Colloques, thèses et appels à communication

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Thèses et Habilitations à Diriger des recherches

 

Écoles d’été

Participation à l’Ecole d’été Climat « Autour du 2°C »

du 12 au 16 juin 2017, près de Grenoble
Candidatures à déposer avant le avant le 15 avril 2017

Cette première école d’été « Autour du 2°C »  portera sur les enjeux de l’interdisciplinarité de la recherche sur le changement climatique.
Cette école est ouverte aux doctorants, post-doctorants, enseignants-chercheurs et chercheurs issus des différentes disciplines en lien avec le changement climatique, mais aussi aux collectivités territoriales et au secteur privé.
Les conséquences attendues de l’école thématique « Autour du 2°C » sont :

  • de contribuer à la réflexion sur l’émergence de nouvelles questions de recherche et à la structuration d’un nouvel agenda de recherche sur le climat à la suite de l’Accord de Paris ;
  • de partager une réflexion sur l’émergence de nouveaux défis pour articuler progrès des connaissances et objectifs du développement durable dans un monde en transition rapide;
  • de contribuer à la construction d’une communauté interdisciplinaire sur les questions climatiques pour élargir les horizons de recherche et favoriser le dialogue avec le monde non académique intéressé ou concerné par les conséquences du réchauffement climatique et par les moyens de le limiter ou d’en contrôler les effets ;
  • de renforcer et développer les capacités d’analyses et les réseaux collaboratifs des jeunes chercheurs  français ou issus de pays en développement (Afrique, Amérique du Sud), grâce à la diversité des intervenants de l’école thématique
  • de faire émerger de nouveaux cursus interdisciplinaires de formation académique autour des changements globaux.

L’école accueillera entre autres Hervé Letreut (climatologue, IPSL), Bertrand Schmitt (économiste, INRA), Thierry Lebel (hydroclimatologue, IGE), Philippe Quirion (économiste, CIRED), Nouredine Hadjsaïd (ingénieur réseaux, G2ELab), Kjersti Flöttum (Univ. Bergen, linguiste), Alain Nadaï (sociologue, CIRED), Sandrine Maljean Dubois (juriste, DICE), Cyria Emelianoff (géographe, ISO).
Les candidatures pour participer, proposition de présentation de ses travaux ou  d’un atelier interdisciplinaire sont à envoyer via le site internet avant le 15 avril 2017.
Contact : Olivier Labussière (comité d’organisation)

Site internet de l’évènement

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Appels à communication

Call for papers – 2017 ENHR conference, Tirana

ENHR working group Collaborative Housing
4-6 september 2017

Dead line for abstract submission: 12 april 2017

For a second year since its creation, the ENHR working group Collaborative Housing will host a series of workshop sessions at the 2017 ENHR annual conference in Tirana. Papers focusing on the following three main themes are particularly welcome:
a)     The potential of collaborative models within the affordable housing sector: This sub-theme is related to the overall topic of the ENHR conference in Tirana. Many urban and rural housing contexts are experiencing upward pressure on real-estate prices and more affordable housing needs to be developed to counterbalance this negative trend. Collaborative housing models often include alternative and radical approaches to housing finance, such as to exclude their schemes from market speculation. Furthermore, the mobilisation of self-help resources and collective social capital can also have benefits in terms of housing affordability. We feel that further research is needed to explore the relation between collaborative housing and affordability.
b)    
Conceptual and methodological approaches in collaborative housing research: With this sub-theme we encourage further theoretical enquiry into the nature and characteristics of collaborative housing. We invite contributions from different disciplinary backgrounds and welcome papers applying various theoretical perspectives to develop a better and more comprehensive conceptual understanding of this phenomenon. What are useful methodological frameworks to analyse different aspects of collaborative housing in and across territorial contexts?
c)    
Types and forms of collaborative housing: Finally, we want to encourage paper submissions that deal with developing typologies in the collaborative housing fields based on key dimensions such as tenure, core values, resident involvement, legal/organisational forms, actors etc.
The working group co-ordinators are looking forward to receiving your abstract by 12 April 2017. Abstracts should provide a clear idea of the research question, theoretical basis, methods applied and contribution to existing knowledge in the field.

Site Internet du colloque

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Après l’Accord de Paris, quels droits face au changement climatique?

