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Mettre à l’épreuve l’acceptabilité sociale

12ème journée de l’atelier Développement durable et “acceptabilité sociale”
Séance spéciale à l’occasion du Forum des 25 ans du réseau Recherche Habitat Logement (ReHaL)

Mercredi 8 juin 2016
10h-17h30

Antenne de l’Université de Cergy(Genevilliers)
ZAC des Barbanniers, Avenue Marcel-Paul 92230 Gennevilliers
RER C (arrêt Gennevilliers)
Programme PDF (avec plan d’accès transports en commun)

Coordinateur de la séance : Jérôme Boissonade [1]

La notion d’acceptabilité sociale a émergé au début des années 2000, soit moins d’une décennie après celle de développement durable. Elles ont connu un succès similaire, une genèse assez proche, une fragilité de leurs fondements théoriques analogue et sont la plupart du temps portées par les mêmes acteurs.
Cette journée souhaite interroger les relations croisées entre ces deux histoires et les évolutions récentes de ces deux catégories de la pratique pour comprendre comment nous sommes passés d’une durabilité consacrée aux besoins essentiels des populations, auxquels les nations unies s’étaient engagées à répondre en 1992, à la volonté actuelle des mêmes acteurs d’aller jusqu’aux limites de ce que les consommateurs, les habitants ou les citoyens, peuvent accepter.
Cette appréhension de l’inacceptable, prise en charge initialement par la psychologie sociale afin de prédire et de changer le comportement des utilisateurs face aux systèmes technologiques[2], a aujourd’hui clairement changé d’échelle. Qu’il s’agisse des conséquences du traitement des informations collectées par la géolocalisation, au rôle éventuel du principe d’équité sur le traitement de la question des effets de serre, en passant par les questions d’accompagnement des publics et de reconnaissance des méthodes de conduite des projet urbains, « l’inacceptabilité » représente une menace qui hante l’action publique, notamment lorsqu’elle s’aventure sur des terrains environnementaux, ou plus largement, quand elle traite de questions susceptibles de relever du développement durable.
Quel rôle a joué la notion de développement durable dans la diffusion de « l’acceptabilité sociale » ? Lors de ces traductions croisées, comment se sont-ils transformés pour irriguer les débats contemporains ?
Si l’on reprend une des définitions récentes de l’acceptabilité sociale, celle-ci est comprise comme « un processus d’évaluation politique d’un projet sociotechnique mettant en interaction une pluralité d’acteurs impliqués à diverses échelles et à partir duquel se construisent progressivement des arrangements et des règles institutionnels reconnus légitimes car cohérents avec la vision du territoire et le modèle de développement privilégiés par les acteurs concernés »[3].
Limitée à la médiation et la résolution de conflits, cette notion relative et floue présuppose pourtant que ce sur quoi elle s’applique est nécessaire, légitime, et est ou sera réalisé[4]. Face aux « verrous comportementaux », la psychologie sociale, l’économie comportementale, les sciences de la communication, les neurosciences ou la science politique sont sollicités pour répondre à « l’impératif écologique » qui nécessite de prendre des décisions publiques dans des « univers controversés »[5]. Cette injonction à la durabilité qui laisse peu de place aux alternatives, légitime les entreprises d’acceptabilité sociale. Pourtant, la « coercition mutuelle »[6] peine à produire une « participation raisonnable »[7]. On assiste aujourd’hui à un retour du réel qui réinterroge le couplage de ces deux notions, qu’il s’agisse de l’effet rebond, des accusations de greenwashing ou des « effets pervers » de solutions « acceptées » par les consommateurs / usagers / habitants / citoyens et se révélant pourtant d’une durabilité bien restreinte.
Les recherches sur la durabilité peuvent-elles travailler la question de “l’acceptabilité sociale” sans pour autant se traduire par une injonction qui gouvernementalise les conduites ? Comment la recherche urbaine peut-elle s’extraire d’une approche normative de l’acceptabilité en termes de standards et de bonnes pratiques, alors même que les formes concrètes du développement durable sont constamment co-construites avec des acteurs publics et privés en demande de modèles transférables ? Dans quelle mesure la question l’instrumentation de ces recherches ne se pose-t-elle pas plus fortement que dans d’autres domaines ? S’agit-il d’investir de manière critique la notion d’acceptabilité et/ou élaborer des notions alternatives ?
L’objectif de cette séance, qui intervient à la suite du dossier éponyme de la revue [VertigO] est de faire le point sur les interactions entre développement durable et acceptabilité sociale et leurs effets sur les acteurs et les situations, avant la séance qui clôturera définitivement l’atelier « Développement durable et acceptabilité sociale », prévue le mercredi 22 juin (séance coordonnée par Jacques Lolive : « Le développement durable à l’épreuve de la société du risque. Stratégies d’acceptation par la durabilité pour métropoles insoutenables ? »).

Les documents et les enregistrements audios de la séance sont directement accessibles depuis le programme ci-dessous
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Matinée (10h – 13h) (dans le cadre du Forum des 25 ans du ReHaL)
Réflexion générale sur les résultats de l’atelier et ses perspectives (présentation en session plénière du forum ReHaL, par leurs animateurs (trices) des travaux menés dans le cadre des différents ateliers).

