix mythes sur le consommateur vert :
– la consommation verte est la solution ;

– les consommateurs devraient mener le changement vers la transition ;
– si tout le monde en faisait un peu, nous pourrions faire beaucoup ;
– des actions environnementales simples et faciles vont entraîner les gros changements ;
– plus d’informations entraîne des comportements plus durables ;
– faire appel aux intérêts personnels est la voie vers des comportements durables ;
– la durabilité signifie « vivre à l’âge de pierre » ;
– les gens sont plus heureux quand ils gagnent et consomment plus ;
– la propriété privée est plus attirante que le partage des biens ;
– les politiques publiques de consommation sont trop sujettes à controverse pour être accepté par le public.

Rapport en PDF (en anglais)

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Analyse sociologique de la consommation d’énergie dans les bâtiments résidentiels et tertiaires Bilan et perspectives

Rapport pour l’ADEME réalisé par Gaëtan Brisepierre (sociologue) – Décembre 2013

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Depuis environ une décennie, les sociologues français se sont emparés de l’énergie comme objet de recherche dans le contexte renouvelé de la transition énergétique. Plusieurs colloques et séminaires scientifiques se sont tenus, de nombreuses thèses de doctorat ont été réalisées ou sont en cours, et le nombre de publications d’articles sur le sujet a considérablement augmenté. Cette production est le fait de chercheurs travaillant dans des laboratoires de recherche, mais aussi de sociologues exerçant au sein d’organismes publics, d’entreprises privées ou en tant qu’indépendants.
Une grande partie de ces recherches portent sur la consommation d’énergie dans les bâtiments résidentiels et tertiaires. En effet, le bâtiment est le secteur clé de la transition énergétique car c’est celui qui offre le plus important potentiel de maîtrise de la demande d’énergie (MDE). Un consensus existe désormais sur le fait que ce gisement ne pourra pas être uniquement exploité par la diffusion du progrès technique (efficacité énergétique) mais demande aussi une mutation des comportements quotidiens et des modes de vie. La plupart des scénarios prospectifs misent en partie sur « la sobriété énergétique » pour atteindre les objectifs de Facteur 4 en 2050.
Malgré le foisonnement des recherches d’un côté, et une demande de connaissance des « comportements » de l’autre, on peut faire le constat d’un déficit de visibilité des recherches en sociologie de l’énergie auprès des acteurs engagés dans la transition énergétique. Cette situation s’explique en partie par la production d’une « littérature grise » (confidentielle), ainsi que par la difficulté des acteurs à identifier et à s’approprier des publications qui répondent aux normes académiques.
L’objectif de ce document de vulgarisation est de faciliter l’accès aux principaux résultats de la recherche en sociologie sur la consommation d’énergie des bâtiments. Il se veut un outil d’aide à l’appropriation des connaissances principalement destiné à un public de non sociologues mais ayant déjà une connaissance du sujet. Il vise également une valorisation des publications existantes et une identification de leurs auteurs. Le document comporte trois parties :
-un bilan des connaissances structuré autour de thèmes connus de tous, rédigé dans un langage clair et direct, et adoptant une forme concise. A la suite de chaque synthèse, une bibliographie interactive permet d’accéder facilement à des publications disponibles en ligne afin d’approfondir le sujet.
-des perspectives d’orientation de la recherche basée sur une série d’entretiens auprès « d’utilisateurs » de la sociologie de l’énergie (voir Annexe B). Elles proposent une analyse de la perception de la sociologie de l’énergie, ainsi que des orientations et des pistes de recherche.
Précisons que le bilan ne prétend pas être un état de l’art scientifique, qui a été en partie réalisé par ailleurs sur la question des usages et du confort[1]. L’esprit de vulgarisation qui anime ce travail nous a conduits à sélectionner certains résultats saillants et à privilégier la reformulation plutôt que la citation. Chaque synthèse s’appuie sur les travaux de multiples chercheurs mentionnés dans les bibliographies en fin de partie et de document. Par ailleurs, l’exercice du bilan reste délicat car la sociologie ne produit pas de résultats définitifs étant donné que son objet d’étude est en perpétuelle évolution. La connaissance sociologique est plutôt à voir comme un processus, dont ce document constitue l’une des étapes, œuvrant pour une diffusion plus large et ouvrant vers de nouvelles perspectives.

Rapport intégral PDF

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Nouvelles publications

Les biens communs
Un modèle alternatif pour habiter nos territoires au XXIe siècle

Perrine Michon (dir.), 2019, Presses universitaires de Rennes

La figure des « biens communs » est aujourd’hui un paradigme émergent dans de nombreux champs disciplinaires. Elle couvre un spectre très large allant de ressources naturelles comme l’air, l’eau ou la terre à des biens immatériels comme les logiciels libres ou les encyclopédies en passant par l’habitat participatif, le travail ou la santé. Elle constitue un objet d’étude aussi bien pour les économistes ou les juristes que pour les géographes ou les politistes. Parallèlement, elle émerge comme catégorie d’action et de compréhension des territoires dans le champ de l’aménagement ou de l’urbanisme opérationnel. Enfin, différentes initiatives issues de la société civile se réfèrent, explicitement ou non, à cette notion. Mise en valeur par les travaux d’Elinor Ostrom (prix Nobel d’Économie 2009), elle propose une autre manière de concevoir l’organisation des rapports sociaux, économiques ou politiques en dessinant une sorte de troisième voie qui sort de l’alternative dichotomique opposant l’État au marché, le privé au public voire l’homme à l’environnement dans la préservation et la gestion des ressources. Elle offre ainsi la possibilité de dépasser un clivage binaire qui structure encore largement notre rapport au monde. L’enjeu de cet ouvrage collectif, qui rassemble des contributions interdisciplinaires et croise une réflexion théorique et des expérimentations opérationnelles, est d’éclairer cette notion et de voir en quoi, en tant qu’objet mais aussi par le processus qui l’institut, elle constitue un paradigme opératoire pour comprendre et concevoir les rapports des hommes aux territoires et à l’environnement mais aussi les rapports des hommes entre eux.

Sommaire PDF

Introduction PDF

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 Sobriété énergétique. Contrainte matérielle, équité sociale et perspectives institutionnelles

Villalba B. Semal L. (dir.), Paris, ed. Quae.

Face à la crise écologique globale, la transition énergétique est aujourd’hui devenue un enjeu crucial pour les démocraties modernes. Pourtant, l’essentiel des politiques de transition mises en œuvre restent animées par un idéal d’abondance énergétique, et concentrent leurs efforts sur les aspects techniques du problème : gains d’efficacité et promotion des renouvelables. Mais n’est-ce pas aussi l’idéal d’abondance énergétique lui-même qui mériterait aujourd’hui d’être questionné ?