Colloque annuel 2017 de la Société Française pour le Droit de l’Environnement
CERIC (UMR 7318, AixMarseille Université/CNRS), Institut de droit de l’Environnement (UMR 5600 EVS, Université Lyon III/CNRS) et Science Po Aix
Aix-en-Provence, 29-30 juin 2017

Date limite de soumission des proposition de communication: 27 février 2017
Date limite de soumission des proposition de poster: 28 avril 2017

Le colloque annuel de la Société française pour le droit de l’environnement sera organisé les 29 et 30 juin 2017 à Aix-en-Provence, par le CERIC (UMR 7318, AixMarseille Université/CNRS), l’Institut de droit de l’Environnement (UMR 5600 EVS, Université Lyon III/CNRS) et Science Po Aix.
L’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à leurs conséquences négatives posent des défis majeurs pour tous les systèmes juridiques, qu’il s’agisse des droits nationaux, du droit de l’Union européenne ou du droit international. Adopté en 2015 et récemment entré en vigueur, l’Accord de Paris pose un objectif très ambitieux, celui de limiter l’élévation de la température moyenne de la planète bien en dessous de 2°C tout en s’efforçant d’atteindre 1,5°C. A l’échelle internationale, plusieurs questions demeurent ouvertes et devront trouver une solution : l’évolution des mécanismes d’expertise, le relèvement du niveau d’ambition collectif pour mettre nos sociétés sur la trajectoire ambitieuse fixée (et non sur les 3 ou 4 degrés auxquelles conduiraient les contributions nationales des États une fois agrégées), la définition de procédures de contrôle à même de garantir la transparence et d’asseoir la confiance entre les États, l’équilibre des relations nord-sud, la concrétisation du Mécanisme de Varsovie sur les pertes et préjudices et l’assistance aux plus vulnérables (petits pays insulaires, réfugiés climatiques…), la définition de procédures plus efficaces de prise de décision, la promotion et reconnaissance des initiatives infra et non-étatiques, l’articulation entre l’action conduite dans le cadre de l’Accord de Paris avec les autres conventions internationales de protection de l’environnement et au-delà avec le droit international du développement (financements), du commerce, des investissements, des droits fondamentaux, etc. En droit de l’Union, l’entrée en vigueur de l’Accord pose aussi des questions délicates : répartition du « fardeau », évolution du marché du carbone et interconnexions éventuelle s avec d’autres marchés, réflexion sur d’autres outils possibles, impact sur la gouvernance interne à la Commission européenne, les relations extérieures de l’Union, etc. A l’échelle nationale, les systèmes juridiques doivent accompagner la transition écologique. Ils doivent s’adapter à cette nouvelle donne et tenir compte du rôle des acteurs infra et non -étatiques dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le changement climatique est susceptible d’avoir uneincidence sur de nombreux outils (techniques contractuelles appréhendant le risque climatique, mise en œuvre des responsabilités en cas de dommages climatiques, renouvellement du rapport humains/biens communs), de nombreuses branches du droit (civil, pénal, affaires, urbanisme et aménagement, consommation, énergie…) et de nombreux secteurs d’activités. D’ores et déjà, les juges nationaux sont saisis de ces questions et les contentieux climatiques se développent faisant de la justice climatique une question aigüe qui pourrait même faire demain l’objet de contentieux internationaux. On peut aussi se demander dans quelle mesure l’évolution de la justice climatique n’offre pas de nouvelles ressources et « armes juridiques » aux lanceurs d’alertes et aux organisations engagées dans la protection de l’environnement. Enfin, si le sujet invite à mettre en relation les différentes disciplines juridiques, il suscite aussi, aux frontières du droit, la réflexion éthique, celle-ci connaissant un renouvellement avec la négociation en cours sous l’égide de l’UNESCO d’une Déclaration de principes éthiques en rapport avec le changement climatique.

Cet appel est ouvert aux universitaires de différentes disciplines et horizons (droit français, droit comparé, droit européen, droit international, droit privé et public, mais également science politique, sociologie, science du climat…) et aux praticiens (juristes d’entreprise, ONG, juges et avocats notamment).