Après-midi (15h – 17h) (en partenariat avec la revue Vertigo)
Acceptabilité environnementale et acceptabilité urbaine : approches croisées

Discutant : Jérôme Boissonade

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[1] Architecte, Maître de conférences en sociologie à l’Université du Littoral (ULCO) et chercheur de l’UMR LAVUE (équipe AUS).
[2] Jones, R., J. Pykett et M. Whitehead, 2013, Changing Behaviours. On the Rise of the Psychological State, Edward Elgar. Whitehead M. J., 2014, “The experimental citizen. The Psychological State and the Experimental Subject”, Changing Behaviours, 12/06/2014, http://changingbehaviours.wordpress.com/2014/06/12/the-experimental-citizen/
[3] Fortin Marie-José et Fournis Yann, « Vers une définition ascendante de l’acceptabilité sociale : les dynamiques territoriales face aux projets énergétiques au Québec », Natures Sciences Sociétés, 2014/3 Vol. 22, p.234, p. 231-239.
[4] Raufflet, E. 2014, « De l’acceptabilité sociale au développement local résilient », VertigO – la revue électronique en sciences de l’environnement [En ligne], Volume 14 Numéro 2 | septembre 2014, mis en ligne le 12 septembre 2014, consulté le 02 décembre 2014. URL : http://vertigo.revues.org/15139 ; DOI : 10.4000/vertigo.15139
[5] Un primat de la construction scientifique et sociale des problèmes sur leur perception directe par les individus ; le poids des incertitudes et des controverses scientifiques et sociales sur des aspects du réel qui sont pourtant essentiels pour nous permettre d’agir ; l’importance prise par la question de la représentation distincte des intérêts de tiers qui sont absents de la scène décisionnelle « ici et maintenant » (générations futures, faune, flore,…) ; une présomption d’irréversibilité qui concerne des phénomènes jugés majeurs, ce qui nous empêche d’attendre une stabilisation des savoirs pour agir.
[6] Douglas Mary (1992), De la souillure. Études sur la notion de pollution et de tabou, Paris, La Découverte
7 Barbier Rémi (2002), « La fabrique de l’usager. Le cas de la collecte sélective des déchets », Flux, 2002, n°48-49, p.35-46, p. 37.
[8] Professeur des Universités à l’Institut Français d’Urbanisme, Université de Paris Est Marne La Vallée, Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS), Champs-sur-Marne
[9] Maître de Conférences en Sociologie, Laboratoire Population Environnement Développement, LPED – Aix-Marseille Université – UMR 151, Centre Saint-Charles – CASE 10
[10] Doctorant en Sciences politiques, Université Lumière Lyon 2

affiche REHAL

 

Concepteurs de durabilité : des quartiers pour éco-habitants idéaux ?

Atelier thématique commun au GIS ReHaL et au réseau AC/DD

Vendredi 7 décembre 2012

Responsables de la séance : Pierre-Arnaud Barthel, François Valégéas

Cette séance a été annulée

Intervenants

Matinée : 10h30 – 13h

  • Franck Boutté (Assistant à la Maitrise d’Ouvrage en développement durable) Titre de l’intervention à venir
  • Valérie Sainte Marie Gauthier (Co-fondatrice et gérante de Polyprogramme) Titre de l’intervention à venir

Après-midi : 14h – 16h30

  • Philippe Madec (architecte urbaniste – Global Award for Sustainable Architecture – coordinateur de : éco-quartier du Fort d’Aubervilliers (NQU 2012) ; Projet agri-culturel des Murs à pêches à Montreuil ; éco-village des Noés à Val-de-Reuil (OFF du DD 2012) ; etc.). Titre de l’intervention : La ville bienveillante
  • Éric Beaugé (chef de projet de l’écoquartier de La Courrouze, à la SEM Territoires et Développement) Titre de l’intervention à venir

Discutant 

  • Taoufik Souami (Maitre de Conférences en urbanisme, LATTS – Institut Français d’Urbanisme)

 Cette séance n’est pas – disons-le d’emblée – dédiée à l’implication des habitants dans les projets d’éco-quartiers en France. Elle vise à explorer comment les concepteurs institutionnels (maîtrises d’ouvrage et d’œuvre urbaines) pensent et programment la vie (de quartier) dans les éco-quartiers qu’ils ont auto-proclamés. Un chef de projet nantais disait de façon éclairante : « On impose des modes de vie, on est assez stalinien. C’est un pari car on ne fait pas un écoquartier sans changer les pratiques. ». Comment sont programmés les usages, les relations sociales ?

Nous nous pencherons ici sur deux échelles de réflexion : celle du quartier, à partir des liens entre projet urbain et projet social ; et celle de l’ilot, à travers la projection des usages.

Le premier niveau relève de la composition d’ensemble du quartier et du projet social qui lui est lié. Autant le projet urbain est explicite, visualisable (un plan), assorti de partis d’aménagement et d’une vision plus ou moins développée aux plans discursif et iconographique par les urbanistes concepteurs. Autant le second (le projet social) est souvent plus implicite, mais tend à être de plus en plus anticipé et décrit par le maître d’œuvre à travers un positionnement sur des modes d’habiter souhaités, des typologies modulées, des espaces publics, des équipements aux statuts divers et une tendance à la mutualisation d’un certain nombre de « biens communs » (les parkings notamment).

Le second niveau est celui du montage d’ilots, rendus de plus en plus complexes par leurs programmes emboîtés, la multiplicité des opérateurs (en construction et en gestion à venir), et la nécessaire coexistence des usages. De l’esquisse au permis de construire, du DCE à la livraison, le montage des opérations est un moment très intense de co-production avec les acteurs réunis au fil de l’avancement de chacun des projets. Les enjeux stabilisés par l’aménageur suite aux propositions de l’urbaniste concepteur sont multiples et font l’objet de négociations multiples pour satisfaire à la fois une offre de logements mixés (logements abordables pour primo-accédants, libres et sociaux) et sensés « héberger » de nouveaux modes d’habiter le tout dans une optique de qualité environnementale. Contrairement au temps où les aménageurs se contentaient de dresser des master-plans, les urbanistes concepteurs ont dorénavant une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour construire très en amont un certain nombre de règles situées, spécifiques à chaque “situation” et donc à chaque îlot, et imposées ensuite aux opérateurs. Au-delà, les aménageurs “rentrent” maintenant dans les îlots au moyen de cahier de prescriptions et de fiches de lots qui constituent un ensemble de règles urbaines et architecturales avec lesquelles les architectes des îlots et les opérateurs sélectionnés doivent composer.

