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La fabrique des vulnérabilités à l’heure des transitions

Cycle « Pratiques sociales et politiques de transition »

Journée croisée  des  ateliers du Réhal 
HABITER LA TRANSITION et VULNÉRABILITÉS RÉSIDENTIELLES
En partenariat avec l’Unité Mixte de Recherche ART-Dev

Onzième journée de l’atelier “Habiter la transition. Des pratiques existantes
aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés”

Mardi 12 mars 2019 (9h30-17h00)

Montpellier

Université Paul-Valéry Montpellier 3 – site Saint Charles

Rue du Professeur Henri Serre
Auditorium

Entrée libre (sans inscription)

Programme PDF

Coordinatrices de la séance : Nadine Roudil[1] et François Valegeas[2]

Les politiques de « transition écologique » s’accompagnent d’un arsenal réglementaire et de dispositifs fiscaux visant une transformation des pratiques individuelles et collectives. Ces politiques se traduisent et s’accompagnent aussi d’un ensemble d’outils incitatifs et de discours dont la charge normative a été analysée lors de plusieurs séances de  l’atelier “Habiter la transition”[3], tout en étant une question transversale posé dans l’atelier “Vulnérabilités résidentielles”[4].
Cette nouvelle séance s’intéressera à la manière dont ces politiques normatives et de normalisation des conduites, parce qu’elles sont mises à l’épreuve de l’habiter, produisent des formes de vulnérabilité sociale et résidentielle. La nature et la distribution inégalitaire (selon les groupes sociaux et les territoires) de ces vulnérabilités multiples seront analysées, dans des contextes différenciés : effets pervers des dispositifs visant à lutter contre la précarité énergétique dans le logement, vulnérabilités résidentielles et mobilisations dans des contextes de “transition“ des industries de l’énergie, (re)production de vulnérabilités dans le cadre des politiques de mobilité durable, etc.
Les différentes présentations permettront de porter un regard critique sur la notion de “transition”, en analysant les dimensions sociales et spatiales des transformations induites. Elles permettront également d’interroger la production et la conception de la ville et du logement, comme sa réception par les citadins, alors que le régime de l’injonction à l’éco-responsabilité et à la sobriété est une donnée normative qui marque désormais l’habiter. Les vulnérabilités, mais aussi les enjeux de normes, de conflits, de diversité des pratiques, seront analysées et considérées comme des entrées privilégiées pour considérer l’inscription spatiale des rapports sociaux.
Cette journée a pour objectif de croiser les réflexions de l’atelier “Habiter la transition. Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés” du réseau Approches Critiques du Développement Durable avec celles développées dans l’axe “Vulnérabilités résidentielles” du réseau Recherche Habitat Logement (ReHaL) autour de la question de la fabrique des vulnérabilités à l’heure des transitions, intitulé partagé par les deux ateliers. Elle réunira des participant.e.s d’horizons disciplinaires divers (géographie, urbanisme, sociologie, anthropologie, économie, sciences politiques, etc.), et s’adressera aux chercheur.e.s, acteur.e.s et citoyen.ne.s intéressés par les politiques et pratiques de la transition écologique, ainsi que par les formes de vulnérabilité sociale et résidentielle qu’elles peuvent engendrer.  

Matinée (9h30 – 12h30) :

Présentation des réseaux ; présentation de la journée – Jérôme Boissonade[5], Nadine Roudil et François Valegeas

  • Nadine Roudil et François Valegeas: « La fabrique des vulnérabilités au travers des politiques d’énergie et des projets urbains durables : regards croisés »  Enregistrement audio   Présentation PDF

Échanges avec la salle :  Enregistrement audio

  • Valérie Lavaud-Letilleul[6] et Isabelle Berry-Chikhaoui[7]: « Habiter à proximité des méga-équipements de la transition énergétique : fabrique de vulnérabilités habitantes et mobilisations »    Enregistrement audio

Conclusion intermédiaire (Denis Pesche[8]) et débat avec la salle : Enregistrement audio

Après-midi (13h45 – 17h) :

Échanges avec la salle : Enregistrement audio

  • Johanna Lees[10] : « L’étude Fos EPSEAL dans la zone de l’étang de Berre ou l’histoire d’une mise en œuvre de méthodologies participatives ancrées localement »    Enregistrement audio