Site Internet du colloque

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XI National Conference of Environmental Sociologists
Climate Change, Territory, and the Dynamics of Migration

Universita d’Annunzio / Associazione Italiana di Sociologia
Chieti, 22-23 September 2017
Deadline for session proposals: 1 April 2017

In broad terms, the push factors characterizing environmental migration are related to ecological degradation while the pull ones (i.e. attractive elements of potential destinations), are frequently lacking. The global nature of these interdependencies is emphasised by the fact that environmental migration creates a problematic link between two territories — the area from where people emigrate and the area where people relocate. The former is usually affected by forms of deterioration while the latter is often unprepared to accommodate and manage population flows which are likely to intensify in the near future.
The focus of the conference, therefore, is the relationship between environmental and territorial changes, as well as between environmental impacts and migration. We invite theoretical reflections and empirical research on the following themes:

  • The problem of environmental migrants and refugees: quantification, characterization of local contexts, scenarios etc.
  • The impact of environmental changes and emergencies on social contexts on the local level
  • The significance of environmental variables as push factors in migratory phenomena
  • The relationship between environmental, economic and political variables in determining migration flows
  • The relationship between development projects, infrastructure, and local socio-environmental contexts
  • The ecological consequences of territories abandonment
  • The strengths and weaknesses of the concept of “resilience” in analysing the relationship between local settlements and environmental transformations
  • The potential role of local and global networks of agents (political and otherwise) in responding to environmental challenges
  • The socio-ecological impact of migration within the affected territories
  • Migration routes, destinations and biographies of environmental migrants and refugees
  • Climate change and regional wars
  • Legal definition of environmental refugees
  • Fragile territories and climate change
  • Catastrophes (floods, earthquakes etc.) and populations displacement
  • Commons, ‘commoning’ practices, ecosystem services and territorial resources enhancement from a local and “transcalar” perspective

texte de l’appel à communications

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Finance as a response to global environmental crises?
Critical analysis of the ‘economicization’ of carbon emissions and biodiversity

A conference hosted by the Centre for Globalisation and Governance, Universität Hamburg, Germany

Dates: 29 Nov-1 Dec 2017

Submission deadline for paper proposals: 22 May 2017

In this conference we look at the ways finance is applied to convert capitalism from the source of global environmental crises into a provider of responses to these crises. The conference aims at documenting the different processes that turn the problems of climate change and biodiversity loss into economic issues, and then into business or financial opportunities. We are interested in the general dynamics: how, by what means and through what instruments, does this transformation take place and what does it produce?
To ensure some degree of focus and comparability, priority will be given to proposals on initiatives promoting low-carbon solutions and biodiversity protection, particularly for wetlands and forests. Forests are especially interesting, as they are simultaneously carbon sinks and biodiversity reserves. This means they are being promoted by natural capital modelling for two distinct reasons which are not commonly addressed with the same instruments. The purpose of the conference is to connect research specialized in these different fields (carbon emissions, wetlands, forests) by building up a cross-field analysis, as the processes concerned appear to be highly comparable.
We welcome papers from a variety of disciplines such as sociology, political sciences, critical geography, history, anthropology, ecological economics, political economics, or science and technology studies.
We strongly welcome papers presenting empirical case-studies of financial instruments, innovations or initiatives, that go beyond the discursive level and enable us to understand how such devices actually work.

détails de l’appel à communications

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Face à la puissance. Une histoire des énergies alternatives et renouvelables à l’âge industriel (XIXe-XXe siècles)

Université de Bourgogne (22-23 mars 2018)