C’est à ces deux niveaux articulés de co-production (l’échelle quartier, l’échelle des îlots) que nous souhaitons lancer la réflexion pour cette séance. L’objectif est d’inviter des concepteurs (architecte-urbaniste coordinateur, ou chef de projet au sein d’un aménageur public, privé ou SEM) à faire une présentation atypique de leur projet urbain : sur la base d’une étude de cas précise, l’enjeu est bien qu’ils expliquent :

– dans un premier temps comment ils ont imaginé l’éco-quartier dans la dimension des usages, du vivre-ensemble : modes d’habiter, gestion des ressources et des déchets, mobilités, éco-gestes…. L’enjeu est bien de faire préciser le projet social du concepteur : quelle a été sa réflexion sur les usages ? Quelles étaient ses représentations des habitants ? Quels habitants idéaux ont pu constituer un point de référence ? Quelles références idéologiques ont accompagné le travail de conception et d’anticipation des usages de demain (décroissance, slow city, formes communautaires…) ?

– dans un second temps, nos invités seront amenés à rentrer « dans la cuisine » de la fabrication d’espaces permettant ces usages projetés (îlots, espaces communs) ? Comment de l’esquisse à la livraison des opérations, les usages (modes d’habiter, de circuler etc.) ont-ils fait l’objet de négociations avec les promoteurs ? Quels décalages entre les intentions de départ et les réalisations ?  Quels ont été les succès et les impasses qui sont apparus lors des discussions entre aménageur, promoteurs, urbaniste coordinateur, bailleurs et collectivité ? L’anticipation des pratiques ménageait quelle marge de réversibilité sur les réalisations pour pallier à un dysfonctionnement ? Autant de préoccupations fortes qui pourront être évoquées par les intervenants.

Cadrage de la journée :

Introduction : Programmer et anticiper les usages de demain : analyse des appels à projets (EcoQuartier, NQU, ANRU) et leurs réponses (François Valégéas, PA Barthel, Taoufik Souami)

Etudes de cas : deux ou trois présentées (invitations à faire en septembre)

Controverse ensuite : n’est-on pas en train de formater des quartiers pour des éco-habitants imaginaires ?

  1. Définition(s)/identification des espaces de la ville durable (logement, écoquartiers, industrie, tertiaire, équipements, etc.).
  2. Etudes de cas : Impacts des justifications écologiques sur la conception et la réalisation architecturale et urbaine.
  3. Controverse : Comment une gouvernance durable induisant la coproduction de projets avec des populations dont les préoccupations sont aussi sociales ou économiques, peut-elle aboutir à la conception d’un espace bâti durable en termes environnementaux ?

 

Séance du Vendredi 12 avril 2013

Recherche et “Acceptabilité sociale” de la durabilité

Journée précédente

Innovation et comportements

 

Sociologie des approches critiques du développement et de la ville durables

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COLLOQUE INTERNATIONAL

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Compte-rendu du colloque dans la revue « Natures Sciences Sociétés »

Article en format PDF

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Les enregistrements audios sont accessibles à partir du programme en ligne ci-dessous.

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L’ouvrage issu du colloque

La ville durable controversée

Les dynamiques urbaines dans le mouvement critique

est sorti en 2015

(ed. Petra, coll. Pragmatismes)

Programme PDF (avec résumés)

Mercredi 1er février

Amphithéâtre 1

9h – accueil participants

9h30 – Introduction au colloque par Fabrice Flipo   Audio

10h – Axe 2 : Une gouvernementalisation des conduites ? (Discutants, resp. d’axe :Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Usages et usagers fantasmés de la planification urbaine durable. Vers un gouvernement néohygiéniste des conduites ? : Hélène Reigner (Chargée de Recherches, IFSTTAR-MA)  Audio

–          L’impératif pédagogique dans la rhétorique politique. Le cas des politiques environnementales : Eric Pautard (Post-Doctorant GIS Démocratie & Participation Chargé de cours en science politique (Université Lyon II), ISH Lyon (USR 3385) / LIED (Univ. Paris VII)) Audio
Commentaires L. Pattaroni / Commentaires J. Boissonade / Réponse H. Reigner / Réponse E. Pautard / Débat avec la salle

11h30 – pause

11h45 – Axe 2 (suite) : Une gouvernementalisation des conduites ? (Discutants, resp. d’axe :Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Entre les éco-quartiers et l’habiter écologique : les valeurs et les principes de l’action territoriale pour la ville durable : Guillaume Faburel (MCF, Institut d’Urbanisme de Paris – Université Paris Est) Audio

–          Restituer l’expérimentation dans l’expérience commune : « contre-conduites » et modalités de résistance à la gouvernementalité écologique dans la vallée du squat Can Masdeu à Barcelone : Eliçabe Rémi, Guilbert Amandine, Haeringer Anne-Sophie (Doctorants au Centre Max Weber, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Overney Laetitia (Docteure Centre Max Weber, Chargée de recherche au Groupe de Recherche Action, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Donate Sastre Miguel, Raúl Márquez Porras et Pablo Romero Noguera (Chargés de recherche à l’Association de recherche COPSAT (Barcelone) Audio
Commentaires L. Pattaroni / Commentaires J. Boissonade / Réponse G. Faburel / Réponse équipe du GRAC / Débat avec la salle

13h15 – buffet

14h30 – Axe 2 (suite) : Une gouvernementalisation des conduites ? (Discutants, resp. d’axe :Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Conceptions de la durabilité et conduites de l’action collective. Analyse critique et rétrospective illustrée par les cas de Stockhom, Barcelone, Vancouver et New York : Lydie Laigle (Directrice de recherche et chargé de cours à l’Ecole des Ponts Paris Tech : responsable du module « développement durable et territoires », CSTB-Université Paris Est) Audio

–          Relayer la critique de l’expertise technocratique à l’heure des indicateurs : le cas de la gestion des déchets de construction et de démolition : Michaël Ghyoot (Doctorant et Chercheur à la faculté d’architecture de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) – laboratoire hortence (histoire, théorie, critique))   Audio

–         Innovation responsable et gouvernementalité : François Thoreau (Aspirant du Fonds national de la recherche scientifique, Centre de recherches Spiral, Université de Liège (BE)) Audio
Commentaires L. Pattaroni / Commentaires J. Boissonade / Questions de la salle / Réponse L. Laigle / Réponse M. Ghyoot / Réponse F. Thoreau / Questions complémentaires de la salle / Réponse complémentaire L. Laigle / Réponse complémentaire F. Thoreau / Questions finales de la salle / Réponse finale M. Ghyoot