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Energy Transitions – A Socio-technical Inquiry

Olivier Labussière & Alain Nadaï
Ed. Palgrave Macmillan, novembre 2018

This book elucidates what it means to transition to alternative sources of energy and discusses the potential for this energy transition to be a more democratic process. The book dynamically describes a recent sociotechnical study of a number of energy transitions occurring in several countries – France, Germany and Tunisia, and involving different energy technologies – including solar, on/off-shore wind, smart grids, biomass, low-energy buildings, and carbon capture and storage. Drawing on a pragmatist tradition of social inquiry, the authors examine the consequences of energy transition processes for the actors and entities that are affected by them, as well as the spaces for political participation they offer. This critical inquiry is organised according to foundational categories that have defined the energy transition – ‘renewable’ energy resources, markets, economic instruments, technological demonstration, spatiality (‘scale’) and temporality (‘horizon(s)’). Using a set of select case studies, this book systematically investigates the role these categories play in the current developments in energy transitions.

Site de l’éditeur

.L’énergie et ses usages domestiques. Anthropologie d’une transition en cours

Ortar et H. Subrémon (dir.)
Editions Petra (2018)

La transition énergétique en cours au sein de nombreuses sociétés industrialisées se caractérise par le passage progressif d’un système fondé sur l’utilisation illimitée d’énergies fossiles, à un système fondé sur l’utilisation d’énergies renouvelables et sur des comportements plus sobres. Cette transition affecte tous nos modes de vie. Les changements en cours, tout autant que les enjeux socio-techniques qu’ils impliquent, mettent en évidence le fonctionnement intrinsèque des sociétés. Ils donnent aussi à voir la façon dont ces dernières se pensent et se projettent.

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Territoires intelligents : un modèle si smart ?

Didier Desponds, Ingrid Nappi-Choulet
Editions de l’Aube, Coll. « Bibliothèque des territoires », octobre 2018

« Si le poète Émile Verhaeren a pu décrire les cités de la fin du xixe siècle comme des Villes tentaculaires, aujourd’hui c’est le concept-même de smart city qui essaime à travers le monde et se déploie sous des formes si variées qu’il semble échapper à toute tentative de définition. Des bâtiments aux réseaux, le smart appose peu à peu son empreinte sur nos villes, érigeant le numérique en grand urbaniste du xxie siècle. Mais quelle est donc cette intelligence qui se diffuse ainsi au sein des territoires ? ». Pour répondre à cette interrogation, cet ouvrage croise les approches de spécialistes les plus divers. Et se demande comment on intègre à cette nouvelle pensée de la ville les intérêts spécifiques, et souvent divergents, des entreprises, des acteurs politiques et des habitants. Comment dépasse-t-on les modèles « clés en main » pour prendre en compte les besoins des populations ? Un livre savant, bien utile à qui veut penser la ville.

Sommaire

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Transitions néolibérales

Pierre Ginet
L’Harmattan, Septembre 2018

Le présent ouvrage vise une relecture et une mise en perspective de travaux récents au regard des changements sociétaux et géopolitiques de notre monde sous influence néolibérale ? Mais comment définir le néolibéralisme ? Une dérivée du capitalisme ? Une version soft du libéralisme ? Une sorte d’incarnation conceptuelle de la fameuse « dynamique de l’Occident » ? Le pire des systèmes politiques à l’exception de tous les autres ? L’exemple de la défunte région Lorraine illustre la logique perverse de cette révolution néolibérale, plus que jamais en marche.

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La fabrique de la compensation écologique : controverses et pratiques

Isabelle Doussan et Xavier AdS (dir.)
Revue Natures Sciences Sociétés, 2018/2 (Vol. 26)

Au travers de sept articles et de deux « regards » sur des expériences (celle d’un site naturel de compensation, et celle des pratiques des Conservatoires des espaces naturels), nous interrogerons les controverses qui entourent la compensation écologique (controverses que nous lisons à travers la fabrique de la loi, les fondements épistémiques de la compensation et les débats au sein des sciences économiques) et la manière dont elle est mise en œuvre (par les bureaux de consultant, dans ses définitions opérationnelles ou dans les décisions du juge).

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Habiter la ville

I. Roussel (dir.).
Revue pollution atmosphérique. Climat, santé, société (N°237-238)

Les villes émettent actuellement environ 80 % des gaz à effet de serre de la planète entière et la pollution qu’elles émettent représente une réelle question de santé publique. L’urbanisation du monde est un phénomène global, massif et inédit, fruit de la modernité mais comment la ville de demain peut-elle à la fois contribuer à jouer un rôle planétaire tout en étant inclusive et offrant un cadre de vie digne à tous ses habitants ? Anne Hidalgo souligne que : « dans nos villes cohabitent des populations très variées : les créatifs cosmopolites qui profitent de la mondialisation ; des populations fragiles qui viennent en ville pour y trouver un refuge et des ressources qui n’existent pas en dehors, et il y a les classes moyennes, les employés, les employés des services publics comme du secteur privé, qui font fonctionner la ville. Il faut tenir les équilibres, s’assurer que tous peuvent vivre ensemble. Une ville qui va bien s’appuie sur la diversité de ses habitants ».
La revue Pollution Atmosphérique a proposé à une vingtaine de chercheurs, venant d’horizons variés, de contribuer à énoncer quels sont les grands défis auxquels sont confrontées les villes appelées à construire le monde de demain habitable et durable…

Sommaire et présentation complète PDF
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Terres des villes. Enquêtes potagères de Bruxelles aux premières saisons du 21e siècle

Alexis Zimmer, Benedikte Zitouni, Chloé Deligne, Livia Cahn, Nicolas Prignot et Noémie Pons-Rotbardt
Editions de l’éclat, avril 2018

Depuis quelques années on voit surgir dans les villes des expériences qui réinventent sur des modes collectifs la tradition des anciens potagers urbains. En se glissant dans les interstices de la ville, sur des terrains oubliés, dans l’angle mort de barres d’immeubles ou sur les toits des bâtiments, elles interrompent « le long orphelinat » des bâtiments sans âme dont la fureur immobilière a le secret. À partir de Bruxelles, où existait déjà une tradition de maraîchage spécialisé et de jardins ouvriers, l’ouvrage retrace l’histoire de la ville nourricière et des combats qu’elle suppose, et témoigne des expériences nouvelles, quelquefois victorieuses du béton, le temps de reprendre son souffle et sa bêche.

Site de l’éditeur

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Villes sobres. Nouveaux modèles de gestion des ressources

Sous la direction de Dominique Lorrain, Charlotte Halpern, Catherine Chevauché
Presses de Sciences Po, janvier 2018

Ville durable, frugale, sobre, résiliente, intelligente… Face à l’urgence environnementale, partout à travers le monde se multiplient les projets urbains innovants pour réduire la pollution et le gaspillage.
Mais que valent ces expériences à l’échelle de la planète ?
Quelles sont leurs limites ? Est-il possible de rendre une ville durable sans nuire à son voisinage ? Comment détecter les fausses bonnes idées ?
C’est ce à quoi s’emploie cet ouvrage, qui ne se contente pas de dresser un panorama d’expériences pionnières menées dans neuf métropoles de pays industrialisés et émergents, du Nord comme du Sud, mais qui s’intéresse à des procédés d’échelles et de natures très différentes – un objet urbain comme une ville entière – pour tenter d’en dresser le bilan et de discerner des pistes de généralisation.

