Activités du réseau

 

 Programme 2016-2017

Atelier thématique commun au GIS ReHaL et au réseau AC/DD

Habiter la transition. Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés

Deuxième journée de l’atelier

Cycle « Pratiques sociales et politiques de transition »

Deuxième journée de l’atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes
aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »

Mardi 4 avril 2017

9h30-16h30

MARSEILLE

Laboratoire Population Environnement Développement (LPED)
(Espace Fernand Pouillon)
Aix-Marseille Université, centre Saint Charles, case 10

3, place Victor Hugo – Marseille
Entrée libre (inscription avant le 24 mars auprès de francois.valegeas@univ-amu.fr)
Programme PDF

Coordonnateurs de la séance et discutants : François Valegeas[1] et Hélène Reigner[2]

La rhétorique de la « transition » propose un devenir commun, désirable, mais finalement peu défini. Au nom de ce devenir, la transition est présentée comme nécessaire et légitime, bien que s’appuyant souvent sur des présupposés et outils normatifs peu débattus. Pourtant, ces démarches transforment les responsabilités, renvoyant souvent la charge morale de la transition aux individus. Ce faisant, le cadrage des enjeux de la transition, réduit à une affaire de bons comportements individuels, peut être source de mécanismes inquiétants. De même, des outils opérationnels et juridiques, tels que les « trames vertes et bleues » ou les « mobilités douces » (lois Grenelle) sont supposés engager les politiques publiques dans des formes de transition écologique, mais se trouvent en tension avec des logiques contradictoires, et se réduisent souvent à des effets vitrines limités à certains espaces. L’hypothèse est ainsi faite que les démarches et les politiques en faveur de la transition tendent à exacerber les inégalités sociales et spatiales.

Les injonctions à la « transition » s’accompagnent de discours normatifs visant l’incitation, l’acceptation, l’adoption de « bonnes pratiques », qui seront dévoilées dans les diverses présentations. Les démarches et politiques de transition peuvent ainsi être considérées comme des sacrifices, auxquels tous les groupes sociaux ne font pas face de la même manière (groupes sociaux vulnérables, petites entreprises, territoires défavorisés, etc.). Les dispositions, capacités d’appropriation ou de détournement des dispositifs de la transition ne sont en effet pas également distribués, aussi bien selon les groupes sociaux que selon les territoires concernés.

Cette séance s’intéressera donc aux liens entre les démarches et politiques de « transition » et la question des inégalités, mis à l’épreuve par les pratiques de l’habiter. Les interventions permettront d’aborder différentes modalités de transition telles qu’elles sont revendiquées et mises en œuvre, de questionner leur prise en compte des inégalités (sociales et spatiales) ou encore d’analyser les formes d’inégalités et d’injustices (par exemple environnementales) créées par ces démarches.

Cette séance s’appuiera principalement sur des exemples pris dans le quart sud-est de la France, en montrant les spécificités de ce contexte territorial et politique, notamment sur les caractéristiques des promoteurs de cette « transition » ou sur les modalités de sa mise en œuvre.

Accueil à partir de 9h

Introduction d’Hélène Reigner et François Valegeas

Matinée (9h30 – 13h) :

  • Elisabeth Dorier[3], Sébastien Bridier[4] et Damien Rouquier[5] : « Transition écologique versus transition libérale. Trame verte et mobilités douces à l’épreuve des cloisonnements et des privatisations : le cas marseillais »
  • Carole Barthélémy[6], Cécilia Claeys[7], Arlette Hérat[8] et Valérie Deldrève[9] : « Effort environnemental, effort urbain : les interactions entre la ville et les espaces naturels à l’épreuve de la justice environnementale. Le cas des Calanques marseillaises »
  • Françoise Zitouni[10] : « La norme juridique comme vecteur de la transition énergétique : de la promotion de la performance énergétique au traitement de la précarité énergétique  »

Après-midi (14h – 16h30) :

  • Béatrice Mesini[11] : « Eco-logis mobiles et réversibles : translation, transaction et transition résidentielle »
  • Angela Barthes[12] et Jean-Marc Lange[13] : « L’éducation au développement durable comme vecteur de diffusion internationale normative »

[1] Ingénieur de recherche au LPED (UMR151), Aix-Marseille Université, chercheur associé au Lab’Urba (EA 3482)
[2] Professeur à l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional, LIEU (EA 889), Aix- Marseille Université
[3] Professeur, LPED (UMR 151), Aix-Marseille Université
[4] Maître de conférences, LPED (UMR 151), Aix-Marseille Université
[5] Doctorant CIFRE, LPED (UMR 151) / Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Marseillaise
[6] Maître de conférences, LPED (UMR 151), Aix-Marseille Université – IRD
[7] Maître de conférences, LPED (UMR 151), Aix-Marseille Université – IRD
[8] Maître assistante, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille
[9] Directrice de recherche, IRSTEA Bordeaux
[10] Maître de conférences à l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional, LIEU (EA 889), Aix-Marseille Université
[11] Chercheur CNRS, TELEMME (UMR 6570)
[12] Professeur, ADEF (EA 4671), Aix-Marseille Université
[13] Professeur, LIRDEF (EA 3749), Université de Montpellier

Séance soutenue par :

Première journée

Mardi 21 février 2017

Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)
20 rue Berbier-du-Mets 75013 Paris

Métro Les gobelins (ligne 7)
Entrée libre (sans inscription)
Programme et plan d’accès PDF

Accès à la page de la séance

Coordinateurs de la séance : Elisabeth Peyroux[1] et Antoine Lagneau2

La rhétorique de la « transition » circule au sein de différents milieux (militants, institutionnels, professionnels, politiques, scientifiques). Sous ses abords consensuels, elle recouvre des acceptations et des usages très différents. La première séance de cet atelier se propose d’analyser les discours qui entourent le mouvement des « villes en transition » et les pratiques qui y sont associées en les confrontant aux expériences des acteurs et des populations. Elle s’attachera à la généalogie de cette notion, sa naissance, son déploiement, ses usages et ses appropriations dans différents contextes géographiques. Elle s’interrogera  sur les différentes grilles de lecture de ce mouvement et les enjeux auxquels il est confronté.