16h30 – Fin de l’axe 2

16h45 – 17h45 Table ronde intermédiaire animée par Jérôme Boissonade  

Interventions des responsables d’axe

Débat avec la salle

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Amphithéâtre 2

10h – Axe 1 : Une croissance insoutenable ? (Discutants, resp. d’axe : C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Les quartiers Nord de Marseille sous le signe de la nature : la résonance, possible notion critique des inégalités écologiques ? : Barthélémy Carole (Maître de conférences en sociologie, Laboratoire Population Environnement Développement UMR 151 Aix-Marseille Université)

–          Inégalités environnementales et relégation sociale. Un parc national aux portes de Marseille : Valérie Deldrève (Chargée de recherche en sociologie, Cemagref, centre de Bordeaux) et Arlette Hérat (Maître assistante en Ville et territoire, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille / équipe de recherche insARTis) Texte intégral à paraitre dans la revue Vertigo

11h30 – pause

11h45 – Axe 1 (suite) : Une croissance insoutenable ? (Discutants, resp. d’axe : C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une lecture pragmatiste de l’écologie industrielle ? Eléments de réflexion à partir de l’exemple de l’expérience dunkerquoise : Christophe Beaurain (Professeur d’économie-aménagement à l’Université de Limoges, Géolab, UMR 6042), Delphine Varlet (Doctorante en gestion à l’Université du Littoral Côte d’Opale, TVES, EA 4477)

–          La stratégie matérialiste de communication de la Communauté Urbaine de Dunkerque : comment conjurer la critique du développement durable et concilier le vert et le gris ? : Julie Deloge (étudiante en Master 2 Sciences politiques – Action publique, Spécialité ‘Ingénierie de Projet spécialisé dans les politiques urbaines et sociales’, Université Lille 2) et Lucile Desmoulins (MCF en Sciences de l’information et de la communication, Université Paris-Est Marne-la-Vallée IFIS, Laboratoire DICEN – CNAM)

13h15 – buffet

14h30 – Axe 1 (suite) : Une croissance insoutenable ? (Discutants, resp. d’axe : C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une expérience de développement durable. Chronique d’un espoir déçu : Michel Baudemont

–          Où sont passés nos désirs? Les besoins culturels ou les grands absents du développement durable : Elizabeth Auclair (MCF, Université de Cergy-Pontoise)

–          La ville durable, une vision depuis le concept d’habitat humain urbain : Anne-Catherine Chardon (Professeur Associée en Dédication Exclusive, Ecole d’Architecture et d’Urbanisme, Université Nationale de Colombie, Manizales, Colombie)

16h30 – Fin de l’axe 1

Communications de l’axe 1 non présentées lors du Colloque pour des raisons financières et de visa:

La ville durable entre discours et réalité. Peut-on envisager une ville durable sans maîtrise foncière ? Cas de la province de Nouaceur : Zahra El Araari (Université Hassan II Casablanca/Mohammedia, Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik, Laboratoire climat aménagement et développement)

Le développement durable en Algérie, des limites d’une expérience basée sur la conception normative : Mohamed-Amokrane Zoreli (Université A. MIRA de Bejaia)

16h45 – 17h45 Table ronde intermédiaire animée par Jérôme Boissonade dans l’amphithéâtre 1 (voir ci-dessus)

17h45 – Fin de la première journée

 

Jeudi 2 février

Amphithéâtre 1

9h – accueil participants

9h15 – Axe 4 : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

Présentation des communications

–          Tôkyô, ville globale, ville durable ? La durabilité urbaine à Tôkyô : pourquoi, pour qui ? : Languillon-Aussel Raphaël (Doctorant, moniteur, Université Lumière Lyon 2) Audio

Remarques de la salle

–          Les catastrophes naturelles, le risque environnemental et le retour de la politique de rélogement des favelas à Rio de Janeiro : Rafael Soares Gonçalvesl (MCF, Pontifícia Universidade Católica do Rio de Janeiro (PUC-Rio)) Audio

Commentaires des discutants / Questions de la salle / Réponse de R-S. Gonçalves / Débat entre la salle et R-S. Gonçalves

–          Le paradigme du risque et de la durabilité est-il allergique à la critique ? : Philippe Genestier (Laboratoire RIVES, ENTPE-CNRS) Audio

Commentaires des discutants / Réponse P. Genestier / Débat entre la salle et P. Genestier

11h pause

11h15 – Axe 4 (suite) : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

–          Le cas du RER à Bruxelles : le « développement durable » au cœur de l’arène publique : Ludivine Damay  (Chercheur Post-doc et chargé de cours à temps partiel FUSL et UCL-Mons, Facultés universitaires Saint-Louis – Centre de recherche en Science politique (CReSPo)) Présentation de la communication par L. Devisme

–          Le social et l’écologique en conflit ?: regard sur les perspectives de l’enjeu écologique dans l’aménagement durable. Le cas de la zone de l’Union. (Nord, France) : Bruno Villalba (Maitre de conférence en Science Politique, Science Po. Lille, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026), Caroline Lejeune (Doctorante, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026)) Audio

Commentaires des discutants / Questions de la salle / Réponses de C. Lejeune et B. Villalba / Questions complémentaires de la salle / Réponses complémentaires de C. Lejeune et B. Villalba / Commentaire de L. Charles

–          A la recherche d’une forme urbaine durable : Anne Sistel (Maitre Assistant 1, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier) Audio

Débat entre la salle et A. Sistel

13h – buffet

14h15 – Axe 4 (suite) : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

–          Au nom de la lutte contre le changement climatique : le Mécanisme pour un Développement Propre et les critiques dont il est l’objet : Moïse Tsayem Demaze (MCF, Université du Maine, UMR CNRS 6590 ESO (Espaces et Sociétés) Audio

Commentaires des discutants / Débat avec la salle

–          Prétexte écologique et projets urbains dans les pays émergents : Olivier Petit  (Groupe EGIS, Djeddah, Arabie Saoudite) Audio

Commentaires des discutants / Questions de la salle / Réponse d’O. Petit et interventions de la salle / Débat avec la salle