Sommaire et site de l’éditeur

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Nature en ville : Désirs & Controverses

Sous la direction de Lise Bourdeau-Lepage
Éditions Librairie des territoires, décembre 2017

Peut-on vraiment marier la nature et la ville ? Quels sont les désirs de nature des citadins ? Qu’expriment-ils ? Comment les citadins se représentent-ils la nature ? Quels sont les bienfaits de la nature en ville ? Aménager l’urbain en prenant en compte la nature est-ce vraiment possible ? Qu’est-ce que cela change en termes de pratiques ? Quels sont les risques de la réintroduction de la nature en ville ? De telles questions, au centre des préoccupations des chercheurs et des acteurs locaux, engendrent des controverses que ce livre tente d’éclairer. Dans cette optique, il explore les raisons du désir de nature des citadins et en montre la diversité. Il fait une large place aux pratiques et aux usages de nature en ville tout en s’interrogeant sur leur pertinence et leurs sources. Il met également en débat la question de la nature en ville. Il révèle sa face cachée, l’instrumentalisation de la nature en ville à des fins de politiques publiques. Il met en évidence les changements que la réintroduction de la nature en ville impose en matière d’aménagement urbain. Il souligne quelques débats philosophiques, sociaux, économiques… que cela génère.

Sommaire de l’ouvrage
Site de l’éditeur

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Jardiner entre soi

Léa Mestdagh
Editions L’Harmattan (coll. Logiques sociales) dec. 2017

En plein essor depuis une dizaine d’années, les jardins partagés sont considérés comme des lieux où se crée le lien social dans les villes d’aujourd’hui. Leur grand succès, en particulier à Paris, tient en partie à ce consensus : on considère que les jardins permettent de nouer des solidarités entre les citadin.e.s. Or, à regarder de plus près les membres de ces collectifs, on s’aperçoit qu’il s’agit de personnes très proches socialement. Il existe donc une forme de sélection à l’entrée dans le groupe. Peut-on alors invoquer le lien social en l’absence d’une véritable rencontre de l’autre ? Quels sont les effets de la multiplication de ces jardins dans les villes contemporaines ? Quelles sont les fonctions sociales auxquelles ils répondent ?

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Concevoir la ville durable. Un enjeu de gestion ?

Les cahiers Ramau 8
Sous la direction d’Isabelle Grudet, Elise Macaire, Nadine Roudil
Éditions de la Villette, déc. 2017, 184 p., 13€

La prise en compte du développement durable dans les opérations architecturales, urbaines ou paysagères semble avoir renforcé une préoccupation pour les logiques de « gestion » dans les processus de projet. Les thématiques énergétiques et environnementales propulsent des acteurs des services vers la fabrique urbaine et invitent des concepteurs à s’interroger sur le devenir de leurs projets. Parallèlement, certains maîtres d’ouvrage cherchent à convier les différentes parties prenantes à donner un avis sur les espaces et leurs modalités de gestion. Les évolutions de pratiques professionnelles observées dans les contributions réunies ici sont issues des secteurs de l’entreprise, des services urbains, des collectivités, des bailleurs sociaux et des agences d’architecture, urbanisme et paysage.

Site du RAMAU

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Critique de l’habitabilité

Mathias Rollot, ed. Libre et solidaire, oct. 2017

À travers une enquête utilisant les concepts de la philosophie et de l’architecture, en passant par ceux de la critique sociale et de l’écologie, l’auteur décline les différents sens du mot « habiter ». Loin des discours convenus et démagogiques de la classe politique, il nous propose des interprétations inédites et novatrices. Cette critique de l’habitabilité est aussi une critique du système capitaliste ethnocentré qui veut imposer sa vision d’une société humaine uniforme n’ayant d’autre valeur que le profit. Cette réflexion nous montre qu’il existe mille et une manières d’habiter et de penser le monde. Elle nous invite à décoloniser nos imaginaires pour privilégier nos manières d’être en commun.

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Aux bords de l’irréversible. Sociologie pragmatique des transformations

Francis Chateauraynaud et Josquin Debaz
Éditions Pétra

Du changement climatique au terrorisme, la carte des risques a subi, en quelques décennies, une série de reconfigurations majeures, et l’on ne compte plus les discours qui alertent contre des menaces globales. En suivant les dynamiques  à l’œuvre dans les dossiers sanitaires, environnementaux et technologiques, cet ouvrage esquisse un modèle de transformation qui rompt avec le catastrophisme au profit de trois dimensions fondamentales de l’action et du jugement : la portée critique des modèles d’évaluation et de régulation ; la fabrique des scénarios et des visions du futur ; la créativité des milieux en interactions.
En explorant de multiples figures de l’irréversibilité, les auteurs montrent comment des bifurcations ou des alternatives germent au cœur de processus critiques dont la destination n’est jamais totalement déterminée par avance. Des espaces de possibles ou des ouvertures d’avenir prennent corps dans la manière dont s’élaborent, en contexte, les prises individuelles et collectives sur le monde. Avec un regard à la fois pragmatique et critique, les auteurs réinterrogent les stratégies de résistance ou de déplacement face à des formes de gouvernement dont l’hégémonie est fortement contestée.
En restituant l’histoire mouvementée de grandes alertes et controverses, comme la pollution de l’air, le nucléaire, les OGM ou les nanotechnologies, l’ouvrage opère un retour réflexif sur les sociologies contemporaines, ici réévaluées à l’aune du pragmatisme. Une des questions concerne les jeux d’échelles permettant de saisir, dans leur complexité, des processus critiques apparemment interminables. Comment articuler l’analyse des dispositifs publics et la description des activités pratiques, où se jouent la production et l’ancrage des savoirs et des valeurs ?

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Dossier « Décloisonner l’environnement »

coordonné par Anahita Grisoni et Sophie Némoz
revue Socio-logos n°12 2017

Anahita Grisoni et Sophie Némoz
Les mouvements socio-écologistes, un objet pour la sociologie
Fabrice Flipo
Qu’est-ce que l’écologisme ?
Florence Rudolf
La sociologie de l’environnement ou le naturalisme revisité
Philippe Boudes
Changement social et écologie : où en est la modernisation écologique ?
Anahita Grisoni et Sophie Némoz
Les mouvements sociaux écologistes : entre réforme de soi et rapports de classe, entre histoires nationales et circulations européennes
Christophe Baticle
Relire le conflit environnemental à travers une grille de lecture spatiale