Débat avec la salle : Enregistrement audio


[1] Professeure de sociologie, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon, UMR LAVUE
[2] Maître de conférences en aménagement et urbanisme, Université Paul-Valéry Montpellier 3, UMR ART-Dev
[3] Notamment la séance du 4 avril 2016, dont le contenu est disponible ici : https://www.reseaucritiquesdeveloppementdurable.fr/transition-et-inegalites-injustices-normes-et-morale/
[4] La question de la norme permet d’interroger  de manière transversale les cinq thématiques qui structurent la programmation de l’atelier du REHAL vulnérabilités résidentielles jusqu’en 2021. Ces thématiques sont : Vulnérabilités et questions de droit ; La vulnérabilité et la fabrique de la ville durable ; Du nord au Sud, santé et vulnérabilité résidentielle ; Les figures du militantisme et la vulnérabilité résidentielle ; Vieillissement et vulnérabilités
[5] Architecte – Maître de conférence en sociologie (ULCO) – UMR LAVUE
[6] Professeure de géographie, ART-Dev / UPVM – Montpellier
[7] Maître de conférences en géographie, ART-Dev / UPVM – Montpellier
[8] Sociologue, UMR ART-Dev / CIRAD
[9] Professeure en aménagement et urbanisme, LIEU / AMU – Marseille
[10] Anthropologue consultante, Laboratoire de Sciences Sociales Appliquées – Marseille
[11] Professeure en économie, UMR ART-Dev / UM – Montpellier

“Transition” et inégalités : injustices, normes et morale

Cycle « Pratiques sociales et politiques de transition »

Deuxième journée de l’atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes
aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »

Mardi 4 avril 2017

9h30-16h30

MARSEILLE

Laboratoire Population Environnement Développement (LPED)
(Espace Fernand Pouillon)
Aix-Marseille Université, centre Saint Charles, case 10

3, place Victor Hugo – Marseille
Entrée libre (inscription avant le 24 mars auprès de francois.valegeas@univ-amu.fr)
Programme PDF

Coordonnateurs de la séance et discutants : François Valegeas[1] et Hélène Reigner[2]

La rhétorique de la « transition » propose un devenir commun, désirable, mais finalement peu défini. Au nom de ce devenir, la transition est présentée comme nécessaire et légitime, bien que s’appuyant souvent sur des présupposés et outils normatifs peu débattus. Pourtant, ces démarches transforment les responsabilités, renvoyant souvent la charge morale de la transition aux individus. Ce faisant, le cadrage des enjeux de la transition, réduit à une affaire de bons comportements individuels, peut être source de mécanismes inquiétants. De même, des outils opérationnels et juridiques, tels que les « trames vertes et bleues » ou les « mobilités douces » (lois Grenelle) sont supposés engager les politiques publiques dans des formes de transition écologique, mais se trouvent en tension avec des logiques contradictoires, et se réduisent souvent à des effets vitrines limités à certains espaces. L’hypothèse est ainsi faite que les démarches et les politiques en faveur de la transition tendent à exacerber les inégalités sociales et spatiales.
Les injonctions à la « transition » s’accompagnent de discours normatifs visant l’incitation, l’acceptation, l’adoption de « bonnes pratiques », qui seront dévoilées dans les diverses présentations. Les démarches et politiques de transition peuvent ainsi être considérées comme des sacrifices, auxquels tous les groupes sociaux ne font pas face de la même manière (groupes sociaux vulnérables, petites entreprises, territoires défavorisés, etc.). Les dispositions, capacités d’appropriation ou de détournement des dispositifs de la transition ne sont en effet pas également distribués, aussi bien selon les groupes sociaux que selon les territoires concernés.
Cette séance s’intéressera donc aux liens entre les démarches et politiques de « transition » et la question des inégalités, mis à l’épreuve par les pratiques de l’habiter. Les interventions permettront d’aborder différentes modalités de transition telles qu’elles sont revendiquées et mises en œuvre, de questionner leur prise en compte des inégalités (sociales et spatiales) ou encore d’analyser les formes d’inégalités et d’injustices (par exemple environnementales) créées par ces démarches.
Cette séance s’appuiera principalement sur des exemples pris dans le quart sud-est de la France, en montrant les spécificités de ce contexte territorial et politique, notamment sur les caractéristiques des promoteurs de cette « transition » ou sur les modalités de sa mise en œuvre.