15h45 – pause

16h – Axe 4 (suite) : Une justification écologique ? (Discutants, resp. d’axe : L. Charles, L. Devisme)

–          Aspirations à la durabilité et la durabilité face aux aspirations : Anne-Sarah Socié  (Doctorante, Université Paris Ouest – Nanterre – La Défense, laboratoire Sophiapol (EA 3932, équipe Lasco), chargée de mission projet Elaborons Ensemble l’Avenir (financement Veolia) Audio

Commentaires des discutants / Réponse d’A-S. Socié / Questions de la salle / Réponse d’A-S. Socié à la salle

–          Quand les énergies vertes changent le regard sur le monde rural : Daniela Perrotti  (Post-Doctorante, Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, Chercheur associé, Laboratoire de Recherche LAREP) Audio

Commentaires des discutants / Réponse de D. Perrotti / Débat de la salle avec D. Perrotti

17h15 – fin de l’axe 4

 

Amphithéâtre 2

9h – accueil participants

9h15 – Axe 3 : Une démocratie technique ? (Discutants, resp. d’axe : F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          L’insoutenable légèreté climatique du développement durable : Stéphane La Branche (Chercheur associé à Pacte ; Coordonnateur de la Chaire Planète, Energie, Climat ; IEP de Grenoble ; Membre du GIEC)    Audio

–          La ville durable précipitée : généalogie de la diffusion d’un référentiel étranger et illusions d’un langage commun dans le monde arabe (le cas du Maroc, de l’Egypte et de la Syrie) : Barthel Pierre-Arnaud (LATTS-Ifu), Clerc Valérie (Institut français du Proche Orient), Pascale Philifert (LAVUE) Audio

–          Une sociologie critique de la végétalisation des villes. Bilan du programme Changements Climatiques et Trames Vertes urbaines (CCTV) : Philippe Boudes (LADYSS CNRS) Audio

Commentaires F. Chateauraynaud / Commentaires T. Souami / Réponse S. Labranche / Réponse P-A. Barthel / Réponse P. Boudes / Questions de la salle / Réponse complémentaire P-A. Barthel / Réponse complémentaire P. Boudes

11h pause

11h15 – Axe 3 (suite) : Une démocratie technique ? (Discutants, resp. d’axe : F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Les bibliothèques de quartier dans la ville durable. Entre espace public et territoire de conflits sociaux : Denis Merklen (Université Paris 7 et IRIS), Charlotte Perrot-Dessaux (Université Paris 7, Centre de sociologie des pratiques et des représentations politiques)  Audio

–          De la place de l’architecture eu égard aux enjeux des villes durables. Approche critique de la politique publique en la matière : Neuwels Julie (Université Libre de Bruxelles – Faculté d’Architecture La Cambre Horta)  Audio

Commentaires T. Souami / Réponse D. Merklen et C. Perrot-Dessaux à T. Souami / Réponse J. Neuwels à T. Souami / Commentaires F. Chateauraynaud / Réponse D. Merklen et C. Perrot-Dessaux à F. Chateauraynaud / Réponse J. Neuwels à F. Chateauraynaud / Questions de la salle / Réponse D. Merklen et C. Perrot-Dessaux à la salle / Commentaire final de F. Chateauraynaud

13h – buffet
14h15 – Axe 3 (suite) : Une démocratie technique ? (Discutants, resp. d’axe : F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Le bâtiment économe : une utopie technicienne ? : Christophe Beslay (sociologue, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay, Maître de conférences associé à l’université de Toulouse-Le Mirail), Romain Gournet (sociologue chargé d’études, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay), Marie-Christine Zélem (professeure de sociologie, CERTOP-CNRS, Université de Toulouse-Le Mirail)  Audio

–          A Technical Democracy: From an Environmental Crisis to an Actor-Network Approach Towards Livable Cities : Karina Izquierdo  (UNAM, Universidad Nacional Autónoma de México) Audio

Commentaires F. Chateauraynaud / Commentaires T. Souami / Réponse C. Beslay / Réponse K. Izquierdo / Intervention de F. Chateauraynaud / Réponse de C. Beslay à l’intervention de F. Chateauraynaud / Débat avec la salle

15h45 – pause

16h – Reprise de l’axe 4 dans l’amphithéâtre 1 (voir ci-dessus)

17h30 – 18h30 Table ronde de clôture animée par Francis Chateauraynaud  Audio

18h30 – fin du colloque

Programme du colloque

Conference on sociology of critical approaches of sustainable development and the sustainable city

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The notions of sustainable development and sustainable city are part of many researchers’ critical work. However this research is often fragmentary and the “sustainable” object is often secondary. Those two aspects can conceal the critical transversalities that lie within the topics of sustainable development and sustainable city.

Thus it would be appropriate to adopt a reflexive approach examining the theoretical, empirical and scientific foundations of these terms and the research objectives so many researchers focus on. Consequently, we would like to identify all the scientific disciplines involved in these critiques, depict their potential coherence but also the differences they face regarding the practical, the epistemological, the theoretical or any other aspect of the scientific work.

Therefore, this conference has multiple ambitions:

  • This conference should also be the occasion to form an informal network for these questions uniting researchers carrying a reflexive approach onto their own work and other professionals.
  • Afterwards, the publication of the colloquium’s proceedings in a scientific journal or a collective review could improve the readability of this critical diversity. In the mean time, some common theoretical points may become evident.
  • Eventually, we would like to be part of the theorization of some foundations linked to sustainable development and the sustainable city, not only in the research area but also in terms of  users and actors.

In order to achieve these goals we set out four research axes which are neither exclusive nor exhaustive. They rather represent a framework which might help researchers to situate their approach.

Axis 1: An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, R. Abdmouleh, F. Flipo)

The social conventions structuring the situations and the communities currently suffer from a double process of globalization and fragmentation of society. Supported by most of the international institutions, the analysis of this double process distracts the attention paid to social inequalities towards ecological inequalities, for instance the ecological inequality linked to water-level rising. Consequently nature itself becomes a tool for the creation of a common good. In general, the question of ecological inequalities can be broached by considering the “relative rarity”[1] of environmental goods. It rather focuses on « what nature can endure » [2]. More radical, the concept of degrowth reveals some essential contradictions in the approach of sustainable development[3]. However, to what extent can this radical alternative be nourished from other critical approaches in order to inspire them?