Date limite d’envoi des propositions de communication : 15 septembre 2017     

Toute société possède un système énergétique à travers lequel elle parvient à transformer des sources d’énergie primaires (rayonnement solaire, bois, hydraulique, charbon…) en énergie utile (force musculaire, chaleur, électricité, mouvement mécanique…) en vue de satisfaire des besoins grâce à des techniques de conversion de l’énergie brute en énergie appropriable (manèges de chevaux, roues hydrauliques, machines à vapeur ou à explosion). Depuis Marx au XIXe siècle ou Lewis Mumford dans l’entre-deux-guerres, de nombreuses et très riches réflexions ont été menées sur les relations entre énergies, pouvoir et sociétés, abondamment réactivées aujourd’hui par les renouvellements de l’histoire environnementale et la crise contemporaine du système énergétique global. Chaque système énergétique modèle ainsi des rapports de production et des rapports sociaux singuliers, et entretient des relations spécifiques à la nature. Récemment renouvelée par d’importantes recherches consacrées à la consommation énergétique de l’Europe sur la longue durée (Kander, P. Malanima et P. Warde), l’histoire de l’énergie ne saurait pourtant se réduire à l’étude des transitions énergétiques passées ou à la reconstruction des seuls indicateurs statistiques. Elle ne saurait non plus relever de la seule expertise des ingénieurs et des sciences dites dures. L’énergie relève profondément de dynamiques sociales et politiques : les choix énergétiques affectent différemment les groupes sociaux, ils modèlent des formes de vie et suscitent d’abondantes constructions imaginaires, ils déterminent aussi des modes d’organisations politiques et étatiques du fait des infrastructures gigantesques qui les accompagnent. Les approches quantitatives tendent par ailleurs à écraser les formes d’énergie organiques plus souples et ponctuelles qui ont pourtant été cruciales dans les trajectoires passées, marquées par la flexibilité et l’organisation en petites unités productives entretenant longtemps des liens étroits avec la campagne. Les approches téléologiques habituelles, orientées par le « choix du feu » (A. Gras) et le triomphe jugé inéluctable des carburants fossiles, tendent également à rendre invisibles les nombreux débats qui ont accompagné le processus, comme les multiples futurs non advenus qui ont pu exister dans le passé.

Lire la suite sur le site internet du colloque

Appel à communication complet PDF

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Colloques et journées d’étude

“Habitat participatif” et accessibilité sociale : perspectives France/Europe

École d’architecture Paris Val de Seine
28 et 29 mars

La session du 29 mars est en accès libre. Pour la soirée du 29 mars, merci de vous inscrire par retour de mail (sabrina.bresson@paris-valdeseine.archi.fr).

Le renouveau de « l’habitat participatif » en France dans les années récentes a fait l’objet de recherches aussi bien en sciences sociales, qu’en architecture, en urbanisme ou en droit, avec des approches diversifiées (monographies de projet, analyse des filiations historiques, des montages juridiques, de l’organisation sociale des groupes, des dynamiques de réseaux, des systèmes d’acteurs, des formes d’institutionnalisation, etc.). Ces recherches mettent en évidence le potentiel des pratiques collaboratives dans le champ de l’habitat et les innovations qu’elles permettent dans la conception et la gestion des logements. Néanmoins, le risque que « l’habitat participatif » reste à la marge ou à destination de quelques privilégiés est une critique récurrente, car le « coût social » qu’il implique, en termes de ressources culturelles, d’engagement et de temps, exclut quasi-mécaniquement les populations qui éprouvent le plus de difficultés à se loger.  Après les initiatives pionnières de groupes auto-formés d’habitants militants, de plus en plus de partenariats originaux avec des collectivités, des bailleurs ou des associations se développent et tentent de dépasser ces limites. L’intérêt croissant du mouvement HLM pour ce type de projets – attesté par la création en 2015 d’un réseau des organismes HLM pour « l’habitat participatif » – est certainement propice au développement de projets plus accessibles.
Y a-t-il un avenir en France pour « l’habitat participatif » dans le cadre du logement social ? Quels sont les enjeux pour les bailleurs ? Quels types de montage et de partenariats ? L’accompagnement professionnel de ces projets doit-il être spécifique ?  Comment les pratiques collaboratives initiées par les habitants rencontrent celles des professionnels ? Quels similitudes/différences avec les autres expériences européennes ?

Cette rencontre s’articulera autour de deux sessions (France/Europe) et se tiendra dans deux langues (FR ou AN). Les deux sessions sont publiques et ouvertes aussi bien aux étudiants et chercheurs, qu’aux acteurs impliqués dans le développement de « l’habitat participatif » et aux habitants.
La session du 28 mars est organisée dans le cadre du colloque LAVUE « Contradictions urbaines » (inscription gratuite mais obligatoire sur : https://contradicity.sciencesconf.org/)

Programme complet PDF

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Additions et transitions énergétiques régionales du Moyen Âge à nos jours : le cas de la Bourgogne

Journée d’études dans le cadre de l’atelier Penser la/les transition(s)
Université de Bourgogne (CGC UMR CNRS uB 7366) Salle Georges Chevrier
17 mai 2017 9 h 30 – 17 h 00