Les enregistrements audios de la séance sont directement accessibles depuis le programme ci-dessous :
Cliquez sur le passage du programme concerné, puis Télécharger (le fichier peut alors être écouté ou téléchargé : clic droit sur la barre de progression audio et choisir « Enregistrer le fichier sous… »)

Introduction d’Hélène Reigner et François Valegeas

Matinée (9h30 – 13h) :

Après-midi (14h – 16h30) :

 

 

[1] Ingénieur de recherche au LPED (UMR151), Aix-Marseille Université, chercheur associé au Lab’Urba (EA 3482)
[2] Professeur à l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional, LIEU (EA 889), Aix- Marseille Université
[3] Professeur, LPED (UMR 151), Aix-Marseille Université
[4] Maître de conférences, LPED (UMR 151), Aix-Marseille Université
[5] Doctorant CIFRE, LPED (UMR 151) / Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Marseillaise
[6] Maître de conférences, LPED (UMR 151), Aix-Marseille Université – IRD
[7] Maître de conférences, LPED (UMR 151), Aix-Marseille Université – IRD
[8] Maître assistante, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille
[9] Directrice de recherche, IRSTEA Bordeaux
[10] Maître de conférences à l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional, LIEU (EA 889), Aix-Marseille Université
[11] Chercheur CNRS, TELEMME (UMR 6570)
[12] Professeur, ADEF (EA 4671), Aix-Marseille Université
[13] Professeur, LIRDEF (EA 3749), Université de Montpellier

Séance soutenue par :


Concepteurs de durabilité : des quartiers pour éco-habitants idéaux ?

Atelier thématique commun au GIS ReHaL et au réseau AC/DD

Vendredi 7 décembre 2012

Responsables de la séance : Pierre-Arnaud Barthel, François Valégéas

Cette séance a été annulée

Intervenants

Matinée : 10h30 – 13h

  • Franck Boutté (Assistant à la Maitrise d’Ouvrage en développement durable) Titre de l’intervention à venir
  • Valérie Sainte Marie Gauthier (Co-fondatrice et gérante de Polyprogramme) Titre de l’intervention à venir

Après-midi : 14h – 16h30

  • Philippe Madec (architecte urbaniste – Global Award for Sustainable Architecture – coordinateur de : éco-quartier du Fort d’Aubervilliers (NQU 2012) ; Projet agri-culturel des Murs à pêches à Montreuil ; éco-village des Noés à Val-de-Reuil (OFF du DD 2012) ; etc.). Titre de l’intervention : La ville bienveillante
  • Éric Beaugé (chef de projet de l’écoquartier de La Courrouze, à la SEM Territoires et Développement) Titre de l’intervention à venir

Discutant 

  • Taoufik Souami (Maitre de Conférences en urbanisme, LATTS – Institut Français d’Urbanisme)

 Cette séance n’est pas – disons-le d’emblée – dédiée à l’implication des habitants dans les projets d’éco-quartiers en France. Elle vise à explorer comment les concepteurs institutionnels (maîtrises d’ouvrage et d’œuvre urbaines) pensent et programment la vie (de quartier) dans les éco-quartiers qu’ils ont auto-proclamés. Un chef de projet nantais disait de façon éclairante : « On impose des modes de vie, on est assez stalinien. C’est un pari car on ne fait pas un écoquartier sans changer les pratiques. ». Comment sont programmés les usages, les relations sociales ?

Nous nous pencherons ici sur deux échelles de réflexion : celle du quartier, à partir des liens entre projet urbain et projet social ; et celle de l’ilot, à travers la projection des usages.

Le premier niveau relève de la composition d’ensemble du quartier et du projet social qui lui est lié. Autant le projet urbain est explicite, visualisable (un plan), assorti de partis d’aménagement et d’une vision plus ou moins développée aux plans discursif et iconographique par les urbanistes concepteurs. Autant le second (le projet social) est souvent plus implicite, mais tend à être de plus en plus anticipé et décrit par le maître d’œuvre à travers un positionnement sur des modes d’habiter souhaités, des typologies modulées, des espaces publics, des équipements aux statuts divers et une tendance à la mutualisation d’un certain nombre de « biens communs » (les parkings notamment).