Axis 2: A governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, J. Boissonade, L. Pattaroni)

Approaches towards sustainable development try to control people’s conduct by inventing new practices of social responsibility, a governance able to organize a socialization going beyond the law[4]. The inflation of characteristic indicators for these approaches show the increasing importance of governmental practices of change in terms of maintaining public order and regulating behaviors. In a broader approach, this justifies the deployment of these governmental politics regarding the environment, which is contrary to the dominant liberal construction. However can these governmental politics though also give some instruments able to surpass themselves?

Axis 3: A technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

Notably, the question of the environmental politics is broached through the subject of technical democracy consisting essentially in knowing « how to enter sciences in democracy »[5]. In this framework, the sense of sustainable development relies on the performance of its tools in order to deal with the stakes it raises. Concepts drawn by this research stream (hybrid forums[6], ballistics[7] etc) are based on the principle of symmetry, which leads researchers to tackle to the construction processes of environmental struggles (GMO, High Speed Trains lines). However, is the focus on the procedural dimension of sustainability based on an excessive confidence in the critical potentialities of these measures?

Axis 4: An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

Often starting from an approach in terms of “arenas of public involvement”[8], the sociology of justification regarding environment firstly tried to identify the strategies, interests and justifications mobilized in infrastructure planning conflicts. Depending on the importance of transformations required, the “green greatness »[9] highlighted by the actors on this occasion, tries either to integrate nature in existing justification orders or to lead to the elaboration of an additional order or even to profoundly question the common matrix of these orders and the support it offers to those critical approaches. Sustainable development is based on the belief in this last alternative in order to reverse the critique. Indeed institutions are the ones which often support this green greatness, facing atomized individuals. However, the latter daily put to the test the different measures which are stipulated.

The theme of the conference suggests many research leads from which only a few are described here. The stakes of this work in progress measure up the importance of a model which saturates the current legitimization modes of the institutions and of the experiences frameworks they try to implement.

Full texts and summaries are available from the online program below.

The book resulting from the conference was published in 2015

La ville durable controversée
Les dynamiques urbaines dans le mouvement critique

(ed. Petra, coll. Pragmatismes)

Program PDF (with abstracts)

Wednesday, February 1

Lecture hall 1

9 am – Participant welcome

9.30 am – Conference introduction by Fabrice Flipo    Audio recording

10 am – Axis 2: A governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Usages et usagers fantasmés de la planification urbaine durable. Vers un gouvernement néohygiéniste des conduites ? : Hélène Reigner (Chargée de Recherches, IFSTTAR-MA) Audio recording

–          L’impératif pédagogique dans la rhétorique politique. Le cas des politiques environnementales : Eric Pautard (Post-Doctorant GIS Démocratie & Participation Chargé de cours en science politique (Université Lyon II), ISH Lyon (USR 3385) / LIED (Univ. Paris VII)) Audio recording

L. Pattaroni commentaries / J. Boissonade commentaries / H. Reigner response / E. Pautard response / Discussion with the audience

11.30 am – break

11.45 am – Axis 2 (continuation): À governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Entre les éco-quartiers et l’habiter écologique : les valeurs et les principes de l’action territoriale pour la ville durable : Guillaume Faburel (MCF, Institut d’Urbanisme de Paris – Université Paris Est) Audio recording

–          Restituer l’expérimentation dans l’expérience commune : « contre-conduites » et modalités de résistance à la gouvernementalité écologique dans la vallée du squat Can Masdeu à Barcelone : Eliçabe Rémi, Guilbert Amandine, Haeringer Anne-Sophie (Doctorants au Centre Max Weber, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Overney Laetitia (Docteure Centre Max Weber, Chargée de recherche au Groupe de Recherche Action, SCOP Groupe de Recherche Action (Lyon)), Donate Sastre Miguel, Raúl Márquez Porras et Pablo Romero Noguera (Chargés de recherche à l’Association de recherche COPSAT (Barcelone) Audio recording

L. Pattaroni commentaries / J. Boissonade commentaries / G. Faburel response / GRAC response / Discussion with the audience

1.15 pm – buffet

2.30 pm – Axis 2 (continuation): À governance of conducts? (Moderators: Y. Rumpala, L. Pattaroni, J. Boissonade)

–          Conceptions de la durabilité et conduites de l’action collective. Analyse critique et rétrospective illustrée par les cas de Stockhom, Barcelone, Vancouver et New York : Lydie Laigle (Directrice de recherche et chargé de cours à l’Ecole des Ponts Paris Tech : responsable du module « développement durable et territoires », CSTB-Université Paris Est) Audio recording

–          Relayer la critique de l’expertise technocratique à l’heure des indicateurs : le cas de la gestion des déchets de construction et de démolition : Michaël Ghyoot (Doctorant et Chercheur à la faculté d’architecture de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) – laboratoire hortence (histoire, théorie, critique))   Audio recording

–         Innovation responsable et gouvernementalité : François Thoreau (Aspirant du Fonds national de la recherche scientifique, Centre de recherches Spiral, Université de Liège (BE)) Audio recording

L. Pattaroni commentaries / J. Boissonade commentaries / Questions from the audience / L. Laigle response / M. Ghyoot response / F. Thoreau response / Additional qestions of the audience / L. Laigle additional response / F. Thoreau additional response / Final questions of the audience / M. Ghyoot final response

4.30 pm – End of axis 2

 4.45 pm-5.45 pm – Roundtable led by Jérôme Boissonade

Moderators interventions

Discussion with the audience

Lecture hall 2

10 am – Axis 1: An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Les quartiers Nord de Marseille sous le signe de la nature : la résonance, possible notion critique des inégalités écologiques ? : Barthélémy Carole (Maître de conférences en sociologie, Laboratoire Population Environnement Développement UMR 151 Aix-Marseille Université)