Alors que l’entrée dans l’âge dit de l’anthropocène et les enjeux climatiques globaux interrogent en profondeur nos manières d’habiter la terre et conduisent de plus en plus à penser le monde de façon globale, la question énergétique fait l’objet de recherches renouvelées en histoire et dans les sciences sociales (Kander et alii, 2014). Souvent pensée dans une perspective gestionnaire, l’histoire de l’énergie est en général annexée à une représentation linéaire du temps et à une perspective modernisatrice de l’économie. Pour conjurer l’effondrement annoncé, il s’agirait d’engager la « transition énergétique ». Pourtant, l’histoire de l’énergie montre combien cette notion de transition est fragile, combien elle est liée à la fascination pour l’innovation et à une représentation évolutionniste du temps. Plutôt que des transitions successives, l’histoire montre une série d’additions énergétiques : on ne passe pas du bois au charbon, puis au pétrole et au nucléaire de façon linéaire, ces sources d’énergie primaires s’additionnent pour produire le monde de puissance et de fragilités contemporain (Bonneuil, Fressoz, 2013). 

Accès/informations pratiques
Présentation et programme de la journée au format PDF

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Micro-grids and grassroots initiatives in energy transition: Berlin . London . Paris

Journée d’étude
École d’architecture de la ville et des territoires Marne la vallée – Université Paris – Est Amphithéâtre

19 mai 2017

À l’échelle européenne, la transition énergétique s’accompagne d’une mutation infrastructurelle : différentes initiatives de production d’énergies renouvelables redéfinissent les territoires urbains et leurs géographies socio-techniques associées. Les projets de décentralisation engagés dans la production d’électricité et/ou de chaleur se multiplient. Longtemps cantonnée et caricaturée à la petite échelle domestique ou communautaire, l’autonomie énergétique a gagné la ville. Les expériences de décentralisation énergétique menées à Londres et Berlin montrent que les changements de forme technique et d’échelle des infrastructures sont des leviers de changement spatial et social valorisant une économie de proximité. Ces projets locaux novateurs posent des défis pour le cadre énergétique existant, dominé en France par une forte centralisation. Les retours d’expériences des coopératives berlinoises et londoniennes nous permettront de questionner les conditions requises (stratégies d’intégration spatiale, outils et cadre réglementaire, prérogatives juridiques) vers un marché de l’énergie renouvelable plus démocratique et local.

La mise en relation et la synchronisation de ces différentes stratégies de transition portées par des logiques organisationnelles inédites posent toutefois des questions. Comment la multiplication de ces micro-infrastructures à l’échelle de la métropole constitue-t-elle in fine une stratégie énergétique articulée ? Comment ces initiatives locales influencent-elles sur les politiques nationales de transition énergétique ? Quels sont les implications spatiales de ce phénomène de transition énergétique dans les tissus urbains ?

L’ambition de cette journée est d’éclairer les enjeux et les effets spatiaux de stratégies de production énergétique en milieu urbain dense en se focalisant sur des logiques d’action portées par des acteurs citoyens et orientés sur la réappropriation et le changement des pratiques vers l’autonomie énergétique. Langue de la journée : anglais

Cette journée d’étude Micro-grids and grassroots initiatives in energy transition : Paris / Londres / Berlin s’inscrit comme un temps de restitution et d’échange autour de deux programmes de recherche fortement interconnectés : – VITE ! financé par l’ANR, dirigé par Olivier Coutard (Cnrs Umr 8134 – Latts) et Caroline Gallez (Ifsttar – Lvmt). – Future of energy financé par la fondation Tuck, porté par le laboratoire OCS, dirigé par Fanny Lopez, Maitre assistante HCA à l’Eav&t avec Alexandre Bouton architecte – urbaniste fondateur de l’agence Urban Act.

Cette journée s’inscrit dans la continuité des journées d’étude du Labex Futurs urbain Les territoires de l’autonomie énergétique et La fabrique de l’autonomie énergétique qui se sont déroulées à Paris & Champs-sur-Marne, les 17 et 18 février 2016 et 13 et 14 juin 2016.

Programme complet .zip

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Que fait le New Public Management  aux politiques environnementales ?