Site de l’éditeur

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L’économie écologique

Ali Douai & Gaël Plumecocq, La Découverte, 2017

« L’économie écologique (ecological economics) est un courant économique particulier qui, par son approche transdisciplinaire, ses concepts, ses théories et ses méthodes interdisciplinaires – où se rencontrent philosophie, sociologie, anthropologie, écologie, etc. – s’est pensée et constituée en réaction à l’économie néoclassique comme à l’économie de l’environnement (environmental economics) jugées à la fois trop monolithiques et réductrices, excessivement économico-centrées (calcul de valeurs monétaires, de « capital naturel », d’état du marché, évaluation de coûts…), sans réelle volonté de remise en cause du modèle économique standard dominant et considérées comme relativement désarmées pour lutter avec efficacité contre nombre d’éléments socio-écologiques négatifs (inégalité, pauvreté, réchauffement climatique, pollution, épuisement de ressources naturelles, anthropocène/capitalocène, etc.). L’ouvrage d’Ali Douai et Gaël Plumecocq trace, dans une démarche particulièrement didactique et éclairante, un état de l’art de ce courant aux multiples ramifications et références. »

Lien vers la recension de lecture sur le site du MAUSS
Site de l’éditeur

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Marxismes écologiques

Actuel Marx : numéro 61
Sous la direction de Pierre Charbonnier et Stéphane Haber

Les préoccupations liées à l’épuisement des ressources de la planète et aux crises systémiques de l’environnement occupent désormais une place centrale dans la culture, la politique et la vie intellectuelle. Elles sont aussi porteuses d’une profonde métamorphose épistémologique dans l’ensemble des sciences historiques. Ces savoirs s’étaient fondés depuis le XIXe siècle sur l’hypothèse de l’autonomie du social. Pourtant aucune histoire, aucune anthropologie, aucune sociologie, aucune économie n’est plus pensable en dehors de la prise en compte des rapports que les collectivités entretiennent avec leur environnement naturel. Ce numéro montre que la tradition marxiste ne se trouve pas dépourvue d’outils dans une telle configuration épistémologique, mais aussi qu’elle est appelée à se renouveler en partie à son contact.

Transitioning to a Post-Carbon Society

sous la direction de Ernest Garcia, Mercedes Martinez-Iglesias, Peadar Kirby
Palgrave Macmillan

This book deals with one of the most pressing social and environmental issues that we face today. The transition to a post-carbon society, in which the consumption of fossil fuels decreases over time, has become an inevitability due to the need to prevent catastrophic climate change, the increasing cost and scarcity of energy, and complex combinations of both of these factors. As the authors point out, this will not only entail political adjustments and the replacement of some technologies by others, but will be accompanied by social and cultural changes that bring about substantial modifications in our societies and ways of life. This book examines whether the current conditions, which date back to the crisis that began in 2007, favour a benign and smooth transition or will make it more difficult and prone to conflict. It argues that, even if this transformation is unavoidable, the directions it will take and the resulting social forms are much less certain. There will be many post-carbon societies, the authors conclude, and any number of routes to social change. Transitioning to a Post-Carbon Society therefore represents a significant contribution to global debates on the environment, and is vital reading for academics, policymakers, business leaders, NGOs and the general public alike.

Notice de l’ouvrage
Introduction et conclusion

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Humanités environnementales. Enquêtes et contre-enquêtes

Guillaume Blanc, Elise Demeulenaere, Wolf Feuerhahn
Paris, Publication de la Sorbonne, 2017

Histoire environnementale, anthropologie de la nature, sociologie de l’environnement… : on assiste, depuis une trentaine d’années, à la multiplication de sciences humaines et sociales qui prennent l’environnement pour objet, et revendiquent de voir ainsi leur épistémologie transformée. Le foisonnement de ces labels est tel que, aujourd’hui, certains souhaitent les rassembler sous une bannière commune, celle d’« humanités environnementales ».

Plutôt qu’un manifeste, cet ouvrage propose une histoire des humanités environnementales au prisme des disciplines (anthropologie, histoire, philosophie, géographie, sociologie, études littéraires, sciences politiques, économie, droit). Il retrace pour la première fois l’émergence intellectuelle et institutionnelle de ces domaines d’étude. En prêtant attention à la pluralité des débats et des controverses passés, ce livre décrypte un paysage singulier de la recherche internationale contemporaine : celui des sciences humaines et sociales aux prises avec l’environnement.

Site de l’éditeur

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Jeux de nature, natures en jeu.
Des loisirs aux prises avec l’écologisation des sociétés

Ludovic Ginelli
Peter Lang, 2016

Les « sports et loisirs de nature » sont de plus en plus massivement pratiqués en France et dans le monde mais cet engouement est sélectif. Certains usages déclinent, sont contestés dans leur légitimité, voire interdits. Que révèlent ces tendances à propos de nos rapports à l’environnement et plus largement, des tensions induites par l’écologisation des sociétés ? Comment un loisir de nature en vient-il à être qualifié ou non d’écologique ? Quels en sont les enjeux et les effets ?

Pour le comprendre, l’auteur clarifie tout d’abord les liens entre deux processus normatifs de premier plan dans les loisirs de nature : la sportivisation et l’écologisation. Sa démarche combine l’analyse socio-historique des référentiels d’usages et l’enquête de terrain pour analyser les expériences socio-environnementales associées aux sports et loisirs de nature et leurs reformulations éventuelles en termes écologiques. Un focus est réalisé sur des chasses anciennes, le kayak de mer, la chasse sous-marine et la chasse à l’arc. Ces usages très différents par leur histoire, leurs publics et leurs techniques sont pourtant travaillés par des processus analogues dans deux « hauts lieux de nature » en partie protégés, le bassin d’Arcachon et les Calanques de Marseille. Au-delà de l’étude de cas, ce livre plaide pour la constitution d’un espace de discussion plus complexe autour des nouvelles questions normatives que pose la généralisation de l’impératif écologique dans la société. Le succès d’une politique environnementale est à ce prix.

Site de l’éditeur

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Interdisciplinarité au service du développement durable

Sous la direction d’HAssan Ait Haddou, Marc Mequignon, Jean-Pierre Mignot

Ce recueil d’articles du séminaire de recherche « L’interdisciplinarité au service du développement durable » organisé le 4 juin 2015 par le LIFAM de l’ENSA  Montpellier en collaboration avec le LERASS-ERPURS de l’université Paul Sabatier Toulouse, témoigne de l’intérêt scientifique croissant porté à la notion de développement soutenable à partir des entrées thématiques pluridisciplinaires allant des sciences dites « dures » aux sciences humaines et sociales.

Dans cet ouvrage, nous nous attachons à mener une réflexion conjointe sur la problématique de développement durable et des pratiques auxquelles celui-ci donne lieu.  L’approche est volontairement interdisciplinaire. Les trois piliers du développement soutenable  sont interrogés  d’une part sur la base du regard  des sciences humaines et sociales, et d’autre part, au travers d’un regard scientifique et technique des sciences de l’ingénieur.  Ainsi, les fondements économiques, les choix architecturaux et urbains, la normativité et les représentations sociales de l’habiter sont respectivement questionnés par les auteurs dont les points de vue et les expériences sont complémentaires.