Le second niveau est celui du montage d’ilots, rendus de plus en plus complexes par leurs programmes emboîtés, la multiplicité des opérateurs (en construction et en gestion à venir), et la nécessaire coexistence des usages. De l’esquisse au permis de construire, du DCE à la livraison, le montage des opérations est un moment très intense de co-production avec les acteurs réunis au fil de l’avancement de chacun des projets. Les enjeux stabilisés par l’aménageur suite aux propositions de l’urbaniste concepteur sont multiples et font l’objet de négociations multiples pour satisfaire à la fois une offre de logements mixés (logements abordables pour primo-accédants, libres et sociaux) et sensés « héberger » de nouveaux modes d’habiter le tout dans une optique de qualité environnementale. Contrairement au temps où les aménageurs se contentaient de dresser des master-plans, les urbanistes concepteurs ont dorénavant une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour construire très en amont un certain nombre de règles situées, spécifiques à chaque “situation” et donc à chaque îlot, et imposées ensuite aux opérateurs. Au-delà, les aménageurs “rentrent” maintenant dans les îlots au moyen de cahier de prescriptions et de fiches de lots qui constituent un ensemble de règles urbaines et architecturales avec lesquelles les architectes des îlots et les opérateurs sélectionnés doivent composer.

C’est à ces deux niveaux articulés de co-production (l’échelle quartier, l’échelle des îlots) que nous souhaitons lancer la réflexion pour cette séance. L’objectif est d’inviter des concepteurs (architecte-urbaniste coordinateur, ou chef de projet au sein d’un aménageur public, privé ou SEM) à faire une présentation atypique de leur projet urbain : sur la base d’une étude de cas précise, l’enjeu est bien qu’ils expliquent :

– dans un premier temps comment ils ont imaginé l’éco-quartier dans la dimension des usages, du vivre-ensemble : modes d’habiter, gestion des ressources et des déchets, mobilités, éco-gestes…. L’enjeu est bien de faire préciser le projet social du concepteur : quelle a été sa réflexion sur les usages ? Quelles étaient ses représentations des habitants ? Quels habitants idéaux ont pu constituer un point de référence ? Quelles références idéologiques ont accompagné le travail de conception et d’anticipation des usages de demain (décroissance, slow city, formes communautaires…) ?

– dans un second temps, nos invités seront amenés à rentrer « dans la cuisine » de la fabrication d’espaces permettant ces usages projetés (îlots, espaces communs) ? Comment de l’esquisse à la livraison des opérations, les usages (modes d’habiter, de circuler etc.) ont-ils fait l’objet de négociations avec les promoteurs ? Quels décalages entre les intentions de départ et les réalisations ?  Quels ont été les succès et les impasses qui sont apparus lors des discussions entre aménageur, promoteurs, urbaniste coordinateur, bailleurs et collectivité ? L’anticipation des pratiques ménageait quelle marge de réversibilité sur les réalisations pour pallier à un dysfonctionnement ? Autant de préoccupations fortes qui pourront être évoquées par les intervenants.

Cadrage de la journée :

Introduction : Programmer et anticiper les usages de demain : analyse des appels à projets (EcoQuartier, NQU, ANRU) et leurs réponses (François Valégéas, PA Barthel, Taoufik Souami)

Etudes de cas : deux ou trois présentées (invitations à faire en septembre)

Controverse ensuite : n’est-on pas en train de formater des quartiers pour des éco-habitants imaginaires ?

  1. Définition(s)/identification des espaces de la ville durable (logement, écoquartiers, industrie, tertiaire, équipements, etc.).
  2. Etudes de cas : Impacts des justifications écologiques sur la conception et la réalisation architecturale et urbaine.
  3. Controverse : Comment une gouvernance durable induisant la coproduction de projets avec des populations dont les préoccupations sont aussi sociales ou économiques, peut-elle aboutir à la conception d’un espace bâti durable en termes environnementaux ?

 

Séance du Vendredi 12 avril 2013

Recherche et “Acceptabilité sociale” de la durabilité

Journée précédente

Innovation et comportements

 

Inscription au réseau

L’inscription au réseau “Approches Critiques du Développement Durable” (AC/DD) vise essentiellement à constituer un réseau informel sur les questions évoquées dans la page présentation du réseau, afin de mettre en œuvre notamment des groupes de recherche transversaux susceptibles de répondre à des appels à projets.