Matinée (10h – 12h30) :

  • Luc Semal3 : « Pic pétrolier et résilience: la part catastrophiste des Transition towns »
  • David Delsart[4] : « Transitions locales et citoyennes en France et en Grande Bretagne : retours d’expériences et mises en perspective »

Discutante : Anahita Grisoni[5]

Après-midi (13h30 – 16h) :

  • Charline Sowa[6] : « La décroissance urbaine : une opportunité pour repenser l’habiter en milieu urbain. Retour sur des interventions urbaines menées à Detroit (États-Unis) et à Dessau (Allemagne) »
  • Antoigne Lagneau : « Le mouvement des villes en transition, doit il construire son projet politique ou laisser la politique partidaire le récupérer ? »

Discutante : Clara Breteau[7]

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[1] CNRS, UMR Prodig
2 Natureparif
3 Maître de conférences en Science politique au Muséum national d’Histoire naturelle, Centre d’écologie et des sciences de la conservation, CESCO
4 Sociologue et eco designer, activiste écologiste
5 Chercheuse post-doctorante, UMR Environnement ville et société –EVS, Réseau « Saisir l’Europe –Europa als Herausforderung »
6 Docteure en Architecture, Laboratoire Métiers de l’Histoire de l’Architecture, édifices-villes-territoires, ENSA Grenoble / Université Grenoble Alpes
7 Chercheuse-doctorante, Université de Leeds (R-U), LADYSS (Paris), CITERES (Tours)

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Conférence organisée par
la Majeure Développement soutenable de Sciences Po. Lille
en partenariat avec le réseau ACDD

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Accéder aux séances de l’atelier 2012-2016

« Développement durable et acceptabilité sociale »

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Les numéros de la revue Vertigo liés à l’atelier « Développement durable et acceptabilité sociale »

Article de présentation du dossier (lien)

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 L’ouvrage du réseau ACDD

La ville durable controversée

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Les auteurs : Jérôme Boissonade (dir.), Pierre-Arnaud Barthel, Caroline Barthelemy, Christophe Beaurain, Christophe Beslay,  Valérie Clerc, Ludivine Damay, Miguel Donate Sastre, Rémi Eliçabe, Guillaume Faburel, Philippe Genestier, Romain Gournet, Amandine Guilbert, Anne-Sophie Haeringer, Caroline Lejeune, Marie-Hélène Lizée, Raul Marquez Porras, Laetitia Overney, Eric Pautard, Pascal Philifert, Hélène Reigner, Camille Roche, Pablo Romero Naguera, Delphine Varlet, Bruno Villalba, Marie-Christine Zelem.

Les projets urbains qui invoquent la « ville durable » sont-ils à la hauteur des enjeux contemporains? La promesse d’éco-quartiers montrant la voie d’une « transition écologique » répond-elle aux préoccupations économiques, sociales et environnementales portées notamment par de multiples acteurs de la société civile? Les « éco-techniques », proposées pour donner un vernis écologique aux bâtiments, peuvent-elles inverser les conséquences négatives du régime de développement dominant? Le greenwashing des projets urbains est-il une dérive de la « ville durable » ou une conséquence logique? Dans les discours, il s’agit encore et toujours de changer les comportements par une pédagogie des « petits gestes » auxquels chacun doit prêter attention, jusque dans sa salle de bains. Un tel gouvernement des conduites peut-il susciter l’adhésion des « simples citoyens »? Les dispositifs de débat public qui accompagnent les projets d’aménagement sont-ils à la mesure des enjeux démocratiques posés par ces projets?
Cet ouvrage collectif interroge les usages de la matrice du développement durable dans les espaces urbains. Il rassemble les travaux de recherches qui, dans leur diversité, ont en commun de prendre au sérieux les critiques formulées par les acteurs eux-mêmes, saisis dans ce qui les lie à leurs milieux et leurs formes de vie. Ces critiques de la « ville durable », énoncée publiquement comme un « bien en soi », sont soumises à de multiples épreuves. Quelles prises faut-il construire pour donner une portée à ces mouvements critiques qui naissent au cœur des expériences et des pratiques urbaines les plus ordinaires?
Le livre ouvre une discussion théorique et pragmatique sur la place de la critique dans le développement durable. Il explore la fabrique des prises de la critique, en s’appuyant sur des enquêtes dont les terrains sont français et internationaux, tendus entre géo-politiques urbaines et politiques locales. Inspiré par l’anthropologie et la sociologie de la perception, l’ouvrage réinsère la question politique dans les agencements pratiques que vivent les personnes et les groupes, traçant les contours de résistances ordinaires, ou parfois très singulières, qui échappent aux instruments d’une gouvernementalité verticale par la ville durable.

Sommaire et détails techniques
Introduction