Cet ouvrage est le fruit d’un travail collectif croisant plusieurs disciplines de recherche et associant différentes unités de recherche travaillant sur des thématiques transversales, LIVE-CNRS Strasbourg, ERPURS Université Paul Sabatier, IRIT Université Paul Sabatier, Toulouse, CERIC de l’Université de Montpellier et le LRA de l’ENSA Toulouse.

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L’âge de la transition. En route pour la reconversion écologique

Sous la direction de Dominique Bourg, Alain Kaufmann, Dominique Méda
Les petits matins (2016)

Ce livre est issu du Colloque de Cerisy qui s’est tenu du 30 juin au 15 juillet 2015 « Quelles transitions écologiques ? ». La notion de « transition écologique », en exprimant la nécessité d’adapter nos modes de vie au respect des limites de la biosphère, a progressivement supplanté celle de « développement durable », jugée trop vague et consensuelle par ses détracteurs. Mais des questions subsistent, et non des moindres : vers quoi nos sociétés peuvent-elles « transiter » et quels sont les chemins de cette transition ? Après avoir analysé les obstacles à la transition, les auteurs en tracent les voies. Des positions philosophiques et juridiques à embrasser aux technologies à privilégier en passant par la refonte de notre modèle social, les monnaies complémentaires ou le financement des investissements à mettre en œuvre, tous les aspects sont envisagés pour imaginer la transition écologique.

Site de l’éditeur

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Environnement et citoyenneté

Numéro coordonné par Laurence Granchamp & Sandrine Glatron
Revue des sciences sociales n° 55/2016

« Être écocitoyen » : injonction contraignante ou prise en main par les citoyens de la transformation des modes de vie ? Entre écologisation, soit les processus auxquels les individus contribuent sans avoir de véritable prise et environnementalisme, soit les manifestations de leurs valeurs ou attachements, ce numéro s’intéresse au renouvellement des formes d’expression de la citoyenneté et de la préoccupation pour l’environnement. Les contributions analysent comment l’investissement pragmatique de la vie quotidienne est doté de vertus critiques et d’une portée politique. Elles offrent un regard critique sur la transition écologique, la part des individus-citoyens ou leur possibilité de résister.

Sommaire

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Justice et injustices environnementales

Philippe Billet, Cyrille Harpet, Jean-Philippe Pierron
L’Harmattan (2016)

Réfugiés climatiques, victimes de catastrophes industrielles, minorités ethniques expulsées, paysans chassés de leurs terres, quartiers pauvres dévastés par des catastrophes naturelles, populations contaminées par des pollutions diverses… Une inégale vulnérabilité des peuples, une inégale distribution des facteurs de danger et des menaces conduisent à s’interroger sur la « justice environnementale » et l’équité sociale. Entre éthique environnementale, défense des droits des peuples et des minorités, etc., cet ouvrage analyse les formes de gouvernement des hommes et de l’environnement.

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Les villes à la croisée des stratégies globales
et locales des enjeux climatiques

Sous la direction de Florence Rudolf
Presses de l’Université de Laval (2016)

De par sa conception, le présent ouvrage opte pour un parti pris qui est celui de l’implication de la ville dans la production des changements climatiques, mais également dans leur contention, voire danseur réception. Placer le curseur sur les villes en matière de changements climatiques, c’est défendre la thèse selon laquelle c’est à «cette » échelle que se joue le problème, que se décline l’ensemble des enjeux mobilisés par les changements  climatiques.

Suite de la présentation

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La ville conflictuelle. Oppositions – Tensions – Négociations

Sous la direction de Didier Desponds et Elizabeth Auclair
Editions Le Manuscrit (mars 2016)

De Buenos Aires à la Goutte d’Or, de Jakarta à Francfort, de Mumbai à Saint Denis, vingt universitaires analysent les conflits urbains, les dynamiques qui en découlent et les méthodes utilisées pour régler ces conflits (médiation, arbitrages…). Les transformations qui affectent les villes sont sources de tensions, voire de conflits: ici mobilisation contre un projet d’aménagement, là confrontation entre habitants quant à l’usage des espaces publics.
Ces tensions révèlent les forces profondes qui agitent les espaces urbains et conduisent à l’exacerbation de rapports de force entre des groupes aux intérêts divergents. A travers les exemples de micro-conflits affectant des villes situées dans des contextes variés, les auteurs mettent en lumière ce qui se joue par-delà l’effervescence momentanée : inégale légitimité des pratiques, exclusion de populations marginalisées, appel à une participation active aux projets urbains.
Les conflits imposent des modes de régulation (concertation, arbitrage) qui ne conduisent que rarement à la victoire totale d’une des parties sur l’autre, mais davantage à des formes de réorganisation, arrangements momentanés susceptibles de s’inscrire dans la durée.
« Appréhender les villes par leurs conflits ouvre ainsi une fenêtre sur les jeux permanents de recomposition qui les traversent ».

PrésentationArgumentaireSommaireBon de commande

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La démocratie aux champs
Du jardin d’Éden aux jardins partagés, comment l’agriculture cultive les valeurs démocratiques

Joëlle Zask
La Découverte (Les Empêcheurs de penser en rond) mars 2016

On a l’habitude de penser que la démocratie moderne vient des Lumières, de l’usine, du commerce, de la ville. Opposé au citadin et même au citoyen, le paysan serait au mieux primitif et proche de la nature, au pire arriéré et réactionnaire. À l’opposé de cette vision, ce livre examine ce qui, dans les relations entre les cultivateurs et la terre cultivée, favorise l’essor des valeurs démocratiques et la formation de la citoyenneté. Défi le alors sous nos yeux un cortège étonnant d’expériences agricoles, les unes antiques, les autres actuelles ; du jardin d’Éden qu’Adam doit « cultiver » et aussi « garder » à la « petite république » que fut la ferme pour Jefferson ; des chambrées et foyers médiévaux au lopin de terre russe ; du jardin ouvrier au jardin thérapeutique ; des « guérillas vertes » aux jardins partagés australiens. Cultiver la terre n’est pas un travail comme un autre. Ce n’est pas suer, souffrir ni arracher, arraisonner. C’est dialoguer, être attentif, prendre une initiative et écouter la réponse, anticiper, sachant qu’on ne peut calculer à coup sûr, et aussi participer, apprendre des autres, coopérer, partager. L’agriculture peut donc, sous certaines conditions, représenter une puissance de changement considérable et un véritable espoir pour l’écologie démocratique.

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Histoires pragmatiques

Sous la direction de Francis Chateauraynaud et Yves Cohen
Éditions de l’EHESS (« Raisons pratiques », 25), 2016

Les études d’histoire et d’autres sciences sociales (sociologie, philosophie) rassemblées dans ce volume couvrent des périodes et des domaines très différents. Elles se situent dans un mouvement récent de réinterrogation des pratiques à partir de la pragmatique et du pragmatisme. En assumant le pluralisme constitutif de la démarche pragmatiste, les auteurs abordent de manière expérimentale et réflexive les questions que posent l’étude des pratiques et celle des façons de les concevoir.