Accéder à la page « Membres »

Ces groupes de recherche seront potentiellement ouverts à des chercheurs :

Intérêts de recherche

A.    Travaillant les questions posées par le développement durable et souhaitant approfondir la dimension critique de leurs recherches,

B.     Ayant une approche critique dans leurs travaux et souhaitant aborder les problématiques liées au développement et à la ville durables,

C.     S’intéressant au travail critique réalisé par les acteurs et les usagers à propos des “objets” durables. Ceci, en s’attachant notamment aux liens que ces acteurs et usagers entretiennent actuellement et ceux qu’ils pourraient mettre en œuvre.

D.    Autre profil à proposer

Axes critiques

Pour formaliser ce réseau, nous avons mis en évidence cinq axes de travail qui reprennent ceux du colloque. Ils ne sont ni exclusifs les uns des autres ni exhaustifs, mais constituent une trame pouvant permettre aux uns et aux autres de situer leur approche.

·         Axe 1 : Un développement insoutenable ?

·         Axe 2 : Une gouvernementalisation des conduites ?

·         Axe 3 : Une démocratie par les instruments ?

·         Axe 4 : Une justification écologique ?

·         Axe 5 : Une durabilité techniciste ?

 ·      Axes suivants éventuels : A proposer

 

Inscription

Envoyer un courriel à l’équipe du réseau ACDD en indiquant :

·         Le profil A, B, C ou D dans lequel vous pensez vous situer (en précisant le contenu pour un éventuel profil D)

·         L’axe de 1 à 5 dans lequel  vous souhaiteriez travailler au sein d’un éventuel groupe de recherche pluridisciplinaire (en précisant le contenu pour un éventuel axe 6)

·         Si vous souhaitez mettre votre CV en ligne sur le site

Bienvenue

 

Équipe d’animation et contacts

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Cliquer ici pour prendre contact avec un.e membre de l’équipe d’animation du réseau

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Jérôme Boissonade (responsable du réseau)

Jérôme Boissonade est Maître de Conférences à l’Université du Littoral (ULCO) et membre de l’équipe de recherche AUS (UMR 7218 LAVUE). Il est diplômé de l’Université de Paris X – Nanterre (doctorat de sociologie) et de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette (Architecte DPLG). Ses enseignements relèvent essentiellement de la sociologie urbaine et du développement durable (Université du Littoral et Sciences Po. Lille) et ses recherches portent sur les approches critiques du développement durable (responsable du réseau AC/DD), ainsi que sur les relations entre politiques publiques et mobilisations. Il est par ailleurs, membre du comité de rédaction des Annales de la Recherche Urbaine, Président du Conseil Scientifique de l’UMR 7218 LAVUE jusqu’en 2016 et membre du Conseil de Laboratoire de cette UMR.
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Guillaume Lacroix

Diplômé de SciencesPo Lyon et doctorant en études urbaines, Guillaume réalise sa recherche doctorale sous la co-direction de Jérôme Boissonade grâce à un contrat CIFRE entre l’UMR LAVUE (Paris 8, équipe AUS) et un grand bureau d’études pluridisciplinaire en ingénierie. Sa thèse interroge les ambiguïtés de la relation de service entre commanditaires publics et prestataires privés de l’aménagement. Mobilisant une méthodologie qualitative (observation-participante, entretiens semi-directifs), il s’intéresse notamment à l’évolution de l’activité de conseil et d’expertise en aménagement des bureaux d’études, au prisme des mutations d’une commande publique locale sommée d’intégrer le développement durable.

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Sophie Nemoz

Sophie Némoz est Maître de Conférences à l’Université de Bourgogne/Franche-Comté et membre du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie (LaSA-UBFC). Elle a soutenu à l’Université Paris Descartes une thèse sur les politiques et les pratiques professionnelles et domestiques de l’habitat durable, dans une approche comparative entre la France, la Finlande et l’Espagne (Nemoz, 2009). Après avoir effectué un post-doctorat à l’Institut de Gestion en Environnement et d’Aménagement du Territoire de l’Université Libre de Bruxelles (2010-2011), elle a été maître de conférences contractuelle au sein de la Chaire internationale sur les éco-innovations à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (2012-2015). Ses recherches interrogent la transition écologique et énergétique des territoires, en mobilisant différentes méthodes d’enquêtes de terrain, qualitatives comme quantitatives.
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Elisabeth Peyroux