–          Inégalités environnementales et relégation sociale. Un parc national aux portes de Marseille : Valérie Deldrève (Chargée de recherche en sociologie, Cemagref, centre de Bordeaux) et Arlette Hérat (Maître assistante en Ville et territoire, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille / équipe de recherche insARTis) Full text soon to be published in Vertigo

11.30 am – break

11.45 am – Axis 1 (continuation): An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une lecture pragmatiste de l’écologie industrielle ? Eléments de réflexion à partir de l’exemple de l’expérience dunkerquoise : Christophe Beaurain (Professeur d’économie-aménagement à l’Université de Limoges, Géolab, UMR 6042), Delphine Varlet (Doctorante en gestion à l’Université du Littoral Côte d’Opale, TVES, EA 4477)

–          La stratégie matérialiste de communication de la Communauté Urbaine de Dunkerque : comment conjurer la critique du développement durable et concilier le vert et le gris ? : Julie Deloge (étudiante en Master 2 Sciences politiques – Action publique, Spécialité ‘Ingénierie de Projet spécialisé dans les politiques urbaines et sociales’, Université Lille 2) et Lucile Desmoulins (MCF en Sciences de l’information et de la communication, Université Paris-Est Marne-la-Vallée IFIS, Laboratoire DICEN – CNAM)

1.15 pm – buffet

2.30 pm – Axis 1 (continuation): An unsustainable growth? (Moderators: C. Larrère, F. Flipo, R. Abdmouleh)

–          Une expérience de développement durable. Chronique d’un espoir déçu : Michel Baudemont

–          Où sont passés nos désirs? Les besoins culturels ou les grands absents du développement durable : Elizabeth Auclair (MCF, Université de Cergy-Pontoise)

–          La ville durable, une vision depuis le concept d’habitat humain urbain : Anne-Catherine Chardon (Professeur Associée en Dédication Exclusive, Ecole d’Architecture et d’Urbanisme, Université Nationale de Colombie, Manizales, Colombie)

4.30 pm – End of axis 1

Communications of the axis 1 not shown during the Colloquium for financial reasons and visa:

La ville durable entre discours et réalité. Peut-on envisager une ville durable sans maîtrise foncière ? Cas de la province de Nouaceur : Zahra El Araari (Université Hassan II Casablanca/Mohammedia, Faculté des lettres et des sciences humaines Ben M’Sik, Laboratoire climat aménagement et développement)

Le développement durable en Algérie, des limites d’une expérience basée sur la conception normative : Mohamed-Amokrane Zoreli (Université A. MIRA de Bejaia)

4.45 pm – Roundtable led by Jérôme Boissonade in lecture hall 1 (see below)

5.45 pm – End of the first day

 

Thursday, February 2

Lecture hall 1

9 am – Participant welcome

9.15 am – Axis 4: An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

Présentation of papers

–          Tôkyô, ville globale, ville durable ? La durabilité urbaine à Tôkyô : pourquoi, pour qui ? : Languillon-Aussel Raphaël (Doctorant, moniteur, Université Lumière Lyon 2)  Audio recording

Questions of the audience

–          Les catastrophes naturelles, le risque environnemental et le retour de la politique de rélogement des favelas à Rio de Janeiro : Soares Gonçalves, Rafael (MCF, Pontifícia Universidade Católica do Rio de Janeiro (PUC-Rio)) Audio recording

Moderators commentaries / Questions of the audience / R-S. Gonçalves response / Discussion between R-S. Gonçalves and the audience

–          Le paradigme du risque et de la durabilité est-il allergique à la critique ? : Philippe Genestier (Laboratoire RIVES, ENTPE-CNRS) Audio recording

Moderators commentaries / P. Genestier response / Discussion between the audience and P. Genestier

11 am – break

11.15 am – Axis 4 (continuation): An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

–          Le cas du RER à Bruxelles : le « développement durable » au cœur de l’arène publique : Ludivine Damay  (Chercheur Post-doc et chargé de cours à temps partiel FUSL et UCL-Mons, Facultés universitaires Saint-Louis – Centre de recherche en Science politique (CReSPo)) Presentation of paper by L. Devisme

–          Le social et l’écologique en conflit ?: regard sur les perspectives de l’enjeu écologique dans l’aménagement durable. Le cas de la zone de l’Union. (Nord, France) : Bruno Villalba (Maitre de conférence en Science Politique, Science Po. Lille, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026), Caroline Lejeune (Doctorante, Centre d’Etudes et de recherches Administratives, politiques et sociales (CERAPS UMR 8026)) Audio recording

Moderators commentaries / Questions of the audience / C. Lejeune and B. Villalba responses / Additional questions of the audience / C. Lejeune and B. Villalba additional responses / L. Charles commentaries

–          A la recherche d’une forme urbaine durable : Sistel Anne (Maitre Assistant 1, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier)  Audio recording

Discussion between A. Sistel and the audience

1 pm – buffet

2.15 pm – Axis 4 (continuation): An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

–          Au nom de la lutte contre le changement climatique : le Mécanisme pour un Développement Propre et les critiques dont il est l’objet : Tsayem Demaze Moïse (MCF, Université du Maine, UMR CNRS 6590 ESO (Espaces et Sociétés) Audio recording

Moderators commentaries / Discussion with the audience

–          Prétexte écologique et projets urbains dans les pays émergents : Petit Olivier (Groupe EGIS, Djeddah, Arabie Saoudite) Audio recording

Moderators commentaries / Questions of the audience / O. Petit response and audience interventions / Discussion with the audience

3.45 pm – break

4 pm – Axis 4 (continuation): An ecological justification? (Moderators: L. Charles, L. Devisme)

–          Aspirations à la durabilité et la durabilité face aux aspirations : Socié Anne-Sarah (Doctorante, Université Paris Ouest – Nanterre – La Défense, laboratoire Sophiapol (EA 3932, équipe Lasco), chargée de mission projet Elaborons Ensemble l’Avenir (financement Veolia) Audio recording

Moderators commentaries / A-S. Socié response / Questions of the audience / A-S. Socié response to the audience