Le volume propose un parcours allant des actes et des actions à des phénomènes historiques à grande échelle, des pratiques qui produisent les sources à la généalogie de la pensée de l’action, des formes de l’enquête dans des univers controversés aux réinterprétations des catégories sociales par les acteurs, sans oublier les pratiques du passé réactivées comme base de la recherche.

Au-delà de leurs différentes logiques épistémiques, les contributions partagent une même préoccupation de fond : proposer des chemins d’enquête qui rompent avec les versions téléologiques ou préjugées de l’histoire. Elles explorent ce faisant des configurations qui n’enferment jamais complètement les acteurs, même lorsque ceux-ci opèrent dans des mondes très contraignants, qu’il s’agisse d’institutions et de normes, de structures et de groupes sociaux, de concepts temporels et de catégories cognitives. Le primat conféré à l’expérience et à son contexte ainsi que l’attention portée à leurs qualifications par les acteurs apparaissent comme des éléments communs aux différentes formes d’histoire pragmatique.

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Atlas des migrations environnementales

Dina Ionesco, Daria Mokhnacheva, François Gemenne
Presses de Sciences Po., 2016

Catastrophes géophysiques ou météorologiques, hausse du niveau des mers, désertification, dégradation des écosystèmes : chaque année, des millions de personnes quittent leurs terres pour des raisons environnementales. Un phénomène que le changement climatique en cours ne va qu’amplifier.

À l’aide de plus de 100 cartes, graphiques et diagrammes et de nombreuses études de cas concrets, cet ouvrage pionnier, coordonné par trois des meilleurs experts des migrations environnementales, dresse un état des lieux inédit et propose des pistes pour répondre à ce grand défi du XXIe siècle.

Car mieux comprendre ces migrations, c’est mettre au jour la manière dont les causes environnementales se mêlent à d’autres facteurs – politiques, socio-économiques, psychologiques – qui poussent les individus à la migration temporaire ou à l’exode. C’est anticiper les mouvements de population et permettre leur accompagnement raisonné. C’est contribuer à l’indispensable adaptation aux conséquences du changement climatique.

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Justice écologique, justice sociale
Exemples historiques, analogies contemporaines et théorie politique

Sous la direction d’Aliènor Bertrand
Victoires éditions

Pourquoi les « inégalités écologiques » apparaissent-elles aujourd’hui comme détachées de l’ensemble des luttes sociales, alors qu’elles ont été le plus souvent inextricablement liées, particulièrement autour des problèmes de la santé au travail, des pollutions industrielles, des questions agraires et de la justice de l’eau ? La justice sociale est-elle en contradiction avec l’écologie ? Cet ouvrage a pour objectif de renverser les manières usuelles d’aborder les relations entre la justice écologique et la justice sociale. Il contredit le postulat trop simple selon lequel la prise en charge des questions environnementales ne serait devenue une nécessité pratique et théorique qu’à partir de la fin du XXe siècle grâce à l’émergence des mouvements écologistes ou altermondialistes. L’enjeu du livre est de récuser la difficulté d’articuler deux justices, sociale et écologique, sous prétexte qu’elles appartiendraient à des ordres différents, ou même qu’elles seraient intrinsèquement contradictoires. Les auteurs montrent au contraire que l’opposition de ces deux justices est un artefact entretenu par l’approche « environnementaliste », dont l’une des sources est paradoxalement le mouvement américain pour la justice « environnementale ». De fait, les « inégalités écologiques » ont d’abord été les déclencheurs des grandes luttes sociales du mouvement ouvrier. Ces conflits ont jalonné l’histoire de l’industrialisation et de la colonisation occidentale et perdurent encore. Les études ici menées sur les problèmes de la santé au travail, les pollutions industrielles, les questions agraires ou la justice de l’eau montrent que les inégalités sociales et écologiques sont inextricablement liées. Il s’agit donc non seulement de rendre l’écologie à l’histoire sociale de très longue durée, mais aussi d’interroger dans une perspective anthropologique et politique large les habitudes mentales qui nous conduisent à opposer la justice sociale et la justice écologique.

Introduction et sommaire disponible sur Academia

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Repenser la propriete

Repenser la propriété

Sous la direction de Sylvette Denèfle
Presses universitaires de Rennes (2016)

Le droit de propriété, droit constitutionnel fondamental dans la tradition républicaine française, assure la liberté à laquelle tout un chacun aspire, fonde la dynamique économique capitaliste et structure profondément les territoires. La propriété privée du logement est, quant à elle, associée à la citoyenneté, à l’identité locale et nationale, à la position sociale, à la vie familiale et reste une ambition sociale très largement partagée. Pourtant aujourd’hui, les contre-performances du système capitaliste perceptibles dans les crises financières et boursières, dans l’augmentation des inégalités, dans les dégradations des conditions de l’emploi, dans les risques technologiques en matière de santé ou d’environnement, dans les conflits migratoires, etc. amènent les populations, notamment les plus scolarisées, à douter du modèle de progrès qui a fondé les démocraties libérales.
À l’heure actuelle, des particuliers, des collectifs, des groupes d’habitants et/ou de militants, de tous âges, souhaitent vivre autrement, habiter autrement, s’inscrire dans des logiques de partage et de solidarité dont ils ont le sentiment qu’elles peuvent réguler les excès d’une économie financiarisée et globalisante et améliorer les modes de vie.
“Repenser la propriété. Des alternatives pour habiter” présente ces évolutions récentes qui renouvellent le rapport à la propriété du logement et génèrent le développement d’un modèle de société solidaire, écologique et collective opposé à celui de la société individualiste et techniciste du xxe siècle.

Site de l’éditeur avec introduction en PDF

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Acceptation sociale et développement des territoires

Sous la direction de Samuel Depraz, Ute Cornec et Ulrike Grabski-Kieron

La notion d’acceptation sociale, qui reste peu formalisée par la recherche en sciences humaines, est pourtant omniprésente dans les politiques de développement des territoires. Les études d’impact, les politiques participatives, la quête d’une bonne gouvernance territoriale ou d’une durabilité sociale dans la décision publique sont des démarches qui visent toutes, implicitement, à réduire les contestations de la part de la société civile face aux projets de développement, donc à améliorer l’acceptation sociale par une association plus étroite aux processus de transformation du territoire.

Cependant, ces dispositifs ne sauraient se réduire à des mesures d’ordre technique et institutionnel qui garantiraient automatiquement une meilleure adhésion aux projets. De nombreuses composantes subjectives régissent la réception sociale des innovations ainsi que les attitudes qui en résultent.

Cet ouvrage vise donc à mettre en lumière les critères d’acceptabilité des projets de développement territorial. Dans une approche comparative franco-allemande stimulante, les auteurs développent toute une série de méthodes d’analyse qui interrogent, notamment, la dimension visuelle des projets, les rapports interpersonnels de pouvoir ou encore les représentations et pratiques du territoire, autant de leviers dont l’identification peut aider les chercheurs comme les praticiens du territoire à mieux comprendre les tensions et conflits sociaux.