Elisabeth Peyroux est chargée de recherche au CNRS, à l’UMR 8586 Prodig, Paris. Elle est titulaire d’un doctorat de Géographie de l’Université de Paris X –Nanterre. Ses travaux portent sur la circulation internationale des normes et des modèles urbains et leur inscription dans les villes du Sud (Afrique du Sud plus particulièrement). Elle a participé à la finalisation d’un programme de recherche européen portant sur les stratégies de développement durable des villes du Sud dans une perspective comparée (Inde, Afrique du Sud, Brésil, Pérou) (Chance2Sustain). Membre de deux réseaux de recherche sur l’habitat en France (le Rehal – habitat et logement) et à l’échelle européenne (ENHR, European Network for Housing Research), elle coordonne le Groupe de Travail « Circulation des modèles et hétérogénéité des développements ») du Labex Dynamite (géré par l’université Paris 1 – Panthéon Sorbonne, membre de la ComUE HeSam – hautes études Sorbonne arts et métiers).

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 Dominique Theile

Issu du milieu universitaire (diplômé en Urbanisme, ancien doctorant au LATTS-ENPC), entrepreneur individuel depuis 1995, en recherche, conseil et formation en socio-économie et prospective de l’habitat. Ses travaux et interventions portent sur la diffusion d’innovations techniques et les résistances au changement sous l’angle des rapports entre cultures, usages, réglementations, techniques… principalement sur l’efficacité énergétique et la gestion des ressources, au regard des défis climatologiques, et des pratiques de confort.
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François Valegeas

François Valegeas est Maître de Conférences à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et membre du laboratoire ART-Dev (UMR 5281). Il a soutenu une thèse en urbanisme et aménagement de l’espace à l’université Paris Est (Lab’Urba et Laboratoire Ville Mobilités Transports) en 2014. Ses enseignements relèvent de l’aménagement et des politiques urbaines, et ses recherches portent sur la conception des projets urbains durables (valeurs, principes, référentiels) et les modalités d’appropriation de l’habitat durable (pratiques, trajectoires résidentielles, réception des normes d’habiter). Il travaille aussi sur la légitimité des savoirs et compétences des habitants (notamment jeunes et catégories populaires) dans la production urbaine.

 

Network presentation

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Critical Approaches of Sustainable Development

The notion of sustainable development is part of many researchers’ critical work. However this research is often fragmentary and the “sustainable” object is often secondary. Those two aspects can conceal the critical transversalities that lie within the topics of sustainable development.

Thus it would be appropriate to adopt a reflexive approach examining the theoretical, empirical and scientific foundations of these terms and the research objectives so many researchers focus on. Consequently, we would like to identify all the scientific disciplines involved in these critiques, depict their potential coherence but also the differences they face regarding the practical, the epistemological, the theoretical or any other aspect of the scientific work.

Therefore, this network should be the occasion to debate on these questions uniting researchers carrying a reflexive approach onto their own work and other professionals.

In order to achieve these goals we set out four research axes which are neither exclusive nor exhaustive. They rather represent a framework which might help researchers to situate their approach.

Axis 1 : An unsustainable development ?

The social conventions structuring the situations and the communities currently suffer from a double process of globalization and fragmentation of society. Supported by most of the international institutions, the analysis of this double process distracts the attention paid to social inequalities towards ecological inequalities, for instance the ecological inequality linked to water-level rising. Consequently nature itself becomes a tool for the creation of a common good. In general, the question of ecological inequalities can be broached by considering the “relative rarity”[1] of environmental goods. It rather focuses on « what nature can endure »[2]. More radical, the concept of degrowth reveals some essential contradictions in the approach of sustainable development[3]. However, to what extent can this radical alternative be nourished from other critical approaches in order to inspire them?

Axis 2 : A governance of conducts ?

Approaches towards sustainable development try to control people’s conduct by inventing new practices of social responsibility, a governance able to organize a socialization going beyond the law[4]. The inflation of characteristic indicators for these approaches show the increasing importance of governmental practices of change in terms of maintaining public order and regulating behaviors. In a broader approach, this justifies the deployment of these governmental politics regarding the environment, which is contrary to the dominant liberal construction. However can these governmental politics though also give some instruments able to surpass themselves?

Axis 3 : A democracy by plan ?

Notably, the question of the environmental politics is broached through the subject of technical democracy consisting essentially in knowing « how to enter sciences in democracy »[5]. In this framework, the sense of sustainable development relies on the performance of its tools in order to deal with the stakes it raises. Concepts drawn by this research stream (hybrid forums[6], ballistics[7] etc) are based on the principle of symmetry, which leads researchers to tackle to the construction processes of environmental struggles (GMO, High Speed Trains lines). However, is the focus on the procedural dimension of sustainability based on an excessive confidence in the critical potentialities of these measures?