14ème Congrès national de l’Association Française de Science Politique
Section Thématique 07
Montpellier, 10-12 juillet 2017

L’expression New Public Management (NPM) a été utilisée à partir des années 1980 pour qualifier un vaste ensemble de changements intervenus dans le secteur public dès la fin des années 1970 : l’application à l’administration de techniques de gestion en vigueur dans le secteur privé ; mise en concurrence entre individus, services ou organisations afin  d’accroître leur performance ; ou encore valorisation des managers et des usagers au détriment des  responsables politiques (Pollitt et Bouckaert, 2011). Le NPM n’est pas sans effet sur les politiques environnementales. Il contribue à la structuration de réformes administratives désormais marquées, entre autres, par la recherche d’économies (Lascoumes et al., 2014), au choix d’instruments de politiques publiques proches du marché, comme l’échange marchand de permis carbone ou la mise en œuvre de paiements pour services environnementaux (Petitimbert, 2016), ou encore à la remise en cause d’outils traditionnels de solidarité et à la valorisation d’acteurs privés, comme par exemple en matière d’inondations (Guerrin, 2014). Ainsi, le nouvel impératif des politiques environnementales consiste désormais, schématiquement, à combiner efficacité environnementale et réduction des coûts de l’action publique.  Ce phénomène d’intégration, dans les politiques environnementales, de la doctrine néolibérale (dont le NPM est la déclinaison dans l’ordre admininistratif et les politiques publiques) a été analysée à l’aide de notions comme celle de « modernisation écologique » dans les travaux de science politique relativement pionniers de M. A. Hajer (1996), ou encore à l’aide de celles de « green neoliberalism » (Bakker 2010) ou d’« ecomanagerialism » (Luke, 1999) par la géographie critique anglo-saxonne (courant de la political ecology). Ces appellations recouvrent des réalités sensiblement différentes, mais toutes font références à l’intégration de recettes et de principes néo-managériaux dans les politiques environnementales, que ce soit dans le fonctionnement des bureaucraties concernées, les orientations ou l’instrumentation des politiques publiques.
Que fait ce tournant néo-managérial aux politiques environnementales ? Quels en sont les effets ? Comment les comprendre et les analyser ? Comment les logiques néo-managériales s’hybrident-elles avec des schémas de pensée et d’action sectoriels préexistants ? Cette section thématique propose de dresser un bilan de la rencontre entre NPM et politiques environnementales et de participer ainsi à l’étude d’un domaine de l’action publique encore peu étudié sous cet angle, notamment dans le champ de la science politique française. Afin d’ouvrir au maximum la discussion et ne pas simplifier l’analyse de ce phénomène, nous favoriserons la diversité des politiques environnementales étudiées (biodiversité, risques, climat, etc.), des échelles et des contextes nationaux, infra ou supra-nationaux.

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Colloque interdisciplinaire
Modes d’habiter et sensibilités environnementales émergentes :
quels enjeux pour la qualité de vie ? (Habisens)

Arpenv / Université de Nantes / Université de Rennes 2
Rennes, 7-8 sept. 2017

Dans un contexte de défis planétaires aujourd’hui bien identifiés rapprochant des enjeux environnementaux, économiques et sociaux, les sociétés sont confrontées à des mutations rapides et importantes en cours, et d’autres sans doute encore à venir, qui non seulement impactent les formes d’habiter, les formes d’adaptation et le rapport à l’environnement des individus mais questionnent également les formes de résilience des espaces et la qualité de vie des individus. La combinaison de ces enjeux entraîne deux champs problématiques complexes qui sont ici à explorer voire à articuler : celui des conditions et modalités de processus socio-spatiaux et psycho-sociaux afférents aux modes d’habiter les espaces, et celui des processus psycho-sociaux émanant des adaptations humaines liées au changement climatique.
L’objectif est de renouveler/d’approfondir les questionnements et les échanges interdisciplinaires sur la place et le rôle des individus et des groupes sociaux dans les problématiques de qualité de vie au quotidien et de soutenabilité des formes d’habiter. Les propositions sont attendues sur trois axes :
1/ Les différentes formes d’habiter face aux défis des espaces de vie post-carbone
2/ Soutenabilité des formes d’habiter et justice environnementale
3/ Formes d’habiter et sensibilité environnementale face aux enjeux de métropolisation