Présentation complète PDF

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Architecture et urbanisme durables. Modèles et savoirs

Sous la direction de Debizet (G.), Godier (P.)
Éditions de la Villette, Cahiers Ramau, n°7 (2015)

L’injonction au développement d’une architecture et d’un urbanisme durables introduit des exigences nouvelles pour les professionnels, comme pour les institutions et les habitants. Elle implique la construction de compétences et l’évolution des modalités de collaboration pour intégrer les objectifs de lutte contre le changement climatique ou de préservation de la biodiversité. Les Cahiers Ramau 7, dirigés par Gilles Debizet et Patrice Godier, portent sur les processus d’élaboration et de diffusion de savoirs et des pratiques, depuis des expérimentations ponctuelles jusqu’à des modes de faire plus répandus.
Les contributions dessinent les voies d’opérationnalisation de la durabilité. Ce ne sont pas tant des formes architecturales et urbaines ou des figures d’architectes qui font modèles, que des connaissances (des mots, des savoirs environnementaux, des imaginaires, des façons de mesurer) et des modalités de conception (label écoquartier, certifications environnementales, prescriptions architecturales, Bimby, etc.) qui se distillent et imprègnent la fabrique de la ville. Passée la période d’effervescences locales permises par le nouvel enjeu et l’irruption de savoirs nouveaux (souvent issus des professions environnementales ou de pays étrangers), les organisations extra-locales (État, institutions financières, syndicats professionnels) et les experts tentent de renforcer, avec plus ou moins de succès, leur influence. Dans leur diversité, les contributions révèlent ainsi comment ces sphères se confrontent, entre elles et aux acteurs de terrain, pour élaborer et diffuser des « bonnes » pratiques -voire des normes- visant à changer les pratiques.

Sommaire

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Manifeste pour une géographie environnementale
Géographie, écologie et politique

Sous la direction de Denis Chartier, Estienne Rodary
Presses de Sciences Po (2016)

La géographie française s’est toujours refusée à aborder la question écologique sous un angle véritablement politique. Pourtant, devant les crises environnementales qui se multiplient et face au spectre de l’écolo-scepticisme qui hante la pensée politique française, la géographie peut et doit se refonder.
Ce Manifeste pour une géographie environnementale marque une volonté collective de dépasser les pratiques individualisées pour interroger la place épistémologique et politique d’une géographie confrontée à l’irruption de l’environnement. Il aborde l’histoire de la discipline dans ses relations aux politiques de la nature, développe des comparaisons internationales, notamment avec la political ecology, et introduit les grands domaines d’investigation d’une géographie à l’appareillage conceptuel renouvelé par les politiques de l’Anthropocène.
Il montre que les géographes doivent abandonner une position surplombante pour accepter que leur discipline soit transformée par l’environnement, seul moyen pour elle d’être scientifiquement et politiquement pertinente dans le monde d’aujourd’hui.

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Forets tropicales

L’homme et les forêts tropicales, profit ou harmonie ?

Benjamin Singer
Editions Quae (2015)

Cet ouvrage présente les principaux enjeux écologiques, sociaux, économiques et politiques des forêts tropicales. Pour chaque enjeu, des instruments d’action sont recommandés, à l’échelle locale, nationale ou internationale. Cet ouvrage guide le lecteur vers la compréhension de solutions souvent regroupées sous le vocable de « gestion durable des forêts ». Incluant les données FAO 2015 sur l’état des forêts tropicales, il s’adresse à tout public curieux d’en savoir plus sur les enjeux des ressources naturelles.

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Nature en ville

De la ville durable à la nature en ville

Sous la direction d’Isabelle Hajek, Philippe Hamman, Jean-Pierre Lévy
Septentrion (2015)

Les projets de « ville durable » se sont aujourd’hui multipliés à travers le monde. Comment interpréter cet engouement généralisé ? Est-ce une nouvelle façon de concevoir les relations entre sociétés urbaines et environnements naturels ?
Dans un contexte d’accélération de l’urbanisation, plutôt que d’acter l’inauguration de nouvelles politiques urbaines, la nécessité d’une analyse des pratiques, représentations et discours de la durabilité urbaine, assortie d’un recul critique s’imposent. C’est l’objectif de cet ouvrage. Il rassemble les travaux actuels de spécialistes en géographie, sociologie et urbanisme, ainsi qu’en architecture, agronomie, lettres, paysagisme, et interroge les dynamiques socio-spatiales de diffusion et de traduction du mot d’ordre désormais mondial de « durabilité urbaine », sur des aires différenciées, en conjuguant les regards « macro » et « micro ». Confrontant de façon originale villes du nord et villes du sud, l’ouvrage donne des clés de compréhension sur la façon dont le projet de « ville durable » a pu devenir le symbole de ce contre quoi il est censé lutter : un « verdissement » inégal de la ville, facteur de ségrégation sociale. Si une ville naturalisée apparaît bien au cœur de la « ville durable », elle procède moins de l’application d’un paradigme idéologique, d’une régulation politique « par le haut » que d’une mosaïque d’initiatives, croisant ambiances, pratiques sociales et récits ordinaires.

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Age des fossiles

Sortons de l’âge des fossiles ! Manifeste pour la transition

Maxime Combes
Le Seuil (2015)

Les entrailles de la Terre contiennent suffisamment de pétrole, de gaz et de charbon pour déclencher le chaos climatique. Prendre au sérieux le réchauffement climatique implique de laisser dans le sol la majorité des réserves d’énergies fossiles connues. Pour survivre, nous sommes donc condamnés à apprendre à vivre sans brûler des énergies fossiles dangereusement surabondantes.
Ceux qui tergiversent, ceux qui s’y refusent, ceux qui étendent la logique extractiviste en forant toujours plus loin et toujours plus sale, ceux qui professent que les marchés, la finance ou les technosciences vont sauver le climat nous détournent de l’essentiel. Ils gaspillent le temps et les ressources dont nous avons besoin pour enclencher la transition.
Nous ne nous résignons pas au naufrage planétaire. Contre l’extractivisme, les hydrocarbures de schiste, les grands projets inutiles et la marchandisation de l’énergie et du climat, nous inventons aujourd’hui les contours d’un monde décarboné, soutenable et convivial de demain. Il est temps de sortir de l’âge des fossiles. La transition, c’est maintenant !