Axis 4 : An ecological justification ?

Often starting from an approach in terms of “arenas of public involvement”[8], the sociology of justification regarding environment firstly tried to identify the strategies, interests and justifications mobilized in infrastructure planning conflicts. Depending on the importance of transformations required, the “green greatness »[9] highlighted by the actors on this occasion, tries either to integrate nature in existing justification orders or to lead to the elaboration of an additional order or even to profoundly question the common matrix of these orders and the support it offers to those critical approaches. Sustainable development is based on the belief in this last alternative in order to reverse the critique. Indeed institutions are the ones which often support this green greatness, facing atomized individuals. However, the latter daily put to the test the different measures which are stipulated.

Axis 5 : A technicist sustainability ?

The emergence of sustainable development tends to redefine the organization of work in the mode of production of new technical objects and thereby report that humans have been maintaining with their environments in everyday life. This questions the “friendliness”[10] of eco-contemporary techniques, their ability to enroll in both the know-how and savoir-vivre in use, but also in the widening project individual autonomy. In view of the foundations of political ecology, it involves a dispute over the control possibilities of technical tools by users[11]. This paper questions the conditions of existence of face-powers against the logic of objects renewal inherent in the operation of capitalism[12].

The theme of the conference suggests many research leads from which only a few are described here. The stakes of this work in progress measure up the importance of a model which saturates the current legitimization modes of the institutions and of the experiences frameworks they try to implement.

You can also freely join the network “Critical approaches of sustainable development”

These research groups are potentially open to researchers :
A.    Working on development and sustainable city issues and wanting to broaden the critical dimension of their research,
B.     Having a critical approach in their work and wishing to tackle development and sustainable issues,
C.    Interested in the critical work performed by actors and users about sustainable « objects », paying particular attention to current and potential links between actors and users.
D.    Different profile to suggest
To formalize this network, we set out four research axes which are neither exclusive nor exhaustive. They rather represent a framework which might help researchers to situate their approach.

•         Axis 1: An unsustainable growth?
•         Axis 2: A governance of conducts?
•         Axis 3: A democracy by plan ?
•         Axis 4: An ecological justification?
•         Axis 5: A technical sustainability ?

•         The following axes: make a proposal

You can subscribe to this network by sending an email to team

Including :
•         A Curriculum
•         The profile A, B, C or D in which you think you are situated (specify the content for profile D)
•         The axis on which you want to work within a multidisciplinary research group

Conference proceeding


[1] Rawls J. (1987), Théories de la justice, Paris, Seuil

[2] Jonas H. (1990), Le principe de responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique, Paris, éditions du Cerf

[3] Latouche S. (2003), « L’imposture du développement durable ou les habits neufs du développement », Mondes en développement, Vol.31-2003/1, N°121

[4] Gautier C. (1996), « A propos du « gouvernement des conduites » chez Foucault : quelques pistes de lecture », La gouvernabilité, Paris, Presses Universitaires de France

[5] Latour B. (1999), Politiques de la nature. Comment faire entrer les sciences en démocratie, Paris, La Découverte

[6] Callon M., Lascoumes P., Barthe Y. (2001), Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris, Seuil.

[7] Chateauraynaud F. (2010), De l’alerte au conflit, la sociologie argumentative et la balistique des causes collectives, Séminaire bimensuel annuel, EHESS, 105 bd Raspail 75006 Paris.

[8] Cefaï D., Trom D. (dir.) (2001), Les formes de l’action collective. Mobilisations dans des arènes publiques, Paris, Editions de l’EHESS, Collection « Raisons pratiques »

[9] Thévenot L., Lafaye C. (1993), « Une justification écologique? Conflits dans l’aménagement de la nature », Revue française de Sociologie, 34 (4), p. 495-524

[10] Illich Ivan, 1973, La convivialité, trad. de l’américain par L. Giard et V. Bardet, Tools for conviviality, Ed. du Seuil, Paris, 160p.

[11] Bosquet Michel (Gorz A.), 1978 (1ère éd. 1975), Ecologie et politique, Paris, éd. du Seuil, 244 p. (coll. «Points Politique»)

[12] Schumpeter Joseph, 1951 (1ère éd. 1943), Capitalisme, socialisme et démocratie, Paris, Payot, 462 p..