–          Quand les énergies vertes changent le regard sur le monde rural : Perrotti Daniela (Post-Doctorante, Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, Chercheur associé, Laboratoire de Recherche LAREP) Audio recording

Moderators commentaries / D. Perrotti response / Discussion of D. Perrotti with the audience

5.15 pm – End of axis 4

 5.30 pm – 6.30 pm – Closing Roundtable led by Francis Chateauraynaud

 

Lecture hall 2

9 am – Participant welcome

9.15 am – Axis 3: A technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          L’insoutenable légèreté climatique du développement durable : Stéphane La Branche (Chercheur associé à Pacte ; Coordonnateur de la Chaire Planète, Energie, Climat ; IEP de Grenoble ; Membre du GIEC)   Audio recording

–          La ville durable précipitée : généalogie de la diffusion d’un référentiel étranger et illusions d’un langage commun dans le monde arabe (le cas du Maroc, de l’Egypte et de la Syrie) : Barthel Pierre-Arnaud (LATTS-Ifu), Clerc Valérie (Institut français du Proche Orient), Pascale Philifert (LAVUE)   Audio recording

–          Une sociologie critique de la végétalisation des villes. Bilan du programme Changements Climatiques et Trames Vertes urbaines (CCTV) : Philippe Boudes (LADYSS CNRS)   Audio recording

F. Chateauraynaud commentaries / T. Souami commentaries / S. Labranche response / P-A. Barthel response / P. Boudes response / Questions of the audience / P-A. Barthel additional response / P. Boudes additional response

11 am – break

11.15 am – Axis 3 (continuation): À technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Les bibliothèques de quartier dans la ville durable. Entre espace public et territoire de conflits sociaux : Denis Merklen (Université Paris 7 et IRIS), Charlotte Perrot-Dessaux (Université Paris 7, Centre de sociologie des pratiques et des représentations politiques) Audio recording

–          De la place de l’architecture eu égard aux enjeux des villes durables. Approche critique de la politique publique en la matière : Neuwels Julie (Université Libre de Bruxelles – Faculté d’Architecture La Cambre Horta) Audio recording

T. Souami commentaries / D. Merklen and C. Perrot-Dessaux response to T. Souami / J. Neuwels response to T. Souami / F. Chateauraynaud commentaries / D. Merklen and C. Perrot-Dessaux response to F. Chateauraynaud / J. Neuwels response to F. Chateauraynaud / Questions of the audience / D. Merklen and C. Perrot-Dessaux response to the audience / F. Chateauraynaud final commentaries

1 pm – buffet

2.15 pm – Axis 3 (continuation): À technical democracy? (Moderators: F. Chateauraynaud, T. Souami)

–          Le bâtiment économe : une utopie technicienne ? : Christophe Beslay (sociologue, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay, Maître de conférences associé à l’université de Toulouse-Le Mirail), Romain Gournet (sociologue chargé d’études, Bureau d’Etudes Sociologiques C. Beslay), Marie-Christine Zélem (professeure de sociologie, CERTOP-CNRS, Université de Toulouse-Le Mirail) Audio recording

–          A Technical Democracy: From an Environmental Crisis to an Actor-Network Approach Towards Livable Cities : Izquierdo Karina (UNAM, Universidad Nacional Autónoma de México) Audio recording

F. Chateauraynaud commentaries / T. Souami commentaries / C. Beslay response / K. Izquierdo response / F. Chateauraynaud intervention / C. Beslay response to intervention of F. Chateauraynaud / Discussion with the audience

3.45 pm –break

4 pm – Following the conference in lecture hall 1 (see below)

5.30 pm – Closing Roundtable led by Francis Chateauraynaud  Audio recording (Lecture hall 1)
6.30 pm – Conference End


[1] Rawls J. (1987), Théories de la justice, Paris, Seuil

[2] Jonas H. (1990), Le principe de responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, Paris, éditions du Cerf

[3] Latouche S. (2003), « L’imposture du développement durable ou les habits neufs du développement », Mondes en développement, Vol.31-2003/1, N°121

[4] Gautier C. (1996), « A propos du « gouvernement des conduites » chez Foucault : quelques pistes de lecture », La gouvernabilité, Paris, Presses Universitaires de France

[5] Latour B. (1999), Politiques de la nature. Comment faire entrer les sciences en démocratie, Paris, La Découverte

[6] Callon M., Lascoumes P., Barthe Y. (2001), Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris, Seuil.

[7] Chateauraynaud F. (2010), De l’alerte au conflit, la sociologie argumentative et la balistique des causes collectives, Séminaire bimensuel annuel, EHESS, 105 bd Raspail 75006 Paris.

[8] Cefaï D., Trom D. (dir.) (2001), Les formes de l’action collective. Mobilisations dans des arènes publiques, Paris, Editions de l’EHESS, Collection « Raisons pratiques »

[9] Thévenot L., Lafaye C. (1993), « Une justification écologique? Conflits dans l’aménagement de la nature », Revue française de Sociologie, 34 (4), p. 495-524

Comité scientifique

.

Le comité scientifique du réseau est présidé par :

Catherine LARRERE : professeur de philosophie (PHICO), Université de Paris 1

et

Francis CHATEAURAYNAUD : Directeur d’études (GSPR), Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris

 

Comité scientifique :

Fabrice FLIPO : maître de conférences en philosophie (ETOS), Telecom & management SudParis

Luca PATTARONI : Chargé de cours (LASUR), Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne

Yannick RUMPALA : Maître de conférences en science politique (ERMES), Université de Nice Sophia Antipolis

Taoufik SOUAMI : Maitre de Conférences en urbanisme (LATTS) Institut Français d’Urbanisme

Lionel CHARLES : philosophe, chercheur en sciences sociales, Fractal, Paris

Laurent DEVISME : Maître-Assistant en Aménagement-Urbanisme (LAUA), Ecole Supérieure d’Architecture de Nantes

Ridha ABDMOULEH : maître Assistant en sociologie (FLSH-GEDES), Université de Sfax, Tunisie

Jérôme  BOISSONADE : maître de conférences en sociologie (AUS), Université du Littoral (Dunkerque), Sciences Po. (Lille)