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Sociologie de l’énergie. Gouvernance et pratiques sociales

Sous la direction de Marie-Christine Zélem et Christophe Beslay
CNRS Editions (2015)

Affaire de société, enjeu politique, objet de controverses, l’énergie est devenue depuis une quinzaine d’années un sujet de recherche de première importance pour les sociologues. Alors que les débats autour de la transition énergétique s’animent, ce livre réunit les analyses scientifiques de chercheurs issus d’horizons institutionnels différents. L’objectif est de mutualiser, en un seul ouvrage et pour la première fois, les connaissances et les approches théoriques quant à la gouvernance de l’action publique et aux pratiques sociales dans le domaine de l’énergie.
L’ouvrage s’organise autour de six parties. La première est consacrée aux approches conceptuelles et théoriques. Cette partie insiste sur les changements en termes d’action publique, et les reconfigurations qu’implique le choix d’une société bas carbone. La seconde partie traite des conditions et des instruments de la gouvernance en matière de politique énergétique. La troisième partie de l’ouvrage s’intéresse aux dynamiques d’innovation, notamment des territoires en transition et des technologies émergentes. La quatrième partie est centrée sur les usages et les usagers, d’un triple point de vue, celui des conditions sociotechniques de la maîtrise de la demande, mais aussi des situations de précarité énergétique et des pratiques de certains acteurs. Les deux dernières parties proposent une focale sur l’accompagnement au changement par les nouvelles technologies « smart ». Marie-Christine Zélem est professeur de sociologie, à l’Université de Toulouse II Jean Jaurès, membre du laboratoire CERTOP (UMR 5044 du CNRS). Ses recherches portent sur les modes de réception des politiques publiques environnementales et les résistances aux innovations technologiques et sociales. Elle a fait partie des experts du Débat National sur la Transition Énergétique en 2013. Elle est notamment l’auteur de Politiques de Maîtrise de la Demande d’Énergie et résistances au changement. Une approche socio-anthropologique (2010).

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Dictionnaire de la pensée écologique

Dominique Bourg, Alain Papaux
Presses Universitaires de France (2015)

Ce dictionnaire ne se limite ni à l’écologie politique, ni à l’écologie scientifique, ni à l’écologisme, mais rassemble au contraire toutes les réflexions, les constructions conceptuelles et les pistes d’action que peuvent inspirer l’état de la planète et le fonctionnement de la Biosphère. Il embrasse donc un spectre très large de disciplines et de collaborateurs, tirant le meilleur parti de l’hybridation, propre à la pensée écologique, des domaines naturels et sociaux interprétés à la lumière des sciences dures et des sciences humaines. À travers 357 articles écrits par 260 auteurs, le lecteur y trouvera des développements sur des notions clés, sur des livres déterminants ou sur des auteurs désormais classiques.
Parce que la pensée écologique embrasse une échelle nouvelle et menaçante de perturbations infligées au milieu, réinterrogeant la place de l’homme au sein de la nature, et parce que le champ de l’écologie est loin d’être univoque, ce dictionnaire se veut à la fois critique, historique et prospectif, n’hésitant pas à proposer des points de vue contradictoires sur des notions centrales.
Table des matières
357 articles, rédigés par 260 auteurs, francophones à quelques exceptions près, avec trois types d’entrée :
– Les notions clé (ex. : l’agriculture urbaine, l’Anthropocène, la Biosphère, le bouddhisme, le christianisme, le système Terre, l’hypothèse Gaïa, l’effet rebond, la finitude, la géopolitique, les monnaies complémentaires, la démesure, les droits humains, les constitutions, la démocratie, l’écopsychologie, Green Peace, la pollution et son histoire, la propriété, les risques, la substituabilité, l’UICN).
– Les livres qui ont particulièrement marqué le champ de la pensée écologique (ex. : W. Catton, Overshoot J. Passmore, Man’s Responsibility for Nature Jonas, Le Principe responsabilité Lynn White, Les racines historiques de notre crise écologique).
– Les auteurs dont les contributions ont été significatives (ex. : Descartes, Fourier, Gandhi, Montaigne, Gifford Pinchot, Elysée Reclus, Vernadsky…).

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La ville durable controversée. Les dynamiques urbaines dans le mouvement critique

Sous la direction de Jérôme Boissonade
Editions Petra (collection Pragmatismes) 2015

Les auteurs : Jérôme Boissonade (dir.), Pierre-Arnaud Barthel, Caroline Barthelemy, Christophe Beaurain, Christophe Beslay,  Valérie Clerc, Ludivine Damay, Miguel Donate Sastre, Rémi Eliçabe, Guillaume Faburel, Philippe Genestier, Romain Gournet, Amandine Guilbert, Anne-Sophie Haeringer, Caroline Lejeune, Marie-Hélène Lizée, Raul Marquez Porras, Laetitia Overney, Eric Pautard, Pascal Philifert, Hélène Reigner, Camille Roche, Pablo Romero Naguera, Delphine Varlet, Bruno Villalba, Marie-Christine Zelem.

Les projets urbains qui invoquent la « ville durable » sont-ils à la hauteur des enjeux contemporains? La promesse d’éco-quartiers montrant la voie d’une « transition écologique » répond-elle aux préoccupations économiques, sociales et environnementales portées notamment par de multiples acteurs de la société civile? Les « éco-techniques », proposées pour donner un vernis écologique aux bâtiments, peuvent-elles inverser les conséquences négatives du régime de développement dominant? Le greenwashing des projets urbains est-il une dérive de la « ville durable » ou une conséquence logique? Dans les discours, il s’agit encore et toujours de changer les comportements par une pédagogie des « petits gestes » auxquels chacun doit prêter attention, jusque dans sa salle de bains. Un tel gouvernement des conduites peut-il susciter l’adhésion des « simples citoyens »? Les dispositifs de débat public qui accompagnent les projets d’aménagement sont-ils à la mesure des enjeux démocratiques posés par ces projets?

Cet ouvrage collectif interroge les usages de la matrice du développement durable dans les espaces urbains. Il rassemble les travaux de recherches qui, dans leur diversité, ont en commun de prendre au sérieux les critiques formulées par les acteurs eux-mêmes, saisis dans ce qui les lie à leurs milieux et leurs formes de vie. Ces critiques de la « ville durable », énoncée publiquement comme un « bien en soi », sont soumises à de multiples épreuves. Quelles prises faut-il construire pour donner une portée à ces mouvements critiques qui naissent au cœur des expériences et des pratiques urbaines les plus ordinaires?

Le livre ouvre une discussion théorique et pragmatique sur la place de la critique dans le développement durable. Il explore la fabrique des prises de la critique, en s’appuyant sur des enquêtes dont les terrains sont français et internationaux, tendus entre géo-politiques urbaines et politiques locales. Inspiré par l’anthropologie et la sociologie de la perception, l’ouvrage réinsère la question politique dans les agencements pratiques que vivent les personnes et les groupes, traçant les contours de résistances ordinaires, ou parfois très singulières, qui échappent aux instruments d’une gouvernementalité verticale par la ville durable.

Détails et Sommaire

Introduction PDF

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L’habitat participatif
De l’initiative habitante à l’action publique

Camille Devaux
Presses Universitaires de Rennes (2015)

Cet ouvrage étudie l’émergence de l’habitat participatif. Au regard du faible nombre d’initiatives concrétisées sur le terrain, ce nouveau type d’habitat est-il une révolution des représentations et des pratiques de la production ou l’un de ces signaux faibles qui ouvrent la voie à des évolutions ?

Préface d’Alain Bourdin

L’habitat participatif : de quoi parle-t-on ?

Des initiatives héritières ou pionnières ?
Les groupes d’habitants : des motivations à leur formalisation
La structuration du réseau et du mouvement