Site du colloque
Programme PDF

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Séminaires

Mobilisations du droit, société civile et environnement

Co-organisé par Paris 1 & Paris 13
Première séance : 27 avril 2017 (14h – 17h30)
La mobilisation du droit par les associations en matière environnementale
EHESS
105 boulevard Raspail, salle 7

Programme

Deuxième séance : 8 juin 2017 (14h – 17h30)
Justice climatique, contentieux nationaux et société civile

EHESS 105 boulevard Raspail, salle 8

Programme

Plus d’informations : Christel Cournil (christel.cournil@univ-paris13.fr)

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Doit-on y voir un nouveau paradigme pour les sciences sociales de l’environnement ?

Séminaire Environmental Justice/justice environnementale

Ce séminaire vise à interroger la portée du cadre d’analyse de l’Environmental Justice, relançant par-là les débats épistémologiques initiés à la fin des années 1970 par Catton, Dunlap et Buttel (1978) sur la place des  facteurs  biophysiques  et  sociaux  dans  l’analyse  des  problèmes  environnementaux.  Le  séminaire  se  veut évolutif   et   collaboratif,   partant   de   l’idée   que   la   connaissance   se   construira   dans   l’échange.   Le   présent argumentaire se présente donc comme une rampe de lancement, et sera amené à évoluer au fil des échanges et des propositions de sessions que feront les participants.
Contacts  : caroline.lejeune@unil.ch  ; valerie.deldreve@irstea.fr

Présentation complète PDF

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Ce que le droit fait à la « nature ». Catastrophes, risques, environnement et justice

Séminaire organisé conjointement par le LESC et le CERI

Présentation du séminaire 2016-17

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Séminaire du DPEA architecture post-carbone

École d’architecture de la ville & des territoires à Marne-la-Vallée
12 av. Blaise Pascal 77447 Marne-la-Vallée

Le DPEA architecture post-carbone fait sa rentrée et propose un séminaire énergie du 27 au 30 septembre 2016. Matthieu Auzanneau, auteur de l’ouvrage « Croissance verte : contradiction dans les termes », ouvrira les débats.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Programme du séminaire

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Pragmatisme et conflictualité : La critique des pouvoirs en régime de controverse

Francis Chateauraynaud et Jean-Michel Fourniau (GSPR EHESS)

Du 4 novembre 2016 au 2 juin 2017 (1 et 3ème vendredis du mois)

EHESS 105 Bd Raspail, salle 8 de 11h à 13h

L’étude des procédés par lesquels des acteurs font surgir de nouvelles causes dans l’espace politique a contribué au renouvellement de la sociologie pragmatique. Résumée sous l’expression de balistique sociologique, cette approche a enrichi l’analyse des épreuves publiques, conçues comme des échangeurs entre rapports de forces et formes de légitimités. Le cœur de cible de cette approche a longtemps été formé par les trajectoires suivies par les causes collectives, notamment dans les champs sanitaires, environnementaux ou technologiques. Qu’il s’agisse de changement climatique, d’énergie nucléaire ou de gaz de schiste, d’OGM, de nanotechnologies ou de pesticides, de pollution atmosphérique ou de champs électromagnétiques, on voit s’affronter des porteurs de promesses technologiques, des lanceurs d’alerte et des mouvements critiques, capables d’étendre les registres de la contestation mais aussi de forger des alternatives. Au centre des champs de forces qui se dessinent, des régulateurs et des acceptologues sont à l’œuvre, en puisant dans le répertoire constamment renouvelé des procédures de concertation ou de débat public.
L’enquête pragmatique change de modalités lorsqu’on cherche à se situer en amont des figures publiques de controverse et de conflit. A partir de l’étude des relations d’influence et d’emprise et de leur transformation graduelle, souvent silencieuse, le séminaire examinera les formes d’anticipation tactique ou stratégique ainsi que les bifurcations et les ruptures à partir desquelles s’élaborent et se transforment les jeux de pouvoirs. Les processus critiques se déploient sur de multiples scènes et sont inégalement accessibles à l’observation ou au dévoilement. C’est pourquoi, au-delà de l’enregistrement des prises de position publiques, il nous faut doubler l’analyse des procédés argumentatifs par l’examen des façon de lier ou de se lier dans des milieux en interaction : il s’agit de saisir à la fois la production de liens d’intérêts ou de jeux d’influence élaborés de longue date, peu visibles dans les dispositifs publics, et les capacités de mobilisation, de coalition ou d’alliance, irréductibles à un modèle d’alignement fondé sur l’intérêt bien compris. Pour fortifier leurs perceptions et leurs interprétations, les acteurs se nourrissent continûment des productions des sciences sociales, et en particulier des théories du pouvoir, de la légitimité et de l’action publique, ce qui a des effets en retour sur les joutes académiques – comme c’est le cas à propos de l’« expertise », de la place des « lanceurs d’alerte », de la « démocratie participative » ou de l’« acceptabilité sociale des risques ».
Que les protagonistes s’opposent frontalement ou optent pour une logique de coopération, la dynamique des conflits rend visibles toutes sortes d’opérations interprétatives, d’agencements et de pratiques. La conquête de puissances d’expression révèle les tensions, les contradictions et les points de rupture qui rendent problématique la composition d’un monde commun. Sans perdre le fil des alertes, des crises et des catastrophes, le séminaire examinera la fabrique des scénarisations du futur saisies à la fois comme formes de gouvernementalité et comme modalités délibératives propres aux controverses publiques. Par-delà le jeu des utopies et des dystopies, la confection critique des visions du futur pèse sur la portée des disputes et des différends, contribuant à l’ouverture continue des possibles et à l’indétermination préalable du sens de l’histoire sur laquelle prend appui toute expérience démocratique. Mais, pour bien comprendre les ouvertures d’avenir et les prises, individuelles ou collectives, sur les processus, il nous faut dans le même mouvement explorer des formes de vie et des milieux saisis dans leur irréductibilité.
Programme 2016-2017
4 novembre 2016
 : Francis Chateauraynaud et Jean-Michel Fourniau (GSPR, EHESS) : La pragmatique des transformations.

18 novembre : Jean-Michel Fourniau (GSPR, EHESS) : « L’“acceptabilité sociale” face à la “critique civile” des projets : quels concepts opératoires pour l’analyse pragmatique des conflits territoriaux ? »
2 décembre : Francis Chateauraynaud et Josquin Debaz (GSPR, EHESS) : « Du Rio Doce au Rio Morto. Protestations, reconstructions et désillusions après la rupture des barrages de Bento Rodrigues (Minas Gerais) »
16 décembre 2016 : Francis Chateauraynaud (GSPR, EHESS) : « Contingence et radicalité. Des micro-mondes à la fédération des causes »
6 janvier 2017 : Nicolas Dodier (Cems, EHESS), « Dispositifs et travail normatif. Une approche processuelle »
20 janvier : Sylvaine Bulle (LabTop-CRESPPA, Paris 8) : « Expérimentation politique, émancipation “contre” la démocratie. Sociologie d’une lutte territoriale (la ZAD Notre-Dame-des-Landes) »
3 février : Stéphanie Dechézelles (Cherpa, Iep Aix-en-Provence) : « Vents de discorde : les critiques du pouvoir et leurs ambivalences dans les conflits autour de l’éolien industriel terrestre en France » 
17 février : Mathieu Berger (CriDIS, UCL), « La critique urbaine en régime d’expérimentation. Réflexions à partir du projet MetroLab Brussels »
3 mars : Luigi Bobbio (Département de Science politique, Université de Turin), « Persistances et changements dans un très long conflit territorial. Le regard des sciences sociales sur le cas du Tav en Val de Suse »
17 mars : Anne Mische (Kroc Institute for International Peace Studies), « Futures in Contention: Projective Deliberation and Transformative Politics in the Global Arena »
21 avril : Daniela Festa (CENJ, EHESS), « La créativité des communs : usage de l’espace et usage du droit dans le mouvement de biens communs en Italie »
5 mai : Thomas Lamarche (Ladyss, Université Paris 7), « D’une régulation professionnelle à une régulation néolibérale à l’université »
19 mai : en cours de programmation
2 juin : Fatimata Ly (Cedem, Sénégal, et GSPR, EHESS), « La trajectoire de la problématique des terres au Sénégal : une gestion participative de la confrontation entre agrobusiness et exploitation familiale? »

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